Introduction

Div-e Sepid, le Démon blanc du Mazandaran, est le plus célèbre de tous les démons du Shahnameh, le Livre des rois persan : un chef sorcier géant à la tête des divs, et le dernier et le plus grand adversaire du héros Rostam dans ses célèbres Sept Travaux. Maître de la magie noire qui aveugla et emprisonna un roi et toute son armée, le Démon blanc fut finalement tué par Rostam lors d’un puissant combat dans sa caverne, point culminant de la plus grande épreuve du héros.

Le récit du Démon blanc appartient au cycle des Sept Travaux, ou Haft Khan, de Rostam, la célèbre suite d’épreuves que le héros entreprit pour sauver le roi iranien Kay Kavus et son armée, capturés et aveuglés par les divs du Mazandaran. La mise à mort de Div-e Sepid est le septième et dernier de ces travaux, l’aboutissement de toute la séquence et l’un des exploits suprêmes du plus grand héros de l’épopée.

Comme toutes les figures du Livre des rois, et comme le monde plus vaste des divs, Div-e Sepid appartient à l’héritage mythologique partagé des peuples iraniens, une tradition que les Kurdes ont en commun avec les Persans, les Lors et d’autres peuples du monde iranien. Le démon, le div, est aussi vivant dans le folklore et la langue kurdes que dans toute autre tradition iranienne. Connaître le Démon blanc, c’est rencontrer le plus célèbre des démons de l’épopée et le dernier ennemi de la plus grande épreuve de Rostam, le sorcier géant dont la défaite est le point culminant des Sept Travaux.


Sommaire

Qu’est-ce que Div-e Sepid ?

Les démons du Mazandaran

Points essentiels

Repères

Le roi privé de la vue

Les Sept Travaux de Rostam

Le combat dans la caverne

La guérison des aveugles

Symbolisme et signification

Le Démon blanc et les Kurdes

Débats et idées reçues

Sujets connexes

Questions fréquentes

Références et lectures complémentaires


Qu’est-ce que Div-e Sepid ?

Div-e Sepid, dont le nom signifie simplement le Démon blanc, est le chef géant des divs, les démons du Mazandaran, dans le Shahnameh. Être immense et terrible doté d’une grande force physique et maître de la sorcellerie et de la magie noire, il est le plus redoutable des démons de l’épopée et le plus célèbre d’entre eux. Dans le récit, le Démon blanc et ses divs vainquirent l’armée du roi iranien Kay Kavus, qui avait imprudemment envahi le Mazandaran, et aveuglèrent et emprisonnèrent le roi et ses guerriers. Pour les sauver, le héros Rostam entreprit ses Sept Travaux, les Haft Khan, dont le dernier et le plus grand était la mise à mort du Démon blanc dans sa caverne. Rostam vainquit le démon géant dans un puissant combat et utilisa son sang pour rendre la vue au roi aveuglé et à son armée. Div-e Sepid reste dans les mémoires comme le plus célèbre démon de l’épopée et l’ennemi affronté au point culminant de la plus grande épreuve de Rostam.

Les démons du Mazandaran

Dans le monde du Shahnameh, le pays du Mazandaran n’est pas seulement dépeint comme une province, mais comme un territoire mythifié et hostile, un royaume habité et gouverné par les divs, les démons du mythe iranien. À la tête de ces démons du Mazandaran se trouvait Div-e Sepid, le Démon blanc, chef et souverain géant, le plus puissant de tous les divs de ce sombre royaume.

Le Démon blanc est décrit dans la tradition comme un être d’une taille immense et d’une force physique prodigieuse, mais surtout comme un maître de la sorcellerie et de la nécromancie, capable d’exercer une magie puissante et terrible. Cette magie noire, autant que sa force, faisait du Démon blanc un ennemi si redoutable, car il pouvait susciter des tempêtes et jeter des enchantements qui submergeaient même une grande armée. En tant que chef des démons du Mazandaran, Div-e Sepid commandait les divs de moindre rang de ce royaume, les menant contre les envahisseurs iraniens. Le Mazandaran, dans l’épopée, est donc une terre de démons, un territoire hostile et magique au-delà des limites sûres de l’Iran, et le Démon blanc en est le terrible seigneur. Ce cadre, le pays du Mazandaran hanté par les démons et son chef sorcier, constitue la toile de fond du célèbre récit du roi privé de la vue et des Sept Travaux de Rostam. Les démons du Mazandaran, sous leur chef blanc géant, représentent les forces dangereuses et magiques des terres sauvages et hostiles, les puissances démoniaques que les héros de l’Iran doivent affronter. Div-e Sepid, leur souverain, incarne cette menace démoniaque, le plus puissant et le plus terrible des divs de ce sombre royaume.

Points essentiels

  • Div-e Sepid, le Démon blanc, est le chef géant des divs du Mazandaran.

  • Il est maître de la sorcellerie autant qu’un être doté d’une immense force.

  • Il vainquit, aveugla et emprisonna le roi Kay Kavus et son armée.

  • Rostam entreprit ses Sept Travaux, les Haft Khan, pour les sauver.

  • La mise à mort du Démon blanc est le septième et dernier travail.

  • Rostam utilisa le sang du démon pour rendre la vue au roi et aux guerriers aveuglés.

Repères

  • Nom : Div-e Sepid (le Démon blanc)

  • Type : Un div, chef des démons du Mazandaran

  • Nature : Être géant ; maître de la sorcellerie et de la nécromancie

  • Royaume : Le Mazandaran, le pays hanté par les démons

  • Acte célèbre : Aveugla et emprisonna Kay Kavus et son armée

  • Adversaire : Rostam, le plus grand héros de l’Iran

  • Défaite : Tué par Rostam lors du septième travail

  • Conséquence : Son sang rendit la vue aux aveugles

  • Cycle : Les Sept Travaux (Haft Khan) de Rostam

  • Héritage : La tradition mythologique iranienne partagée

Le roi privé de la vue

Le récit du Démon blanc commence par l’orgueil imprudent du roi iranien Kay Kavus, qui, contre l’avis de ses conseillers, résolut d’envahir le pays du Mazandaran hanté par les démons, attiré par les récits de ses richesses et confiant dans sa propre puissance. Cette invasion irréfléchie allait provoquer un désastre pour le roi et son armée.

Lorsque l’armée iranienne entra au Mazandaran, Div-e Sepid déchaîna sa terrible sorcellerie contre elle. Par sa magie noire, le Démon blanc suscita une grande tempête aveuglante, faite d’obscurité, de grêle et de pierres, qui s’abattit sur les troupes iraniennes et les submergea. Dans la confusion et les ravages de cette tempête magique, l’armée de Kay Kavus fut vaincue, et le roi et ses guerriers furent capturés par les démons. Le Démon blanc aveugla ensuite le roi et son armée, les privant de la vue, et les jeta dans un sombre cachot ou une caverne, impuissants et emprisonnés au pays des démons. Cet aveuglement et cet emprisonnement du roi et de toute son armée furent une catastrophe pour l’Iran, résultat de l’orgueil imprudent de Kay Kavus, et préparèrent le grand sauvetage que seul le plus puissant des héros pouvait accomplir. La perte de la vue du roi est le désastre qui met le récit en mouvement, le péril dont l’Iran doit être délivré, et c’est pour réparer les conséquences de cette catastrophe, pour sauver le roi aveuglé et son armée du pouvoir du Démon blanc, que le héros Rostam allait entreprendre ses célèbres Sept Travaux. L’aveuglement du roi par la sorcellerie du Démon blanc est donc le sombre début du récit, l’acte qui fait du démon le grand ennemi et lance le héros dans sa plus grande épreuve.

Les Sept Travaux de Rostam

Pour sauver le roi aveuglé Kay Kavus et son armée du pouvoir du Démon blanc, le héros Rostam entreprit la célèbre suite d’épreuves connue sous le nom de Sept Travaux, ou Haft Khan, l’une des séquences les plus célèbres de toute l’épopée.

Les Sept Travaux sont une série de sept grands périls que Rostam affronta lors de son voyage au Mazandaran pour sauver le roi, une suite structurée d’épreuves comparable, dans la littérature mondiale, aux Douze Travaux du héros grec Héraclès. En chemin, monté sur son fidèle cheval Rakhsh, Rostam surmonta une succession de dangers : un lion féroce, un désert mortel, un dragon, une sorcière ou enchanteresse et d’autres périls, chacun constituant une épreuve distincte de la force, du courage et de l’ingéniosité du héros. Avec l’aide d’un guide nommé Owlad ou Aulad, qu’il captura et contraignit à le conduire, Rostam traversa ces épreuves en direction du repaire du Démon blanc. Chacun des travaux éprouvait le héros d’une manière différente, et ensemble ils forment une séquence complète et célèbre, qui progresse vers le point culminant du septième et dernier travail. Les Sept Travaux comptent parmi les aventures les plus célèbres de Rostam, démonstration des prouesses du héros face à une série de dangers, et ils sont unis par leur but : le sauvetage du roi aveuglé et de son armée. La séquence culmine dans le septième travail, la confrontation avec le Démon blanc lui-même, la plus grande et la plus dangereuse de toutes les épreuves, vers laquelle converge l’ensemble. Les Sept Travaux encadrent donc le récit du Démon blanc, établissant le démon comme l’ennemi final et suprême au point culminant de la plus grande aventure du héros.

Le combat dans la caverne

Le septième et dernier travail, point culminant de toute la séquence, fut la confrontation de Rostam avec le Démon blanc lui-même dans sa caverne ou son repaire. Guidé jusqu’à la demeure du démon, le héros entra dans la sombre caverne où gisait le géant Div-e Sepid, et le puissant combat s’y engagea.

La bataille entre Rostam et le Démon blanc fut une lutte formidable, car le démon était un être d’une taille immense et d’une grande force, le plus redoutable de tous les ennemis que le héros avait affrontés. Dans l’obscurité de la caverne, les deux géants luttèrent corps à corps et combattirent, le héros opposant sa force et son habileté à la puissance du démon. La tradition rapporte que ce fut un combat difficile et prolongé, la plus grande épreuve de la force de Rostam, mais que le héros finit par l’emporter, portant le coup fatal et tuant le Démon blanc géant. Selon les récits, Rostam tua le démon de son épée ou en le déchirant, et préleva sur son corps le cœur et le foie, ou le sang, qui allaient permettre de guérir le roi aveuglé. Le combat dans la caverne est le point culminant dramatique de tout le récit et des Sept Travaux, le combat suprême dans lequel le plus grand des héros vainquit le plus redoutable des démons. C’est l’une des scènes les plus célèbres du Shahnameh, représentée dans d’innombrables manuscrits illustrés de l’épopée, qui montrent souvent Rostam, vêtu de sa peau de tigre, tuant le grand démon pâle dans la caverne. Le combat dans la caverne, la mise à mort du Démon blanc, est l’aboutissement triomphal de la plus grande aventure de Rostam, la victoire du héros sur le chef sorcier géant des démons.

La guérison des aveugles

La mise à mort du Démon blanc fut non seulement un triomphe en soi, mais aussi le moyen de défaire la catastrophe causée par le démon, car sur le corps de Div-e Sepid tué, Rostam préleva le sang, ou le cœur et le foie, qui allaient rendre la vue au roi aveuglé et à son armée.

La tradition rapporte que la cécité infligée par la sorcellerie du Démon blanc ne pouvait être guérie que par le sang du démon lui-même ; après avoir tué le géant, Rostam préleva donc le sang du cœur et du foie du démon et l’apporta aux captifs aveuglés. Lorsque le sang fut appliqué sur leurs yeux, le roi Kay Kavus et ses guerriers aveuglés retrouvèrent la vue, et les conséquences de l’aveuglement furent enfin réparées. Ayant recouvré la vue, le roi et son armée furent libérés de leur emprisonnement, et le pouvoir des démons du Mazandaran fut brisé. Dans certains récits, Rostam prit la tête du démon tué comme trophée, et il est souvent représenté portant cette tête comme casque. La guérison des aveugles par le sang du démon est le dénouement de tout le récit, l’annulation du désastre que le Démon blanc avait causé et la délivrance du roi et de son armée. C’est une conclusion appropriée aux Sept Travaux, car le but de toute la séquence, le sauvetage du roi aveuglé, est enfin atteint par la mise à mort du démon et le pouvoir guérisseur de son sang. La guérison des aveugles mène le célèbre récit à sa conclusion triomphale : le roi et son armée sont rétablis, les démons du Mazandaran sont vaincus et le héros Rostam est victorieux dans sa plus grande aventure.

Symbolisme et signification

Div-e Sepid incarne avant tout l’adversaire démoniaque suprême, le plus grand et le plus redoutable des ennemis que le héros doit surmonter. Chef sorcier géant des démons et dernier ennemi des Sept Travaux, le Démon blanc représente le défi culminant, l’épreuve ultime de la force et du courage du héros. À travers sa défaite face à Rostam, le récit célèbre le triomphe du héros, ainsi que des forces du bien et de l’ordre, sur la plus grande puissance du mal démoniaque et du chaos.

Div-e Sepid incarne aussi les dangers de l’orgueil imprudent, car ce fut l’invasion irréfléchie et orgueilleuse du Mazandaran par Kay Kavus qui provoqua le désastre de l’aveuglement pour l’Iran : un thème récurrent dans l’épopée, celui du roi insensé dont l’orgueil apporte la ruine, rachetée seulement par la vaillance du héros. Et comme chef des divs, le Démon blanc incarne les puissances démoniaques des terres sauvages et hostiles, les forces de la magie et du chaos que les héros de l’Iran doivent affronter. En tout cela, Div-e Sepid est une figure d’une grande importance, incarnant l’adversaire démoniaque suprême, les dangers de l’orgueil imprudent et les puissances démoniaques du chaos vaincues par le héros. Il est le plus célèbre des démons de l’épopée, le sorcier géant dont la mise à mort est le point culminant de la plus grande aventure de Rostam et l’un des exploits suprêmes du plus grand héros du Shahnameh.

Le Démon blanc et les Kurdes

Div-e Sepid, comme toutes les figures du Shahnameh et comme le monde plus vaste des divs, appartient à l’héritage mythologique partagé des peuples iraniens, une tradition que les Kurdes ont en commun avec les Persans, les Lors et d’autres peuples du monde iranien. Les démons du mythe iranien font partie du fonds ancien et commun de la tradition mythologique iranienne, et le div en particulier est une figure vivante dans l’ensemble des terres iraniennes.

Pour les Kurdes, le démon, le div, est une figure vivante du folklore et de la langue autant que dans toute autre tradition iranienne. En kurde, le mot est dew, qui signifie géant, ogre ou monstre, directement issu de la même ancienne racine avestique, daeva, dont provient aussi le div persan. Le dew, géant ou monstre mangeur d’hommes, est une figure courante des contes populaires kurdes, tout comme les grands démons apparaissent dans l’épopée, et le récit du héros qui tue le démon géant pour sauver les captifs trouve des échos dans les contes des Kurdes et de tous les peuples iraniens. Il est honnête et exact de comprendre Div-e Sepid, et tout le monde des divs, comme une composante de cet héritage iranien partagé, plutôt que comme des éléments exclusivement kurdes ; pourtant, la figure du démon, le dew, est bien vivante dans la tradition kurde, et le récit du héros qui surmonte le démon monstrueux fait partie du fonds commun de mythes et de contes iraniens que les Kurdes partagent avec leurs voisins et apprécient comme leur propre héritage. Le Démon blanc, le plus célèbre des démons de l’épopée, fait donc partie du trésor partagé du mythe iranien dont les Kurdes, en tant que peuple iranien, sont les héritiers aux côtés des autres peuples du monde iranien.

Débats et idées reçues

Div-e Sepid est-il le même qu’Akvan Div ? Non ; ce sont deux démons distincts du Shahnameh, même si tous deux sont des divs vaincus par Rostam. Div-e Sepid, le Démon blanc, est le chef sorcier géant du Mazandaran que Rostam tue par sa force lors du septième travail, au point culminant du récit. Akvan Div est un autre démon, trompeur et métamorphe, d’un épisode distinct, vaincu principalement par la ruse du héros. Il ne faut pas les confondre : ce sont des démons distincts de récits distincts.

Le nom renvoie-t-il à la couleur du démon ? Oui ; le nom Div-e Sepid signifie littéralement le Démon blanc, sepid signifiant blanc, et le démon est ainsi nommé pour son apparence pâle ou blanche. C’est un trait frappant et inhabituel, car le démon est nommé directement d’après sa couleur plutôt que d’après sa cruauté, sa sorcellerie ou son pouvoir. Certains chercheurs ont émis l’hypothèse que le Démon blanc pourrait avoir pour origine un souvenir mythifié de peuples ou de tribus à la peau pâle venus d’au-delà des frontières de l’Iran, transformés en ennemi démoniaque ; mais dans l’épopée, Div-e Sepid est simplement le grand Démon blanc du Mazandaran, le chef sorcier géant des divs.

Le Démon blanc est-il une figure spécifiquement kurde ? Non ; comme toutes les figures du Shahnameh, il appartient à l’héritage mythologique partagé des peuples iraniens, une tradition que les Kurdes ont en commun avec les Persans, les Lors et d’autres peuples du monde iranien. Pourtant, le démon, le div ou dew, est bien vivant dans le folklore et la langue kurdes, issu de la même ancienne racine avestique, et le récit du héros qui tue le démon monstrueux fait partie du fonds commun de mythes et de contes iraniens que les Kurdes partagent avec leurs voisins. Div-e Sepid se comprend donc mieux comme une composante de l’héritage iranien partagé, une figure de la tradition commune plutôt qu’exclusivement kurde, bien qu’il ait toute sa place dans la tradition kurde comme dans toute tradition iranienne.


  • Les divs : les démons du mythe iranien, dont le Démon blanc est le chef

  • Rostam : le plus grand héros de l’Iran, qui tua le Démon blanc

  • Kay Kavus : le roi aveuglé et emprisonné par le Démon blanc

  • Akvan Div : le démon trompeur d’un récit distinct, lui aussi tué par Rostam

  • Ahriman : l’esprit du mal que servent les divs

  • Le Simurgh : le grand oiseau bienveillant de l’épopée

  • Le Shahnameh : le Livre des rois persan, la grande épopée de l’Iran


Questions fréquentes

Qu’est-ce que Div-e Sepid dans le Shahnameh ?

Div-e Sepid, le Démon blanc, est le chef géant des divs, les démons du Mazandaran, dans le Shahnameh. Être immense doté d’une grande force et maître de la sorcellerie, il vainquit, aveugla et emprisonna le roi Kay Kavus et son armée lorsqu’ils envahirent le Mazandaran. Pour les sauver, le héros Rostam entreprit ses Sept Travaux, dont le dernier était la mise à mort du Démon blanc dans sa caverne. Rostam utilisa le sang du démon pour rendre la vue au roi aveuglé et à ses guerriers.

Comment Rostam tua-t-il le Démon blanc ?

Rostam tua le Démon blanc au point culminant de ses Sept Travaux, dans un puissant combat dans la caverne du démon. Guidé jusqu’au repaire, le héros entra dans la sombre caverne où gisait le géant Div-e Sepid, et tous deux y livrèrent un combat difficile et prolongé. Le démon était immense et extrêmement fort, mais Rostam finit par l’emporter, portant le coup fatal et tuant le géant. Il préleva ensuite le sang du cœur et du foie du démon, qui allait guérir le roi aveuglé et son armée.

Pourquoi le Démon blanc aveugla-t-il Kay Kavus ?

Lorsque le roi Kay Kavus, dans son orgueil imprudent, envahit le pays du Mazandaran hanté par les démons contre l’avis de ses conseillers, le Démon blanc déchaîna sa sorcellerie contre l’armée iranienne. Il suscita une grande tempête d’obscurité, de grêle et de pierres qui submergea les troupes, et le roi et ses guerriers furent capturés. Le Démon blanc les aveugla ensuite et les jeta dans un cachot, catastrophe qui déclencha les Sept Travaux de Rostam pour les sauver.

Que sont les Sept Travaux de Rostam ?

Les Sept Travaux, ou Haft Khan, sont une célèbre séquence de sept grands périls que Rostam affronta lors de son voyage au Mazandaran pour sauver le roi aveuglé Kay Kavus et son armée. En chemin, Rostam surmonta un lion, un désert mortel, un dragon, une enchanteresse et d’autres dangers, chacun constituant une épreuve distincte, avec l’aide d’un guide capturé nommé Owlad. La séquence culmine dans le septième et plus grand travail, la mise à mort du Démon blanc, point culminant de toute l’aventure.

Div-e Sepid est-il le même qu’Akvan Div ?

Non ; ce sont des démons distincts du Shahnameh, même si tous deux sont des divs vaincus par Rostam. Div-e Sepid, le Démon blanc, est le chef sorcier géant du Mazandaran, tué par la force lors du septième travail, au point culminant du récit. Akvan Div est un autre démon, trompeur et métamorphe, d’un épisode distinct, vaincu principalement par la ruse du héros lorsqu’il projeta Rostam dans la mer. Il ne faut pas les confondre : ce sont des démons distincts de récits distincts.

Le Démon blanc est-il une figure kurde ?

Div-e Sepid appartient à l’héritage mythologique partagé des peuples iraniens, une tradition que les Kurdes ont en commun avec les Persans, les Lors et d’autres peuples du monde iranien, plutôt que d’être une figure exclusivement kurde. Pourtant, le démon, le div ou dew, est bien vivant dans le folklore et la langue kurdes, issu de la même ancienne racine avestique, et le récit du héros qui tue le démon monstrueux fait partie du fonds commun de mythes et de contes iraniens que les Kurdes partagent avec leurs voisins.


Références et lectures complémentaires

Div-e Sepid — Wikipédia

Rostam’s Seven Labours (« Les Sept Travaux de Rostam ») — Wikipédia

Rostam slays the White Div (« Rostam tue le Div blanc ») — Fitzwilliam Museum / Royal Asiatic Society

Div — Encyclopaedia Iranica

Shahnameh — Encyclopaedia Iranica

Kurdish-History.com : les divs

Kurdish-History.com : Rostam

Kurdish-History.com : Akvan Div