Mustafa Pacha Yamulki fut officier ottoman kurde, juge et acteur politique et journalistique de Souleimaniye. Également appelé Nemrut Mustafa Pacha, il servit l’administration de cheikh Mahmud et dirigea Bangî Kurdistan. Sa carrière demande de distinguer procédures, éditions et dates biographiques divergentes.

Portrait noir et blanc de Mustafa Yamulki, moustache, haute coiffe sombre, uniforme décoré, ceinture tressée et gants près d’une épée
Mustafa Yamulki, photographie cataloguée des années 1910. Photographe inconnu ; archive Sara Distribution via Wikimedia Commons. Domaine public, PD-Ottoman. Photographer unidentified · Sara Distribution / Wikimedia Commons · 1910s · Public domain / PD-Ottoman.

Souleimaniye et la biographie

Yamulki vient de Souleimaniye et poursuit une carrière militaire ottomane avant son activité politique kurde. Le récit de Rebwar Fatah de 2005, repris par Tabsir en 2009, donne le 25 janvier 1866 et une formation à Souleimaniye, Bagdad et Istanbul. Fatah reconnaît dépendre largement de la famille. [1] Le compte rendu de Çağatay Benhür sur la biographie archivistique de Ferudun Ata considère au contraire la date précise comme incertaine. [2] Le jour exact doit donc être attribué au témoignage familial, pas à une découverte incontestée.

Service militaire et consulaire

Benhür mentionne des postes consulaires à Hoy et Selmas dans les années 1890, puis Kars et la Sixième Armée. Il situe la promotion au généralat de brigade et le commandement de la 21e brigade en 1909, la guerre des Balkans et la retraite en 1914. [2] Une brigade ne devient pas une “21e armée”. Cette articulation militaire et consulaire donne un cadre plus solide qu’une liste sans réserve de commandements supposés.

Des procès distincts

Personnel et compétence des tribunaux militaires d’Istanbul changent après la guerre. Taner Akçam situe la présidence de Mustafa Pacha à partir d’avril 1920 ; cela ne lui attribue pas chaque procès de 1919. [3] Outre les affaires du génocide arménien, les nationalistes turcs sont poursuivis. Osman Akandere date la condamnation à mort de Mustafa Kemal et compagnons du 11 mai 1920, ratifiée le 24 mai. [4] Ce procès par contumace concerne l’opposition au gouvernement d’Istanbul et se distingue des poursuites pour déportations et massacres d’Arméniens.

Le juge lui-même poursuivi

Akçam reconstitue, par les journaux contemporains, la critique du traitement des Arméniens exprimée par Mustafa Pacha lors de ses propres poursuites. Séparément, l’ancien président et d’autres juges sont poursuivis pour irrégularités procédurales dans l’affaire Nusret à Bayburt. L’étude relève jugement de décembre 1920, appel et commutation ultérieure. [3] Cela complexifie le portrait du héros judiciaire irréprochable ou du simple adversaire politique. Critique des crimes de guerre et examen de la conduite du juge appartiennent à la même histoire.

Association du Kurdistan et enseignement

L’introduction documentaire de Sara Distribution relie Yamulki à l’Association du Kurdistan créée le 21 juillet 1922 à Souleimaniye. Elle transcrit le récit fondateur et un décret de cheikh Mahmud nommant Mirliva Mustafa Pacha responsable de l’éducation. [5] C’est une preuve de nomination et d’effort institutionnel, pas à elle seule d’école universelle accomplie ou de progrès mesuré d’alphabétisation. Association, journal et administration ont des fonctions liées mais différentes.

Bangî Kurdistan dans deux villes

La bibliographie de C. J. Edmonds de 1937, fondée sur sa collection, donne Bangî Kurdistan comme hebdomadaire de Souleimaniye dirigé par Hajji Mustafa Pacha à partir du 2 août 1922. Elle distingue trois numéros de Bagdad : 28 janvier, 15 février et 1er avril 1926, avec Mustafa Pacha rédacteur et Mustafa Shauki auteur. [6] Cette série ne commence donc pas sa carrière journalistique. Rojî Kurdistan, avec Muhammad Nuri, est également distinct ; titres et responsables ne doivent pas être confondus.

Mort et documentaire récent

Biographie familiale et compte rendu placent la mort à Bagdad en 1936, mais Fatah donne le 25 mai et Benhür février. [1] [2] Le documentaire Mustafa Pasha Yamulki, A Fighter for Justice participe à la réception récente. Rudaw Production nomme Horen Ghareeb et Hardi Qadir comme réalisateurs, indique 67 minutes et une fin de production le 18 avril 2023. [7] Cela documente une interprétation moderne sans résoudre les divergences historiques.

Sources et lectures complémentaires

  1. Rebwar Fatah, “Mustafa Pasha Yamolki: His Life and Role in the Kurdish Nationalist Movement” (2005), republished by Tabsir, 26 December 2009; family-based biographical account.
  2. Çağatay Benhür, review of Ferudun Ata’s Süleymaniyeli Nemrut Mustafa Paşa (2008), Selçuk University Faculty of Letters Journal 20, pp. 239–242; biography and conflicting dates.
  3. Taner Akçam, chapters 10–12 in Vahakn N. Dadrian and Taner Akçam, Judgment at Istanbul (2011), especially pp. 197–198, 243–244, 258–259 and 263; tribunal cases and procedural history.
  4. Osman Akandere, study of nationalist death sentences under Damat Ferit’s fourth government (2008), Selçuk University Social Sciences Institute Journal 20, pp. 11–40, especially pp. 17–18 and 23.
  5. Sara Distribution, Bangî Kurdistan documentary introduction and transcribed association record and cabinet decree; association, education appointment and publishing context.
  6. C. J. Edmonds, “A Bibliography of Southern Kurdish, 1920–36” (1937), Journal of the Royal Central Asian Society XXIV, especially pp. 489–491; contemporary collection and newspaper entries.
  7. Rudaw Production, Mustafa Pasha Yamulki, A Fighter for Justice: documentary listing, directors, runtime and completion date.