Monnaies, récit de voyage et chroniques permettent de reconstruire l’histoire de la maison kurde de Tabriz.

Panorama moderne de Tabriz derrière un parc arboré et un bassin à jets d’eau, montagnes au fond
Tabriz en 2010, photographie de Hoseinb007. Contexte géographique, et non vue conservée de la capitale rawwadide. Hoseinb007, released to the public domain · Wikimedia Commons.

Ascendance et affiliation

Peacock distingue la première famille arabe Rawwad de ses descendants ensuite kurdicisés. Les mariages avec des groupes kurdes expliquent ce changement sans former une série entièrement documentée. Les auteurs médiévaux relient la famille aux Hadhbani. Cela ne donne pas une ascendance unique à tous les habitants. [1]

Expansion et tribut

Album rappelle les acquisitions de Muhammad ibn Husayn pendant la captivité de Marzuban, en 948–953. Ibn Hawqal décrit pourtant un souverain rawwadide d’Ahar et Warzuqan versant un tribut annuel à Marzuban rétabli. Son identité reste incertaine. Expansion locale et reconnaissance d’un supérieur pouvaient coexister. [2]

Les monnaies contestent les listes

Peacock souligne des pièces au nom de Muhammad datées de 1002, 1009 et 1014, après les décès donnés par les récits. Règne prolongé ou homonyme restent possibles. Une pièce de Wahsudan datée de 1016 contredit aussi une accession certaine en 1019. [1]

Voir et entendre

Nasir Khusraw décrit son arrivée en 438/1046, une ville prospère et les titres de Wahsudan dans le sermon. Il rapporte ce qu’on lui dit du séisme de 434 : certains quartiers détruits, d’autres indemnes et 40 000 morts annoncés. Ce chiffre est un témoignage transmis, pas un décompte moderne vérifié. [3]

La rencontre avec Qatran

Qatran apporte les recueils de Manjik et Daqiqi, demande des explications lexicales, les note et récite ses vers. Nasir loue sa poésie. Cet échange précis ne suffit pas à déterminer la langue quotidienne de tous les groupes urbains. [4]

Les Seldjoukides et Maragha

Wahsudan reconnaît Tughril en 1054–1055 par sermon, tribut et otage ; cela ne signifie pas sa destitution immédiate. [1] Luther identifie Aq Sonqor comme fondateur des atabegs ultérieurs et questionne sa filiation avec Ahmadil : il pourrait être son mamluk. Leur continuité biologique ne peut donc être présentée comme incontestable. [5]

Sources et lectures complémentaires

  1. Andrew Peacock, “Rawwadids,” Encyclopaedia Iranica (2017), especially its reassessment of narrative chronology through coins.
  2. Stephen Album, “Notes on the coinage of Muhammad ibn al-Husayn al-Rawwadi,” Revue numismatique 14 (1972), pp. 99–104; opening historical discussion, p. 99.
  3. Nasir Khusraw, Safarnama, section 11: arrival at Tabriz, Wahsudan’s sermon titles and reported earthquake losses. Persian text, Ganjoor.
  4. Nasir Khusraw, Safarnama, section 12: personal encounter with Qatran and discussion of poetry. Persian text, Ganjoor.
  5. Kenneth Allin Luther, “Atābakān-e Marāḡa,” Encyclopaedia Iranica II/8 (1987), pp. 898–900; Ahmadil and Aq Sonqor.