Baḍ, aussi écrit Badh, Bad ou Baz, établit un pouvoir kurde avant sa mort en 990. Ses campagnes et le règne ultérieur des fils de Marwan expliquent les dates de fondation divergentes.

Silvan moderne, ancienne Mayyafariqin, avec maisons, arbres et mince minaret au pied de collines rocheuses sèches
Silvan,23 juin 2010, photographie de Dûrzan cîrano. Contexte géographique actuel, ni portrait de Baḍ ni preuve de bâtiments datant de son règne. © Dûrzan cîrano · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons. Resized.

Des sources inégales

Yaz et Ünalan situent ses débuts dans les montagnes Bahesma entre Hizan et Maden et soulignent les contradictions documentaires. [1] Badh, Bad et Baz sont des formes du nom, pas nécessairement des personnes différentes. Naissance, enfance et héritages précis restent incertains. Les affiliations tribales médiévales ne prouvent pas une généalogie biologique continue pour les groupes actuels.

Berger, pillard ou guerrier frontalier ?

Les auteurs discutent le récit d’Ibn al-Athir : un berger attire des partisans en distribuant de la viande. Ils en doutent et privilégient le commandement tribal et la guerre frontalière. [1] Cela demeure une interprétation. Les termes de raid et de guerre religieuse reflètent aussi le narrateur. Apparence et charisme supposé ne remplacent pas les preuves de ressources, de partisans et de contrôle.

Pourquoi plusieurs fondations ?

L’étude explique le rôle des monnaies datées 373 AH, données comme 983, dans la datation habituelle. Elle propose une autonomie naissante vers 978, avant l’expansion suivant la mort d’Adud al-Dawla en 983. [1] La monnaie n’a pas été inspectée ici. Premier objet conservé, rupture avec un supérieur et prise de capitale sont des étapes différentes.

Expansion et contrôle changeant

Tufantoz décrit l’avancée vers Mayyafariqin et Amid, puis une occupation brève de Mossoul en 984 après des victoires sur les Bouyides. Un accord avec eux suivit. [2] Ce sont des rapports de concurrence variables, pas un contrôle permanent partout. L’étendue maximale de la dynastie ultérieure ne doit pas être projetée sur chaque année de Baḍ.

Mort et changement de nom dynastique

Tufantoz date sa mort dans la lutte pour Mossoul de 380 AH/990 ; Abu Ali Hasan ibn Marwan prit ensuite Hisn Kayfa et Mayyafariqin. [2] L’introduction publiée de Hillenbrand nomme les Hamdanides et Uqaylides dans la coalition adverse. [3] Marwan, père du successeur, donna son nom à la dynastie. Baḍ peut être précurseur tandis qu’Abu Ali est le premier souverain d’une succession définie plus étroitement.

Séparer les réalisations ultérieures

Hillenbrand date cette dynastie de 990–1085 et distingue Abu Ali, Mumahhid al-Dawla Said et Nasr al-Dawla Ahmad. Inscriptions et monnaies apportent des sources matérielles. [3] Tous les bâtiments et institutions postérieurs ne reviennent pas à Baḍ. Son pouvoir militaire frontalier contribua à un ordre régional nouveau, sans constituer un programme national moderne.

Sources et lectures complémentaires

  1. Arafat Yaz and Sıddık Ünalan, Mervânî Devleti’nin Kuruluşu, Şarkiyat 11/3(2019), pp.1200–1212. DOI 10.26791/sarkiat.634099. Especially 1200–1204 and 1208–1210; source criticism and proposed earlier foundation.
  2. Abdurrahim Tufantoz, Mervânîler, TDV İslâm Ansiklopedisi 29(2004), pp.230–232. Expansion, Buyid relations, death and succession.
  3. Carole Hillenbrand, Marwanid Inscriptions, in Inscriptions of the Medieval Islamic World(2023), pp.264–282; online 2025. Published summary/introduction consulted, not the restricted full chapter.