Fils légendaire de Faridun, Tur transforme un conflit successoral en fratricide. Texte, critique littéraire et peintures manuscrites apportent des preuves différentes.

Page manuscrite persane avec colonnes de vers autour du meurtre d’Iraj sous une tente bleue décorée
Meurtre d’Iraj par Salm et Tur, feuillet iranien du début du XIVe siècle, Freer F1929.29. Domaine public, Commons. Interprétation ultérieure de l’épopée, pas portrait de princes historiques. [4] Freer Gallery of Art · Smithsonian Institution · Wikimedia Commons · Public domain.

Épreuve et partage

Dans la traduction Warner, Faridun éprouve ses fils sous forme de dragon : Tur prépare le combat, Iraj répond par un avertissement mesuré. Salm reçoit ensuite l’Ouest, Tur le Turan et Chin, Iraj l’Iran et la royauté principale (p. 186–190). [1] C’est la géographie narrative, pas les frontières actuelles.

Du conflit à la vengeance

Salm craint que les soldats préfèrent Iraj. Celui-ci propose de renoncer au pouvoir ; Tur le frappe avec un siège, puis le tue au poignard. Ils envoient sa tête à Faridun (p. 199–202). Plus tard, Manuchihr répond à l’attaque nocturne par une embuscade, poursuit et tue Tur (p. 220–221). [1] Amin Banani lit ce cycle comme le passage du mal des démons extérieurs aux comportements familiaux : avidité et envie habitent les frères aînés. [2] C’est une interprétation littéraire attribuée.

Deux témoins peints

Freer F1929.29, début du XIVe siècle, représente le meurtre. [4] British Library Add.18188/I,55v, Shiraz, 4 juillet 1486, montre le deuil de Faridun. Le catalogue Fitzwilliam associe deux cyprès à jeunesse et grâce près d’un arbre fleuri. [3] Les artistes choisissent différents moments ; ces images n’attestent pas un aspect historique.

Limites de l’affirmation

Une généalogie épique ne prouve pas l’origine biologique d’une communauté moderne. Les répétitions d’un héritage identique sans texte ou performance kurde identifié ont été remplacées. Une adaptation kurde précise exige son manuscrit, édition ou enregistrement. Tur diffère de Tus, autre personnage du Shahnameh, et des souverains historiques nommés Turanshah.

Sources et lectures complémentaires

  1. Ferdowsi, The Shahnama of Firdausi, translated by Arthur George Warner and Edmond Warner, volume I, Kegan Paul, London, 1905, pp. 186–190, 199–202 and 220–221; primary epic in translation.
  2. Amin Banani, Šāh-nāma v. Excursus, Encyclopaedia Iranica, updated 26 October 2012; literary interpretation of the Faridun–Iraj–Manuchehr cycle.
  3. Fitzwilliam Museum, No. 5 Faridun mourns over the head of Iraj; British Library Add. 18188, volume I, folio 55v, Shiraz, 4 July 1486; manuscript catalogue.
  4. Smithsonian National Museum of Asian Art, F1929.29, Iraj slain by his two brothers, Salm and Tur; Iranian manuscript folio, early fourteenth century. Image: Wikimedia Commons, Shahnameh - Iraj slain by his two brothers, Salm and Tur, public domain.