La protection de Kay Khosrow, les propositions de paix et le dernier combat révèlent compassion et limites de la réconciliation.

Miniature persane de combattants à pied parmi les rochers, chevaux et serviteurs sur les côtés, entourée de vers et de marges dorées
« Gudarz contre Piran », Shahnameh de Shah Tahmasp, feuillet 346r, vers 1525–1530. Metropolitan Museum, Open Access. Metropolitan Museum of Art, Open Access · CC0 · Wikimedia Commons.

Protéger le futur adversaire

Dans Siyavash, section 13, Piran rêve du prince assassiné la nuit où naît Kay Khosrow. Golshahr confirme la naissance. Il protège l’enfant et le confie aux bergers sur ordre d’Afrasiab. Plus tard, il obtient un serment de sécurité et conseille au garçon de répondre comme s’il ne comprenait rien. Le stratagème réussit : mère et fils peuvent rejoindre Siyavashgerd. [1]

Des propositions concrètes

Dans les Douze Champions, section 14, Ruyin apporte la lettre de son père à Gudarz. Piran critique les morts causées par la vengeance. Il propose de demander à Afrasiab des concessions territoriales, d’échanger des engagements et d’envoyer trésors et otages. Sinon, des champions pourraient combattre avec libre passage pour l’armée vaincue. Il affirme aussi sa puissance militaire. [2]

Le refus

Gudarz juge le courrier trompeur dans la section 15. Il rappelle Siyavash, les promesses rompues et ses fils morts. La vengeance serait devoir royal et religieux ; les territoires proposés seraient déjà conquis. Piran cache la réponse complète à ses troupes et invoque ses propres frères tués. Les deux camps ont leurs griefs. [3]

Le dernier combat

Dans la section 31, une flèche de Gudarz tue le cheval de Piran. Blessé, il remonte la pente et refuse protection et remise vivant au roi. Son poignard blesse Gudarz ; le javelot de celui-ci le tue. Gudarz renonce à le décapiter et fait rapporter le corps avec son équipement intact. Respect et vengeance violente coexistent. [4]

Deuil et reproche

Dans la section 36, Kay Khosrow pleure et se souvient des soins de Piran. Il critique pourtant ses attaques et sa fidélité à Afrasiab. Il ordonne parfums, brocart et tombe imposante. La gratitude n’efface pas le conflit ni les loyautés incompatibles du personnage. [5]

Sources et lectures complémentaires

  1. Ferdowsi, Shahnameh, Siyavash, section 13: Kay Khosrow’s birth, upbringing and appearance before Afrasiab. Persian verse at Ganjoor.
  2. Ferdowsi, Shahnameh, Twelve Champions, section 14: Piran’s letter and proposed terms. Persian verse at Ganjoor.
  3. Ferdowsi, Shahnameh, Twelve Champions, section 15: Gudarz’s reply and Piran’s response. Persian verse at Ganjoor.
  4. Ferdowsi, Shahnameh, Twelve Champions, section 31: final combat and treatment of Piran’s body. Persian verse at Ganjoor.
  5. Ferdowsi, Shahnameh, Twelve Champions, section 36: Kay Khosrow’s mourning, criticism and funeral orders. Persian verse at Ganjoor.