Ibrahim ibn Hasan al-Kurani, savant musulman kurde du XVIIe siècle, enseigna à Médine et mourut en 1690. Enseignement, correspondance et manuscrits arabes relient Kurdistan, Hedjaz et monde malais-indonésien.

De Shahrazur à Médine
Recep Cici situe sa naissance à Shahran, Shahrazur, en octobre 1616, ses débuts auprès du père et ses études notamment à Bagdad, Damas, au Caire et à Médine. [1] Le texte de Fathurahman de 2007 donne 1614. [2] La divergence reste explicite. Un lieu d’étude n’explique pas toutes ses positions ultérieures ni une formation entière.
Enseignement et Aceh
Al-Kurani étudia auprès d’Ahmad al-Qushashi et lui succéda dans la direction shattari après sa mort en 1661. Cici décrit une longue correspondance avec Abd al-Rauf al-Sinkili revenu à Aceh. [1] Questions et textes entretenaient la relation à distance, sans nécessiter un voyage personnel en Asie du Sud-Est.
Pourquoi écrire Ithaf al-dhaki ?
Fathurahman présente le traité comme commentaire d’al-Tuhfa al-mursala du savant indien Fadl Allah al-Burhanpuri. L’introduction répond aux demandes de savants jawi concernant des malentendus sur cet enseignement soufi dans leur pays. [2] Jawi désigne ici une communauté malaise-indonésienne plus large que Java. Les étudiants orientaient aussi l’écriture de leur maître.
Créateur, création et désaccord
Cici décrit sa défense d’Ibn Arabi avec une distinction entre existence nécessaire de Dieu et existence dépendante, limitée, de la création. Il rapporte des controverses sur l’action humaine et d’autres questions. [1] Il faut examiner les propositions et textes précis. Les étiquettes modernes masquent accords et désaccords ; les accusations religieuses doivent rester attribuées.
Une copie documentée
Princeton décrit al-Tahrirat al-bahira comme commentaire d’al-Durra al-fakhira de Jami. Musa ibn Ibrahim al-Basri al-Madani copia Garrett 4049Y en 1707 à la demande d’Ahmet Efendi et la vérifia avec Muhammad Tahir, fils de l’auteur, selon le colophon. [4] C’est une transmission posthume. Écriture noire, rubriques rouges et annotation sont visibles ; ni autographe ni Ithaf.
Reconstruire le texte
En 2007 Fathurahman signalait 29 manuscrits Ithaf identifiés, huit utilisés pour son édition, puis une révision après réception d’une copie ancienne d’Istanbul. [2] Sa notice ultérieure décrit texte arabe critique et traduction indonésienne. La préface de Johns y explique les difficultés de Leiden et la comparaison égyptienne. [3] Ce sont des étapes de recherche datées, pas un total mondial actuel.
Sources et lectures complémentaires
- Recep Cici, Kûrânî, TDV İslâm Ansiklopedisi, vol. 26 (2002), pp. 426–427: biography, teaching and theological debates.
- Oman Fathurahman, Further Research on Ithaf al-Dhaki Manuscript: A Philological and Codicological Perspective, paper presented at the German Congress of Oriental Studies, Freiburg, September 2007; author-posted text and revision note.
- Oman Fathurahman, Ithaf al-Dhaki by al-Kurani: A Critical Edition, publication notice (2012), including Anthony H. Johns’s original foreword: editorial history, Arabic text and Indonesian translation.
- Princeton University Library, al-Tahrirat al-bahira li-mabahith al-Durra al-fakhira, Islamic Manuscripts, Garrett no. 4049Y, dated 1707: catalogue, colophon description and digitized manuscript.