Officier et député, Ali Saip Ursavaş participa au tribunal d’indépendance de l’Est. Biographies, recherches judiciaires et mémoires permettent d’examiner cette carrière.

Origines et dates
Ali Saip venait de Revandiz, dans l’Irak actuel. L’album parlementaire donne 1887 pour sa naissance et 1908 pour son diplôme militaire ; Çelik donne 1885 et 1905. La divergence reste ouverte. Öztan parle d’ascendance kurde mais rapporte aussi son rejet personnel de cette identification en 1936 : il revendiquait une famille turque de Kirkouk et parlait kurde et arabe. L’origine, la langue et l’identification personnelle ne constituent pas une preuve unique. [1] [2] [4]
Urfa et le Parlement
Il commandait des forces nationalistes à Urfa dès décembre 1919. La résistance locale aboutit au retrait français du 11 avril 1920. Il rejoignit l’Assemblée le 9 mai. Vinrent ensuite des fonctions au front d’El-Cezire et au tribunal de Konya. L’album situe sa retraite militaire comme major en 1926. Il représenta également Kozan, puis de nouveau Urfa. [1]
Tribunal et violence politique
En 1925 il siégea au tribunal qui jugea et condamna Cheikh Said. Membre puis président, il n’en était pas le procureur : cette fonction appartenait à Ahmet Süreyya Örgeevren. Unat étudie les pouvoirs exceptionnels, les condamnations capitales sans approbation parlementaire ordinaire et l’absence de recours normal. Des journalistes furent aussi poursuivis. Préciser sa fonction ne minimise pas sa participation. [1] [3]
Écrits, accusation et décès
Son récit Kilikya Faciaları ve Urfa’nın Kurtuluş Mücadeleleri parut en 1924 : témoignage d’un acteur à confronter aux autres archives. Son Posta atteste le nom Ursavaş en décembre 1934. Accusé de complot en 1935, il fut acquitté le 17 février 1936 ; Erdem relève l’absence de preuves concrètes et la confirmation en appel. L’album date son décès à Adana du 26 septembre 1939, alors qu’il était encore député. [1] [4] [5] [6]
Sources et lectures complémentaires
- Turkish Grand National Assembly, Birinci Dönem Milletvekili Albümü, Ali Saip Bey (Ursavaş), printed pp. 1005–1006 (PDF pp. 1043–1044): service, parliamentary terms and biographical dates.
- Kemal Çelik, “Ali Sâib Ursavaş (1885–1939)”, Atatürk Ansiklopedisi, 16 December 2020: an institutional biography with dates differing from the parliamentary album.
- Kadri Unat, “A Short Evaluation on Establishment, Functioning, and Trial Procedures of the Eastern Independence Court”, Atatürk Yolu 74 (2024), pp. 215–225, especially 219–223; DOI 10.46955/ankuayd.1475785.
- Ramazan Hakkı Öztan, “Republic of Conspiracies: Cross-Border Plots and the Making of Modern Turkey”, Journal of Contemporary History 56/1 (2021), pp. 55–76, especially 61–63 and notes 36, 38: memoir, contested identification and the 1936 trial.
- Ufuk Erdem, “Yeni Bilgi ve Belgeler Işığında Atatürk’e Suikast Girişimi (1935–1936)”, Çağdaş Türkiye Tarihi Araştırmaları Dergisi 16/33 (2016; online 2017): archival investigation and acquittal.
- Son Posta, 14 December 1934, p. 9, “Bazı Meb’usların soyadı”: contemporary listing of Ali Saip’s Ursavaş surname.
- Unknown photographer, Ali Saib Bey, parliamentary-album portrait via Wikimedia Commons; public domain in Turkey as documented on the file page.