Le Simurgh apparaît dans les textes religieux iraniens, le Shahnameh, les contes kurdes et la poésie d’Attar, avec des rôles différents.

Page du Shahnameh montrant le Simurgh coloré, Zal aux cheveux blancs et son père Sam agenouillé
Le Simurgh rend Zal à Sam, vers 1300–1330 ; attribué au nord-ouest de l’Iran ou à Bagdad. Metropolitan Museum, 69.74.1. The Metropolitan Museum of Art, Rogers Fund, 1969, 69.74.1 · CC0 / Public domain · Wikimedia Commons.

Le nom et l’arbre aux graines

Schmidt relie le nom au moyen-perse Sēnmurw et au Saēna de l’Avesta. Son arbre, dans la mer cosmique, porte les graines des plantes médicinales. Les textes pehlevis décrivent leur dispersion avec l’aide d’un autre oiseau et de la pluie. [1]

Élever Zal, soigner Rostam

Dans le Shahnameh, Sam abandonne son nourrisson aux cheveux blancs dans les montagnes. Le Simurgh élève Zal avec ses petits. Lorsque Sam revient, repentant, l’oiseau donne à Zal des plumes à brûler pour appeler au secours. [2] Il aide ensuite Rudabeh lors de la naissance de Rostam. [1] Après le combat contre Esfandiyar, le Simurgh soigne Rostam et son cheval Rakhsh. Il révèle le tamaris destiné à la flèche mortelle, tout en avertissant des conséquences de la mort d’Esfandiyar. Le salut s’accompagne d’une connaissance tragique. [3]

Les contes kurdes documentés

Dans les récits de Sîmir, le héros sauve les oisillons d’un serpent et reçoit l’aide du vol, parfois pour sortir du monde souterrain. [1] Lyavdansky identifie le conte de Mîrzâ Mehmud et Teyrê Sîmîr recueilli à Tbilissi par Hejiyê Cindî auprès de Têliyê Esedê Biro. Sa comparaison de récits kurmandjis et néo-araméens chrétiens précise les transmetteurs et collecteurs. [4]

Attar et l’image

Chez Attar, la huppe guide les oiseaux par sept vallées. Les trente survivants se découvrent dans le Simurgh. Kamada interprète le voyage comme voie soufie ; sī murgh, trente oiseaux, fournit le jeu de mots. [5] L’image de cette page, vers 1300–1330, représente le retour de Zal auprès de Sam. [6]

Sources et lectures complémentaires

  1. Hanns-Peter Schmidt, Simorḡ, Encyclopaedia Iranica, 2002: religious texts, epic and Kurdish tale parallels.
  2. Smithsonian National Museum of Asian Art, Zal and the Simurgh: the abandonment, upbringing and reunion episode.
  3. Ferdowsi, Shahnameh, Rostam and Esfandiyar, part 26: Persian primary text on Ganjoor.
  4. Alexey Lyavdansky, Mîrza Mihemed / Mirza Pamat: The Tales of the Fabled Hero in Kurdish and Neo-Aramaic Oral Sources, Oral Tradition 35/2, 2022, pp. 419–440, especially the comparison of recorded Kurdish versions.
  5. Yumiko Kamada, The Mantiq al-tair (Language of the Birds) of 1487, Metropolitan Museum of Art, June 2010.
  6. Metropolitan Museum of Art, Zal is Restored to his Father Sam by the Simurgh, ca. 1300–1330, object 69.74.1.