Vourukasha est l’océan cosmique des textes avestiques et ultérieurs. Des passages précis le relient au grand fleuve, au combat de Tishtrya et à la protection des plantes.

Noms et géographie cosmique
Tafazzoli présente Fraxkard et Warkash comme des formes moyen-perses liées à Vourukasha. L’océan se situe au pied méridional du Harburz mythique. [1] Dire simplement « centre du monde » n’explique pas tous les textes : montagnes, régions et étendues d’eau y sont distinctes.
Le fleuve et le combat pour la pluie
Dans Aban Yasht 5.3–6, Ardvi Sura Anahita descend du Hukairya vers la mer et ses eaux atteignent les sept régions. [2] Dans Yasht 8.20–34, Tishtrya, cheval blanc, est d’abord vaincu par Apaosha, cheval sombre. Le sacrifice d’Ahura Mazda le renforce ; il remporte le nouveau combat. Les vapeurs montent, les nuages suivent le vent et Apam Napat distribue l’eau. [3] Soutien rituel, combat et circulation de l’eau appartiennent au récit.
Arbres et gardiens
Le Bundahishn 18, traduit par West, place Gokaren dans la vase profonde de l’océan et le relie à la rénovation finale et à l’immortalité. Cette version décrit un lézard hostile et dix poissons Kar gardiens. Le passage 18.9 traite séparément de l’arbre contenant les semences de toutes les plantes. [4] Il faut distinguer les deux arbres et les gardiens de cette version.
Putik et les limites des identifications
Le chapitre 13 répartit l’eau par des montagnes et des canaux purificateurs, mais attribue les marées à la mer Putik, avec la lune et le vent. [4] Tafazzoli juge incertaines les identifications à la Caspienne ou à la mer Noire. [1] Les textes ne fournissent ni coordonnées d’une mer actuelle précise ni preuve de continuité directe dans une communauté kurde nommée.
Sources et lectures complémentaires
- Ahmad Tafazzoli, Fraxkard, Encyclopaedia Iranica X/2 (2000), 201, updated 29 May 2013; names, cosmological geography and uncertain sea identifications.
- Avesta, Aban Yasht 5.3–6, translated by James Darmesteter, Sacred Books of the East, American edition 1898; river, sea and waters of the seven regions.
- Avesta, Tishtar Yasht 8.20–34, translated by James Darmesteter, Sacred Books of the East, American edition 1898; struggle, renewed strength and rain.
- Bundahishn, translated by Edward William West, Sacred Books of the East 5, digital text identifying an 1897 edition; chapters 13 and 18, printed pp. 14–16, 23–24.