Ahmed Arif (1927–1991) écrivait en turc. Sa poésie relie amour et enfermement au monde multilingue du sud-est de l’Anatolie.

Arc en pierre, bancs en bois et portraits encadrés au musée littéraire Ahmed Arif de Diyarbakır
Musée littéraire Ahmed Arif, ouvert en 2011 et photographié le 20 avril 2013 ; cette image est postérieure à la mort du poète. Hamdigumus / Wikimedia Commons · CC0 1.0.

Vie et langues

Ahmed Önal, connu comme Ahmed Arif, naquit à Diyarbakır le 21 avril 1927 et mourut à Ankara le 2 juin 1991. Après des études secondaires à Urfa et Afyon, il étudia la philosophie à Ankara ; des arrestations politiques interrompirent son cursus. Il travailla ensuite dans la presse d’Ankara. L’ancienne mention d’Istanbul sur cette page était erronée. [1] [2]

Un milieu familial pluriel

Mahmut Temizyürek décrit en 2021 une mère kurde, une belle-mère zaza et un père d’ascendance turkmène et circassienne. Kurde, arabe, zazaki et turc se côtoyaient dans son enfance. Son importance pour les lecteurs kurdes peut se comprendre avec sa place dans la littérature de langue turque. [3]

Détention et recueil de 1968

La biographie éditoriale mentionne des arrestations en 1950 et 1952–53, liées aux articles 141 et 142 du code pénal. Hasretinden Prangalar Eskittim parut en 1968, réunissant des textes composés auparavant. Il toucha notamment les lecteurs des mouvements d’opposition sociale des années 1960 et 1970. [2] [4]

Entrer dans les textes

Dans Kara, les adresses et questions récurrentes rapprochent blessure, désir et images carcérales. Cette lecture ne prouve pas que chaque scène soit autobiographique. PICT publia en 2023 Thirty-Three Bullets, traduction anglaise de David Selim Sayers et Evrim Emir-Sayers ; la page renvoie aussi à la voix d’Arif et à une adaptation de Fikret Kızılok. [5] [6]

Livres posthumes et musée

Un seul recueil de poésie parut de son vivant. Yurdum Benim Şahdamarım fut publié après sa mort en 2003, ses lettres à Cemal Süreya en 1992 et celles à Leyla Erbil sous le titre Leylim Leylim en 2013. Le musée littéraire de Diyarbakır, ouvert en 2011, expose objets personnels et poèmes manuscrits. [1] [7]

Sources et lectures complémentaires

  1. Yavuz Sinan Ulu, “Ahmed Arif”, Türk Edebiyatı İsimler Sözlüğü (TEİS), published 2018, updated 2020: biography and works bibliography.
  2. Metis Yayınları, Ahmed Arif: publisher’s author biography.
  3. Mahmut Temizyürek, “Ahmed Arif’in hasreti”, K24, 8 July 2021; reproduced by Metis, with references to Arif’s interviews.
  4. Metis Yayınları, Hasretinden Prangalar Eskittim: publication record, introduction and reading sample.
  5. Ahmed Arif, “Kara”: Turkish text supplied as the publisher’s reading sample.
  6. Ahmed Arif, “Thirty-Three Bullets”, translated by David Selim Sayers and Evrim Emir-Sayers, Paris Institute for Critical Thinking, 18 August 2023.
  7. Diyarbakır Governorate, Ahmed Arif Müze Evi, 11 February 2025: museum history and collections.