Le tell porte des maisons et des rues plus récentes. Vestiges archéologiques et mémoire des anciens habitants éclairent ensemble son histoire.

Façades de briques au sommet du tertre herbeux de la citadelle d’Erbil, circulation et piétons en contrebas sous un ciel nuageux
Photographie de Sarbast.T.Hameed, 3 mai 2018. Les façades dessinent une silhouette de forteresse. © Sarbast.T.Hameed · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0.

Comprendre le tell

Au centre de Hewlêr/Erbil, la citadelle occupe un tell formé de vestiges d’occupations successives. L’UNESCO l’inscrit en 2014 au titre du critère (iv), pour le tertre archéologique et la structure urbaine ottomane. L’expression « plus ancien lieu continuellement habité » dépasse ce que démontre le dossier. [1] [3]

Indices archéologiques

Le rapport de 2016 signale des tessons d’Obeid, vers 5300–4500 avant notre ère. Une implantation de Halaf restait à démontrer. Les carottages de 2008 repèrent 22 mètres de dépôts au centre, sans fouiller toute la séquence. L’emplacement proposé du temple d’Ishtar n’est pas un sanctuaire dégagé. L’étude céramique de 2021 relie les objets à leur contexte stratigraphique. [2] [4]

Maisons et transformations

La bordure extérieure est largement constituée de façades résidentielles tardives. Cours, iwans, briques cuites et charpentes organisent les maisons. Une route traverse le tissu en 1958; les portes connaissent démolitions et reconstructions. L’ensemble visible réunit donc plusieurs périodes. [1] [3]

Habitants et conservation

L’ICOMOS documente l’évacuation de 2006. L’UNESCO mentionne les rassemblements et prières du vendredi des anciens habitants. Al Ani propose en 2022 réinstallation et réintégration urbaine : ce n’est pas une réalisation démontrée. Le bilan UNESCO de 2021 décrit des travaux, mais aussi des problèmes de pentes, de droit et de participation. Ces constats datés ne prouvent pas un état actuel inchangé. [1] [3] [5] [6]

Sources et lectures complémentaires

  1. UNESCO World Heritage Centre, Erbil Citadel, property 1437: 2014 inscription under criterion (iv), urban fabric, integrity and management responsibilities.
  2. Dara Al Yaqoobi and colleagues, “Archaeological investigations on the Citadel of Erbil: Background, Framework and Results,” in The Archaeology of the Kurdistan Region of Iraq and Adjacent Regions (Archaeopress, 2016), pp. 1–10: pottery, boreholes and excavation objectives.
  3. ICOMOS, Evaluations of Nominations of Cultural and Mixed Properties (2014), Erbil Citadel, printed pp. 79–87: houses, gates, evacuation and assessment of continuity claims. This advisory evaluation is distinct from the Committee’s eventual inscription.
  4. Luca Colliva and Serenella Mancini, “Lo studio del corpus ceramico della cittadella di Erbil e dei contesti archeologici di ritrovamento: risultati preliminari,” Vicino Oriente 25 (2021), pp. 143–165, DOI 10.53131/VO2724-587X2021_7. University of Bologna record and abstract: ceramics and stratigraphic context.
  5. Mohammed Qasim Abdul Ghafoor Al Ani, “The role of urban preservation to achieve sustainable urban development – Preserving Erbil Citadel as case study,” Acta Scientiarum Polonorum Administratio Locorum 21(1) (2022), pp. 15–24, DOI 10.31648/aspal.7037: argument for residential and urban reintegration.
  6. UNESCO, State of Conservation of Properties Inscribed on the World Heritage List, WHC/21/44.COM/7B (2021), Erbil Citadel, printed p. 51 onward: conservation actions and identified concerns.
  7. Sarbast.T.Hameed, Panoramic Arbil Citadel, 3 May 2018, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.