Qedrîcan, généralement daté de 1911–1972, écrivit poèmes, récits et traductions dans la littérature kurmandji moderne et la presse d’exil.

Panorama de Dêrîk à Mardin : bâtiments, bosquets verts et champs sous des collines sèches en terrasses
Dêrîk, Mardin, Dûrzan Cîrano, 19 novembre 2020, CC BY-SA 4.0. Vue moderne du lieu de naissance, non de la ville de son enfance. © Dûrzan Cîrano · 19 November 2020 · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons.

L’écrivain Abdulkadir Can

Qedrîcan était le pseudonyme d’Ebdilqadir Ezîz Can. Alparslan le fait naître à Dêrîk, Mardin, en 1911, tout en signalant 1916 comme autre date. Il décrit formation pédagogique à Konya, enseignement à Qamishli et Amuda, puis installation à Damas. [1]

Exil et engagements

Alparslan date le passage en Syrie de 1928, le relie au socialisme et au festival de jeunesse de Moscou en 1957, et donne le 9 août 1972 à Damas comme décès. [1]

Les récits et leurs dénouements

Alparslan repère quatorze récits et en étudie douze. Exil, mémoire, structure et dénouements sont centraux. Il identifie Sond et Serencam comme adaptations d’Ömer Seyfettin et traite des récits enchâssés. [1] Adaptation, création originale et souvenir autobiographique ne sont pas automatiquement le même type d’écriture.

Hawar, plus qu’un titre

L’introduction des archives du New York Kurdish Cultural Center date le premier numéro du 15 mai 1932 à Damas et nomme Celadet Alî Bedirxan propriétaire et rédacteur. Elle explique l’alphabet latin et les études de langue, littérature et folklore. Les 23 premiers numéros emploient les écritures latine et arabo-persane ; les suivants, le kurmandji latin. [2] C’est ce monde d’imprimés, d’enseignement et d’échanges qui éclaire Qedrîcan. Les archives offrent cinq numéros de première année issus d’une collection privée, non la série complète.

Lire le désir de retour à Dêrîk

Sara Distribution reproduit Dêrika Çayê Mazî sous le nom de Qedrî Can. La voix s’adresse de loin au lieu natal, rappelle jardins, champs, sources fraîches et paysages nommés, et désire les revoir. Le souhait de voler comme un oiseau donne une image au retour. [3] Les lieux remémorés et le désir de retour donnent au lieu natal sa force affective.

Un recueil documenté

La bibliothèque de l’Institut kurde de Paris catalogue Qedrîcan [Qedrî Can] (1911–1972), compilé par Dîlawer Zengî, Komal, Istanbul, 2004 : 144 pages, kurde du Nord/kurmandji, articles, poèmes, contes et œuvres rassemblées. [4]

Sources et lectures complémentaires

  1. Erdoğan Alparslan, Nirxandinek li ser Çîrokên Qedrîcan, Kurdiname 4 (2021), pp. 176–195; biography and story analysis.
  2. New York Kurdish Cultural Center, Hawar Archive; periodical introduction, alphabet and scope of the five-issue collection.
  3. Sara Distribution, Qedrî Can; reproduced poem Dêrika Çayê Mazî. Text consulted directly; no complete-edition claim.
  4. Kurdish Institute of Paris library, record 13799: Qedrîcan [Qedrî Can] (1911–1972), compiled by Dîlawer Zengî, Komal, 2004.
  5. Dûrzan Cîrano, Dêrika Çiyayê Mazî, 19 November 2020; own photograph, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons.