Introduction
L’aqueduc de Jerwan est l’une des réalisations d’ingénierie les plus anciennes et les plus remarquables du monde : un grand aqueduc en pierre construit il y a près de vingt-sept siècles pour transporter l’eau au-dessus d’une vallée dans l’actuelle Région du Kurdistan d’Irak. Érigé par le roi assyrien Sennachérib vers 690 av. J.-C., il faisait partie d’un vaste réseau de canaux amenant l’eau des montagnes à sa capitale, Ninive. Construit avec environ deux millions de pierres taillées, dont certaines portent les inscriptions du roi lui-même, il se dresse dans les collines près de Shekhan comme un monument à l’ancienne maîtrise du territoire.
Pont destiné à l’eau à l’aube de l’histoire, l’aqueduc de Jerwan est une merveille cachée dans les collines kurdes. Ce portrait présente l’ouvrage, son bâtisseur et sa signification.
Points essentiels
• L’aqueduc de Jerwan est un ancien aqueduc assyrien en pierre dans la Région du Kurdistan d’Irak.
• Il a été construit par le roi Sennachérib vers 690 av. J.-C. pour acheminer l’eau vers Ninive.
• C’est l’un des plus anciens ponts-aqueducs en pierre connus au monde.
• Il était constitué d’environ deux millions de pierres taillées, dont certaines portent des inscriptions cunéiformes.
• Il se dresse dans les collines près de Shekhan, au nord de la plaine de Ninive.
Repères
Nom : L’aqueduc de Jerwan
Type : Aqueduc antique en pierre
Pays / région : Irak (Başûr / Région du Kurdistan)
Gouvernorat : Duhok (près de Shekhan)
Bâtisseur : Le roi Sennachérib d’Assyrie
Construction : Vers 690 av. J.-C.
Fonction : Acheminer l’eau vers Ninive
Particularité : Parmi les plus anciens aqueducs du monde
Sommaire
Où se trouve l’aqueduc de Jerwan ?
Personnalités, lieux et thèmes connexes
Références et lectures complémentaires
Où se trouve l’aqueduc de Jerwan ?
L’aqueduc de Jerwan se trouve dans les collines près de la ville de Shekhan, dans le gouvernorat de Duhok de la Région du Kurdistan d’Irak, au nord de l’ancienne plaine de Ninive et au sud des montagnes entourant Amedi. Il franchit une petite vallée de ce pays vallonné, non loin de la ville de Duhok, où les cours d’eau des hautes terres se rejoignent avant de descendre vers les basses terres et les ruines de Ninive, près de Mossoul.
Le grand canal de Sennachérib
L’aqueduc n’était qu’un élément de l’un des plus grands projets d’ingénierie du monde antique. Vers 690 av. J.-C., le roi assyrien Sennachérib, maître d’un puissant empire, a entrepris d’amener l’eau douce des montagnes à sa capitale et à ses jardins de Ninive, loin à travers la plaine. Ses ingénieurs ont pour cela creusé des canaux sur de nombreux kilomètres dans les collines. Là où l’eau devait franchir la vallée à Jerwan, ils ont construit ce grand aqueduc de pierre pour faire passer le canal au-dessus du vide. Il appartenait à un système qui transformait les terres et alimentait la splendide ville de Ninive.
Un pont pour l’eau
L’ouvrage est un long pont bas en pierre, constitué d’environ deux millions de blocs soigneusement taillés et percé d’ouvertures laissant passer un cours d’eau en dessous. À son sommet courait le canal revêtu qui acheminait la précieuse eau. Construire un tel ouvrage, avec des arches ou des ouvertures en encorbellement pour franchir la vallée, était une réussite extraordinaire pour l’époque. L’aqueduc de Jerwan est souvent compté parmi les plus anciens ponts-aqueducs en pierre connus au monde, précurseur des grands aqueducs des empires ultérieurs.
Des mots dans la pierre
Parmi les pierres de l’aqueduc, les bâtisseurs ont placé des inscriptions cunéiformes relatant la réalisation du roi et déclarant, dans ses propres mots, comment il avait amené les eaux à travers le pays jusqu’à Ninive. Ces textes antiques, gravés dans les blocs, rattachent fermement la ruine silencieuse à l’histoire de l’Empire assyrien et à l’un de ses souverains les plus ambitieux. Les lire, c’est entendre faiblement la voix d’un roi qui vivait il y a près de trois mille ans, vantant un ouvrage qui se dresse encore dans les collines kurdes.
L’aqueduc aujourd’hui
Aujourd’hui, l’aqueduc de Jerwan subsiste comme une longue ligne de pierres érodées dans la campagne près de Shekhan, étudiée par les archéologues et visitée par ceux qu’attire son âge étonnant. Situé dans la Région du Kurdistan, il fait partie du patrimoine profondément stratifié du pays, rappelant que ces collines et ces vallées sont façonnées par l’ingéniosité humaine depuis des milliers d’années. L’aqueduc demeure l’une des grandes merveilles antiques de la région.
Chronologie
Vers 690 av. J.-C. — Sennachérib construit l’aqueduc dans le cadre de son réseau de canaux pour Ninive.
Antiquité — La voie d’eau contribue à alimenter la grande capitale assyrienne.
Après l’Assyrie — Le canal tombe en désuétude et l’aqueduc est lentement enseveli.
À partir des années 1930 — Les archéologues étudient et documentent l’ouvrage antique.
Aujourd’hui — L’aqueduc de Jerwan se dresse comme une merveille antique près de Shekhan.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’aqueduc de Jerwan ?
C’est un ancien aqueduc assyrien en pierre dans la Région du Kurdistan d’Irak, construit par le roi Sennachérib vers 690 av. J.-C. pour acheminer l’eau au-dessus d’une vallée vers sa capitale, Ninive.
Où se trouve l’aqueduc de Jerwan ?
Il se trouve dans les collines près de Shekhan, dans le gouvernorat de Duhok au Kurdistan irakien, au nord de la plaine de Ninive.
Pourquoi cet aqueduc est-il important ?
C’est l’un des plus anciens ponts-aqueducs en pierre connus au monde, une réalisation extraordinaire de l’ingénierie antique, portant des inscriptions cunéiformes du roi Sennachérib.
Quel âge a l’aqueduc de Jerwan ?
Il date d’environ 690 av. J.-C., ce qui lui donne près de vingt-sept siècles.
Personnalités, lieux et thèmes connexes
Le roi Sennachérib · l’ancienne Ninive · l’ingénierie assyrienne · Duhok · Shekhan · Amedi.
