Avant Damas 1229–1237, Musa gouvernait en Jazira. Rivalités familiales, écoles et livres sont documentés.

Une famille régnante
Musa était fils d’al-Adil et neveu de Saladin. L’inscription donne al-Malik al-Ashraf Muzaffar al-Din Musa, son père al-Adil Abu Bakr et son grand-père Ayyub. [2] [3] Le fond kurde compte ; sa politique relève d’une dynastie à plusieurs centres, pas d’une administration nationale moderne.
Jazira et Akhlat
Kaya propose naissance au Caire 1180 ou à Karak 1182. Édesse et Harran furent ses premières charges ; Akhlat arriva après la mort de son frère al-Awhad en 1210. [1] L’ancienne conquête commune contre l’Arménie cilicienne en 1207 disparaît. Héritage et campagne ne sont pas interchangeables.
Redistribution de 1229
En juillet 1229 al-Nasir Dawud remit Damas à l’alliance Musa–al-Kamil. Musa reçut la ville et céda plusieurs territoires de Jazira, dont Harran et Édesse. [1] Marché territorial familial, non promotion sur un domaine inchangé ni simple effet de l’accord de Jérusalem avec FrédéricII.
Alliance et concurrence
Musa forma ensuite une coalition contre al-Kamil et mourut le 27 août 1237. [1] Son frère al-Salih Ismail lui succéda, non le neveu de l’ancien article ; l’annexe de Salamah place Ismail immédiatement après. [4] La correction du 31 octobre 2026 remplace la stabilité générale par coopération, échanges et concurrence renouvelée.
Deux écoles et un mausolée
Hirschler sépare école chaféite près de la citadelle à l’intérieur des murs et école hanbalite de Salihiyya au Qasyun. Le mausolée de Kallasa près de la mosquée omeyyade était une troisième institution. [2] Photo et bibliothèque ne désignent pas le même bâtiment.
L’inscription du waqf
RCEA 4117,p 78 publie l’inscription du portail :634/1236–37, fondateur Musa, bénéficiaires hanbalites. La moitié de Dayr Ar‘a au Biqa‘ et ses revenus agricoles et financiers sont affectés à la fondation. [3] Financement concret, tandis que les titres élogieux sont présentation royale, non jugement indépendant de justice ou prospérité générale.
Les preuves de la bibliothèque
Hirschler relie les livres du mausolée à la collection royale de Musa et à celle, distincte, d’al-Ashraf Ahmad ; dédicaces et catalogue l’étayent. Le mausolée ouvrit après transfert du corps depuis la citadelle en 1238. [2] Le mécénat avait des limites : Kaya note l’interdiction d’enseignement d’al-Amidi. [1] Soutenir certains savants n’était pas liberté intellectuelle sans restriction.
Sources et lectures complémentaires
- Önder Kaya, el-Melikü’l-Eşref, Mûsâ, TDV İslâm Ansiklopedisi 29 (2004), pp. 64–66; political chronology and patronage.
- Konrad Hirschler, Medieval Damascus: Plurality and Diversity in an Arabic Library — The Ashrafiya Library Catalogue (2016), pp. 17–27, 31–32, 40 and 114; university repository copy.
- Répertoire chronologique d’épigraphie arabe XI, no. 4117, p. 78: Damascus, Dar al-Hadith al-Ashrafiyya, foundation inscription; IFAO scan, Arabic text and French translation.
- Salah Adalaziz Salamah, Medina in the Ayyubid Period and the Shia Influence upon It, University of Leeds PhD (2008), appendix 4, p. 306; Damascus succession.
- Dosseman, Salihiyya monuments, Damascus, 22 September 2008, Wikimedia Commons; CC BY-SA 4.0.