Les falaises de Rawanduz appartiennent à un bassin montagnard plus vaste dans la région du Kurdistan irakien. Roches résistantes, érosion fluviale, anciens climats froids et chantier routier du vingtième siècle s’y rencontrent.

Vallée profonde de Rawanduz entre des falaises abruptes, avec une colline arrondie à gauche et des bâtiments sur le rebord droit
La vallée de Rawanduz photographiée par Ara Qadir le 17 novembre 2010. Cette vue historique montre les falaises et les constructions environnantes. Ara Qadir · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons.

Une rivière et plusieurs lieux distincts

La rivière Rawanduz naît dans les hautes montagnes proches de la frontière irako-iranienne et rejoint le Grand Zab près de Bekhma. [1] Le canyon voisin de la ville appartient à ce réseau plus vaste. Gali Ali Beg désigne une gorge particulière : une étude géologique y décrit la rencontre du Rawanduz et du Khlaifan, puis leur écoulement vers l’ouest et le Grand Zab. [2] Canyon urbain, bassin fluvial et gorge nommée ont des étendues distinctes.

Roches et érosion

Sissakian et ses collègues identifient à Gali Ali Beg d’épaisses roches carbonatées du Crétacé appartenant aux formations Sarmord, Qamchuqa et Bekhme. Ils relient la gorge à l’incision des cours d’eau pendant la croissance des plis environnants. [2] Ce relief associe donc les propriétés du substrat et les rapports entre eau courante et déformation des montagnes. La falaise visible appartient à une structure géologique plus grande.

Traces d’un environnement froid ancien

En 2020, Abdula et ses collègues ont étudié reliefs et sédiments dans la vallée. Leurs observations de terrain et cartes topographiques les conduisent à interpréter des dépôts et terrasses au-dessus du cours actuel comme des indices d’activité glaciaire au Pléistocène dans le bassin. [1] Cette interprétation précise des conditions anciennes complète l’explication fluviale et tectonique ; elle ne fait pas des glaciers la cause unique de chaque paroi.

La route Hamilton et ses ouvriers

D. K. Fieldhouse situe le chantier d’Archibald Milne Hamilton en 1928–1932 et précise qu’il était ingénieur civil. [3] Dans sa recension des mémoires, Christine Allison décrit environ 600 ouvriers de nationalités et religions diverses utilisant machines et explosifs pour une route d’Erbil vers l’Iran. Le récit parut en 1937. Elle relève aussi des corrections dans l’introduction ultérieure de David McDowall. [4] Travail collectif, décisions techniques et regard d’un narrateur du mandat britannique composent cette histoire.

Une rivière vivante

Hanna, Shekha et Ali ont échantillonné trois sites au printemps, en été et en automne 2016 : cascade de Gali Ali Beg, Rawanduz et eau après leur jonction. Leur article de 2019 associe mesures de l’eau et inventaire de onze espèces d’éphémères de quatre familles. [5] Ces résultats concernent les sites et saisons étudiés ; ils ne décrivent pas l’état actuel de chaque tronçon de rivière.

Sources et lectures complémentaires

  1. R. A. Abdula, R. N. S. Khailany, M. J. Rasheed and B. S. Abdi, “Glacial Activity Signs during the Pleistocene Epoch in Rawanduz River Valley”, Iraqi Bulletin of Geology and Mining 16(2), 2020, pp. 75–93; abstract.
  2. V. K. Sissakian, M. F. Abdul Jab’bar, N. Al-Ansari and S. Knutsson, “Development of Gulley Ali Beg Gorge in Rawandooz Area, Northern Iraq”, Engineering 7, 2015, pp. 16–30; repository abstract.
  3. W. A. Lyon, Kurds, Arabs and Britons, edited by D. K. Fieldhouse, I.B. Tauris, 2001, printed p. 152, editorial note 10.
  4. Christine Allison, review of A. M. Hamilton, Road Through Kurdistan, Abstracta Iranica 27, 2006, document 226.
  5. N. S. Hanna, Y. A. Shekha and L. A. Ali, “Water quality assessment of Rawanduz River and Gali Ali Beg stream”, Iraqi Journal of Science 60(12), 2019, pp. 2550–2560; abstract.