Introduction

Dans la longue succession des rois du Shahnameh, Lohrasp se situe à un tournant de la grande épopée : il règne entre l’âge d’or de Kay Khosrow et la venue du prophète à l’époque de son fils. Choisi pour succéder au roi idéal, à la surprise et au grand chagrin des héros les plus illustres, Lohrasp ouvre un nouveau chapitre de l’histoire de l’Iran, celui qui verra l’essor de la foi de Zoroastre.

Roi pieux et craignant Dieu, fondateur du feu sacré, père du célèbre Goshtasp et grand-père du héros Esfandiyar, Lohrasp jouit d’une renommée plus discrète que les grands rois guerriers qui l’ont précédé ; son règne marque pourtant une profonde transition dans l’épopée. Sa vie s’achève par une mort héroïque et tragique : le vieux roi tombe en défendant sa ville contre l’ennemi touranien. Il est véritablement le roi qui se tient au seuil séparant l’âge héroïque de l’âge du prophète.

Appartenant au patrimoine épique commun des peuples iraniens, cette tradition que les Kurdes partagent avec les Persans et d’autres peuples du monde iranien, Lohrasp est un roi dont le règne relie deux grandes époques du Shahnameh. Le connaître, c’est comprendre le moment où le long cycle des guerres contre le Touran cède la place à l’avènement de la nouvelle foi, et rencontrer un roi dont on se souvient pour sa dévotion, la fondation du feu sacré et sa mort vaillante dans la vieillesse. Son histoire constitue une charnière de la grande épopée.


Sommaire

Qui était Lohrasp ?

L’héritier inattendu

Points essentiels

En bref

Un roi pieux et le feu sacré

Le père de Goshtasp

Le roi avant le prophète

Une mort vaillante

Symbolisme et signification

Lohrasp et les Kurdes

Débats et idées reçues

Sujets connexes

Questions fréquentes

Références et lectures complémentaires


Qui était Lohrasp ?

Lohrasp, également appelé Kay Lohrasp, est un roi légendaire de l’Iran dans le Shahnameh, qui règne après le roi idéal Kay Khosrow et avant son propre fils Goshtasp. Choisi pour héritier par Kay Khosrow dans une décision qui surprend et afflige les grands héros, Lohrasp règne en roi pieux et craignant Dieu, fonde un grand feu sacré et engendre Goshtasp, sous le règne duquel apparaît le prophète Zoroastre selon la tradition. Dans sa vieillesse, après avoir cédé le trône à son fils et s’être retiré pour se consacrer au culte, Lohrasp meurt d’une mort vaillante et tragique, abattu en défendant sa ville contre une attaque touranienne. C’est le roi dont le règne relie l’âge héroïque à l’âge du prophète.

L’héritier inattendu

Le fait le plus remarquable entourant l’avènement de Lohrasp est la manière dont il est choisi. Lorsque le roi idéal Kay Khosrow, las du monde au faîte de sa gloire, décide d’abdiquer et de quitter la terre, il désigne Lohrasp pour héritier, écartant les grands guerriers et les princes du royaume. Ce choix étonne et afflige les héros, qui ne s’attendent pas à voir la couronne revenir à Lohrasp, personnage d’une renommée moins éclatante que les puissants champions de l’époque.

Le vieux Zal, patriarche de la grande lignée héroïque et sage aîné du royaume, est le premier de ceux qui s’opposent à ce choix ; dans la tradition, son objection laisse entendre un certain dédain pour le rang de Lohrasp. Kay Khosrow maintient pourtant sa décision ; un accord finit par être trouvé et la royauté de Lohrasp est acceptée, le grand Zal lui-même s’humiliant, dans un geste marquant de la tradition, pour réparer l’offense causée par son objection. Lohrasp monte ainsi sur le trône par la volonté du roi idéal qui s’en va : un héritier inattendu dont l’avènement ouvre une époque nouvelle et différente dans l’histoire de l’Iran, marquant la fin de l’ancien ordre des héros et le début de ce qui deviendra l’âge du prophète.

Points essentiels

  • Lohrasp est un roi légendaire de l’Iran dans le Shahnameh.

  • Il est choisi pour héritier par Kay Khosrow, à la surprise des héros.

  • C’est un roi pieux et craignant Dieu, qui fonde le feu sacré.

  • Il est le père de Goshtasp et le grand-père d’Esfandiyar.

  • Selon la tradition, le prophète Zoroastre apparaît sous le règne de son fils Goshtasp.

  • Il meurt vaillamment dans sa vieillesse en défendant sa ville contre les Touraniens.

En bref

  • Nom : Lohrasp, également appelé Kay Lohrasp

  • Source : Le Shahnameh, le Livre des rois persan

  • Règne : Après Kay Khosrow, avant Goshtasp

  • Choisi par : Kay Khosrow, qui en fait son héritier inattendu

  • Fils : Goshtasp, ou Vishtaspa, et son cadet Zarir

  • Petit-fils : Esfandiyar, le grand héros

  • Œuvre célèbre : La fondation d’un grand feu sacré

  • Ville associée : Balkh, grand centre du royaume

  • Importance : Le règne qui précède la venue de Zoroastre

  • Mort : Tué en défendant Balkh contre le Touranien Arjasp

Un roi pieux et le feu sacré

Lohrasp est surtout connu comme un roi pieux et craignant Dieu ; c’est à son règne et à sa lignée que l’épopée associe un approfondissement de la dévotion religieuse en Iran. Parmi ses œuvres les plus remarquables figure la fondation d’un grand feu sacré, un temple du feu qui devient un lieu de culte renommé ; sa dynastie est présentée dans la tradition comme vouée à l’adoration de Dieu, marquée par une piété qui la distingue. L’image du feu sacré, cette sainte flamme au cœur de la dévotion iranienne, est étroitement liée au souvenir de Lohrasp.

Cette dévotion façonne la fin de la vie de Lohrasp lui-même. Après avoir régné, puis cédé le trône à son fils, le vieux roi ne s’accroche ni au pouvoir ni aux plaisirs : il se retire pour se consacrer au culte, passant ses journées à prier auprès du feu sacré qu’il a établi. En se détournant ainsi du trône pour le temple, Lohrasp incarne une piété et un renoncement qui annoncent la transformation religieuse imminente, à l’époque de son fils, lorsque la foi de Zoroastre et le culte rendu à Ahura Mazda seront adoptés. Lohrasp, fondateur du feu et roi devenu dévot, est une figure qui convient bien au seuil de cette nouvelle époque de la foi.

Le père de Goshtasp

Lohrasp est le père de deux fils : l’aîné Goshtasp, également appelé Vishtaspa, et le cadet Zarir. C’est par son fils Goshtasp que sa lignée devient l’une des plus célèbres de toute l’épopée. Ambitieux et impatient de monter sur le trône, Goshtasp presse son père de lui céder la succession ; dans la tradition, cette question provoque des tensions entre eux, jusqu’à ce que Lohrasp finisse par céder la royauté à son fils et se retire pour se consacrer au culte.

Par Goshtasp, Lohrasp est également le grand-père du grand héros Esfandiyar, le champion invulnérable dont le combat tragique contre Rostam est l’un des épisodes les plus célèbres de l’épopée. La lignée de Lohrasp donne ainsi naissance à la fois au roi sous lequel apparaît la nouvelle foi et à l’un des héros les plus puissants et les plus tragiques. Le règne de Lohrasp, en lui-même plus paisible que ceux des grands rois guerriers, ouvre la voie à cette génération célèbre au destin lourd de conséquences ; le fait d’être le père de Goshtasp compte parmi les principales raisons pour lesquelles son nom demeure dans la grande chronique des rois.

Le roi avant le prophète

La signification la plus profonde de Lohrasp dans le Shahnameh tient à sa place au seuil d’une nouvelle époque : c’est en effet sous le règne de son fils Goshtasp que la tradition situe la venue du prophète Zoroastre et l’adoption de la foi en Ahura Mazda en Iran. Le règne de Lohrasp et sa dynastie pieuse, vouée à l’adoration de Dieu, marquent la transition entre l’ancien âge héroïque, dominé par les longues guerres contre le Touran, et la nouvelle époque de la foi révélée.

En cela, Lohrasp constitue une charnière de la grande épopée. Avant lui s’étend le monde des premiers rois et des champions suprêmes, l’époque de Kawa et de Faridun, de Rostam et de Kay Khosrow ; après lui, à l’époque de son fils, viennent le prophète et la nouvelle religion, qui apportent un autre type de récit, centré sur la foi et sa défense. Lohrasp lui-même, pieux fondateur du feu sacré devenu dévot dans sa vieillesse, incarne bien ce tournant : sa propre piété préfigure la transformation religieuse que son règne et sa lignée mettent en mouvement. Il est, au sens le plus juste, le roi avant le prophète, au point de rencontre des deux grandes époques du Shahnameh.

Une mort vaillante

La fin de Lohrasp est à la fois tragique et héroïque, digne conclusion de la vie du vieux roi pieux. Après qu’il a cédé le trône à Goshtasp et s’est retiré pour se consacrer au culte, une grande calamité s’abat sur le royaume : le roi touranien Arjasp, ennemi de la nouvelle foi, lance une attaque soudaine et dévastatrice contre la ville de Balkh, alors que Goshtasp est absent et que la ville est privée de son armée. Le vieux Lohrasp, arraché à ses prières par le péril qui menace son peuple, reprend les armes.

Coiffé du casque royal kayanide, le vieux roi part à cheval défendre la ville ; bien que son âge et la chaleur du combat pèsent sur lui, il se bat vaillamment contre l’armée touranienne. Selon la tradition, sans autre armée pour le soutenir que les hommes ordinaires de la ville, il tient bon et combat jusqu’à ce que ses années, la chaleur et ses nombreuses blessures finissent par avoir raison de lui : il tombe de cheval et l’ennemi le tue. Ainsi meurt Lohrasp, le roi pieux devenu dévot, abattu l’épée à la main en défendant son peuple dans sa vieillesse, dans une mort d’une vaillance tragique. Son meurtre compte parmi les outrages que la nouvelle foi et le royaume vengeront un jour ; il demeure l’un des épisodes douloureux et héroïques de l’épopée, la chute d’un vieux roi qui reprend une dernière fois l’épée pour sa ville et son peuple.

Symbolisme et signification

Lohrasp incarne le thème de la transition, le passage d’une grande époque à une autre, qui compte parmi les structures profondes du Shahnameh. Roi régnant entre l’âge d’or héroïque de Kay Khosrow et l’âge du prophète à l’époque de son fils, Lohrasp se tient à une charnière de l’épopée : son règne marque le passage de l’ancien monde des guerres contre le Touran au nouveau monde de la foi révélée. À travers lui, l’épopée montre le mouvement de sa grande histoire d’une époque à l’autre, ainsi que les rois plus discrets qui portent ce mouvement entre les figures les plus imposantes.

Il incarne aussi l’idéal de la royauté dévote et du renoncement pieux. Lohrasp, fondateur du feu sacré, roi adorant Dieu qui se détourne du trône pour une vie de prière dans sa vieillesse, préfigure la transformation religieuse que son règne met en mouvement ; sa mort vaillante dans la défense de sa ville ajoute à cette piété une dimension de sacrifice héroïque. Dans le contraste entre la dévotion paisible de sa vie et la vaillance violente de sa fin, Lohrasp apparaît comme une figure de foi et de courage. Le contempler, c’est contempler la manière dont la grande épopée passe de l’âge des héros à celui de la foi, et rencontrer un roi dont on se souvient pour sa piété, son feu sacré et sa mort courageuse au seuil d’une nouvelle époque.

Lohrasp et les Kurdes

Lohrasp appartient au patrimoine épique commun des peuples iraniens, à la tradition du Shahnameh que les Kurdes partagent avec les Persans et les autres peuples iraniens. Peuple iranien profondément enraciné dans cet univers culturel, les Kurdes sont les héritiers de sa grande succession de rois, dont Lohrasp et la dynastie sous laquelle apparaît, selon la tradition, la foi de Zoroastre, une foi qui fait elle-même partie du patrimoine religieux ancien du monde iranien auquel les Kurdes appartiennent.

Il est juste de dire que Lohrasp, comme les autres rois du Shahnameh, relève de cette tradition iranienne plus large plutôt que d’être une figure spécifiquement kurde : c’est un roi du passé légendaire commun à l’ensemble des peuples iraniens. Les thèmes qu’incarne son histoire, la transition entre les époques, l’idéal de la royauté dévote et l’héroïsme de l’ultime résistance d’un vieux roi, sont néanmoins universels ; ils ont trouvé un écho dans tout le monde culturel iranien, y compris chez les Kurdes, qui chérissent depuis longtemps la grande épopée. À travers Lohrasp, ce patrimoine commun offre le portrait d’un roi au seuil d’une nouvelle époque, un portrait qui appartient à tous les peuples attachés au Livre des rois.

Débats et idées reçues

Pourquoi le choix de Lohrasp comme héritier est-il si controversé ? Dans l’épopée, la surprise et le chagrin des héros devant le choix de Kay Khosrow reflètent la moindre renommée de Lohrasp par rapport aux grands champions et aux princes de l’époque ; le vieux Zal laisse entendre en particulier, dans son objection, un certain dédain pour son rang. Les traditions concernant les origines de Lohrasp ne concordent pas entièrement : certains récits le présentent comme un personnage de condition plus modeste ou plus éloigné de la lignée royale principale. L’épopée souligne que son avènement procède de la volonté du roi idéal qui s’en va, et qu’il ouvre une époque nouvelle et différente, aussi inattendu que ce choix ait pu paraître alors.

Zoroastre apparaît-il pendant le règne de Lohrasp lui-même ? Dans la tradition, la venue du prophète Zoroastre et l’adoption de la nouvelle foi se situent sous le règne de Goshtasp, fils de Lohrasp, et non sous celui de Lohrasp lui-même. Lohrasp est le roi avant le prophète : sa dynastie pieuse, vouée à l’adoration de Dieu, et sa propre piété préparent la voie, mais c’est sous son fils que survient la transformation religieuse. Le Shahnameh, il faut le préciser, ne s’attarde que brièvement sur Zoroastre lui-même, malgré toute l’importance de la foi qui apparaît à cette époque.

L’histoire de Lohrasp relève-t-elle de l’histoire réelle ? Non : Lohrasp appartient aux cycles légendaires du Shahnameh, et non à l’histoire documentée, même si sa lignée est liée à la tradition de la venue de Zoroastre et de l’essor de l’ancienne foi iranienne, qui possède de profondes racines historiques. Il est une figure de la succession légendaire des rois de l’épopée ; son règne, malgré toute son importance comme tournant du récit, relève de la légende plutôt que du fait vérifié. Son histoire s’apprécie comme une légende dynastique et religieuse, marquant la grande transition de l’épopée vers l’âge de la foi.


  • Kay Khosrow : le roi idéal qui choisit Lohrasp pour héritier

  • Zal : le héros âgé qui s’oppose au choix de Lohrasp

  • Esfandiyar : le grand héros, petit-fils de Lohrasp

  • Zoroastre : le prophète qui apparaît sous Goshtasp, fils de Lohrasp

  • Le feu sacré : la sainte flamme que Lohrasp établit et vénère

  • Ahura Mazda : le Dieu suprême de la foi adoptée à cette époque

  • Le Shahnameh : le Livre des rois épique dans lequel apparaît Lohrasp


Questions fréquentes

Qui était Lohrasp dans le Shahnameh ?

Lohrasp, ou Kay Lohrasp, est un roi légendaire de l’Iran dans le Shahnameh, qui règne après le roi idéal Kay Khosrow et avant son propre fils Goshtasp. Choisi pour héritier par Kay Khosrow dans une décision qui surprend les grands héros, il règne en roi pieux, fonde un grand feu sacré et engendre Goshtasp, sous le règne duquel apparaît le prophète Zoroastre. Dans sa vieillesse, il meurt vaillamment en défendant sa ville contre une attaque touranienne. C’est le roi dont le règne relie l’âge héroïque à l’âge du prophète.

Comment Lohrasp devient-il roi ?

Lohrasp devient roi lorsque le roi idéal Kay Khosrow, ayant décidé d’abdiquer et de quitter le monde, le désigne pour héritier, écartant les grands guerriers et les princes. Ce choix étonne et afflige les héros ; le vieux Zal, en particulier, s’y oppose. Kay Khosrow maintient pourtant sa décision, un accord est trouvé et la royauté de Lohrasp est acceptée, ouvrant une nouvelle époque dans l’histoire de l’Iran.

Qui sont les enfants de Lohrasp ?

Lohrasp a deux fils : l’aîné Goshtasp, également appelé Vishtaspa, qui lui succède comme roi, et le cadet Zarir. Par Goshtasp, il est aussi le grand-père du grand héros Esfandiyar, le champion invulnérable dont le combat tragique contre Rostam est l’un des épisodes les plus célèbres de l’épopée. La lignée de Lohrasp donne ainsi naissance à la fois au roi sous lequel apparaît la nouvelle foi et à l’un des plus puissants héros.

Pourquoi appelle-t-on Lohrasp le roi avant le prophète ?

Lohrasp est appelé le roi avant le prophète parce que c’est sous le règne de son fils et successeur Goshtasp que la tradition situe la venue du prophète Zoroastre et l’adoption de la foi d’Ahura Mazda en Iran. Son règne et sa dynastie pieuse, vouée à l’adoration de Dieu, marquent la transition entre l’ancien âge héroïque des guerres contre le Touran et la nouvelle époque de la foi révélée ; sa propre piété préfigure cette transformation. Il se tient au seuil de l’âge du prophète.

Comment Lohrasp meurt-il ?

Après avoir cédé le trône à Goshtasp et s’être retiré pour se consacrer au culte, Lohrasp connaît une fin vaillante et tragique. Le roi touranien Arjasp lance une attaque soudaine contre la ville de Balkh, alors que Goshtasp est absent et que la ville est privée de son armée. Le vieux Lohrasp revêt le casque royal et part à cheval défendre son peuple, combattant courageusement jusqu’à ce que son âge, la chaleur et ses blessures aient raison de lui : il tombe et est tué. Il meurt l’épée à la main, en défendant sa ville dans sa vieillesse.

Lohrasp est-il un personnage historique ?

Non : Lohrasp appartient aux cycles légendaires du Shahnameh, et non à l’histoire documentée, même si sa lignée est liée à la tradition de la venue de Zoroastre et de l’essor de l’ancienne foi iranienne, qui possède de profondes racines historiques. Il est une figure de la succession légendaire des rois de l’épopée ; son règne, important comme tournant du récit, relève de la légende plutôt que du fait vérifié. Son histoire s’apprécie surtout comme une légende dynastique et religieuse.


Références et lectures complémentaires

Kay Lohrasp - Wikipedia (« Kay Lohrasp — Wikipédia »)

Kayanian viii. Kay Luhrasp - Encyclopaedia Iranica (« Les Kayanides, huitième partie : Kay Luhrasp — Encyclopædia Iranica »)

Kayanian Dynasty - Grokipedia (« La dynastie kayanide — Grokipedia »)

Who is Shah Kae Lohrasp? - Ramiyar Karanjia (« Qui est le shah Kae Lohrasp ? — Ramiyar Karanjia »)

The Occultation of Kay Khosrow - I Make Up Worlds (Shahnameh Readalong) (« L’occultation de Kay Khosrow — I Make Up Worlds, lecture suivie du Shahnameh »)

Kay Khosrow - Wikipedia (« Kay Khosrow — Wikipédia »)

Vishtaspa (Goshtasp) - Wikipedia (« Vishtaspa, ou Goshtasp — Wikipédia »)

Shahnameh - Wikipedia (« Le Shahnameh — Wikipédia »)