Sa carrière relie justice, politique kurde, exil et Parlement. Les documents précisent sa contribution au débat constitutionnel de 2005 et à la représentation des femmes.

Une Irakienne coiffée de noir, avec un foulard clair à motifs, tient un bulletin au-dessus d’une urne translucide près d’agents électoraux
Une femme vote à Rawah le 15 décembre 2005 ; photo Shane S. Keller, US Marine Corps. Contexte de participation politique féminine ; la votante n’est pas identifiée comme Hakki. Domaine public. [7] Photo: Lance Cpl. Shane S. Keller / US Marine Corps, 15 December 2005, public domain.

Nomination judiciaire de 1959

Zakia Ismail Hakki était avocate, juge et parlementaire irakienne kurde. L’Iraq Foundation situe en 1959 sa nomination comme première femme juge d’Irak, année où Naziha al-Dulaimi devint ministre. [1] Ce sont deux fonctions distinctes exercées par deux femmes.

Droit et exil

Dans l’entretien du Christian Science Monitor de 2003, elle évoque son diplôme de 1957 parmi cinq femmes et 350 hommes. Elle décrit les discriminations comme femme, Kurde et chiite, son engagement politique et sa pratique familiale et civile. Le reportage documente le départ aux États-Unis en 1996 et le retour pour reconstruire le système juridique. [2]

Des institutions différentes

Le reportage de 2003 la présente comme conseillère à la Justice issue de l’Iraqi Reconstruction Development Council. [2] Le Wilson Center l’identifie en 2005 comme membre de l’Assemblée nationale intérimaire et conseillère principale ; les femmes du Conseil de gouvernement de 2003 étaient Chapook, Khuzai et Hashimi, puis Khufaji. [3] Ces institutions ne se confondent pas.

Représentation et protection

Dans l’entretien de Penketh en août 2005, elle saluait l’objectif d’au moins 25% de femmes parlementaires et la coopération des associations ; elle refusait une limite de deux mandatures. [4] C’est sa position pendant la rédaction constitutionnelle. Wilson documente son appel à la société civile et à l’effectivité des droits. [3] Dans sa contribution de 2014, elle demande protection face à ISIS, soutien aux survivantes et lutte contre la stigmatisation. [5] Sa mort aux États-Unis est annoncée en août 2021. [6]

Sources et lectures complémentaires

  1. Iraq Foundation, Women in the Council of Representatives: Lessons Learned and Case Studies Report, historical overview, p. 4; project covering 2010–13.
  2. The Christian Science Monitor, Five women confront a new Iraq, 16 July 2003, section The judge who returned from the US; interview and contemporaneous account of Hakki’s work.
  3. Woodrow Wilson Center, Building a New Iraq: Ensuring Women’s Rights (2005), pp. 6, 23, 27–28 and 35–36; institutional overview, meeting record and participant biography.
  4. Anne Penketh, Judge hails guarantee of women MPs, The Independent, 23 August 2005; interview with Hakki on the constitutional draft.
  5. Zakia Hakki, contribution to Barbarians: ISIS’s Mortal Threat to Women, Wilson Center Viewpoints 60 (August 2014), p. 5; author’s advocacy and contributor identification.
  6. Kurdistan 24, Prominent Kurdish figure and Iraq’s first female judge dies at 82, 23 August 2021; contemporaneous death report.
  7. Lance Cpl. Shane S. Keller, Iraqi woman voting, Rawah, 15 December 2005, US Marine Corps photograph 051215-M-7772K-038, public domain, Wikimedia Commons.