La carrière de Bedri reliait les Bedirhani à la Syrie et à Istanbul. L’étude des mémoires corrige aussi la date souvent répétée de sa mort.

Photographie en noir et blanc du port d’Héraklion au-delà des toits, avec voiliers, forteresse de pierre et jetée courbe
Port d’Héraklion, Giuseppe Gerola, vers 1900–1902. Cadre de l’ancien exil familial ; cette photographie tardive ne montre ni Bedri ni l’arrivée de sa famille. Giuseppe Gerola · Heraklion municipal archive, via Wikimedia Commons · Public domain.

Famille et exil

Ahmed Bedri était un fils de Bedir Khan Beg. Henning cite son dossier administratif : Cizre, 1264 AH, soit 1847–1848. Kardam le nomme aussi parmi les cinq fils arrivés à Héraklion en octobre 1847. Aucun anniversaire précis ne peut en être déduit. Les archives étudiées par Kardam décrivent surveillance, biens confisqués et versements tardifs en Crète. [1] [2]

Une carrière administrative

Bedri entra au service en 1871. Il recruta des volontaires pour la guerre de 1877–1878, puis remit leur commandement à un autre officier. Ses postes comprirent Quneitra en 1880, Safed en 1881–1882, puis des fonctions supérieures dans le Hawran, à Hama et Tripoli. Il rejoignit le Conseil d’État à Istanbul en 1900. Winter situe cette carrière parmi les liens locaux syriens de la famille : emplois, maisonnées et terres. [1] [3]

Le regard du gendre

Mehmed Salih épousa Samiye en 1890 et vécut dans la dépendance économique de Bedri. Ses mémoires dénoncent des études empêchées et la corruption. Henning examine cette position et le contraste entre le soutien de Bedri à Abdülhamid II et les sympathies de Salih pour l’opposition. Les accusations doivent rester attribuées. [4]

Rhodes et décès à İzmir

Après l’assassinat de Rıdvan Pacha, Bedri perdit son poste en 1906 et fut exilé à Rhodes. Il ne faisait pas partie des parents jugés à Tripoli en Libye. Après 1908, il revint, salarié mais sans nouvel emploi. L’étude des mémoires par Henning situe explicitement sa mort à İzmir à l’automne 1914 et évoque Salih s’occupant des funérailles. Cela corrige l’année 1911 sans preuve et l’inhumation prétendue à Constantinople. [1] [4]

Sources et lectures complémentaires

  1. Barbara Henning, Narratives of the History of the Ottoman-Kurdish Bedirhani Family (2018), pp. 185–195: personnel file BOA DH.SAİD 2.448, offices, patronage and exile.
  2. Ahmet Kardam, “Emir Bedir Khan: Exile Years,” Études kurdes: original Ottoman archival research and the 1847 household list.
  3. Stefan Winter, “The Other Nahḍah: the Bedirxans, the Millis and the Tribal Roots of Kurdish Nationalism in Syria,” Oriente Moderno 86/3 (2006), pp. 461–474, especially p. 465.
  4. Barbara Henning, “Die Erinnerungen Meḥmed Sāliḥ Bedirḫāns,” pp. 381–413, especially pp. 392–396, 405–407: memoir analysis; p. 394 explicitly dates Bedri’s death to autumn 1914 in İzmir.
  5. Giuseppe Gerola, Heraklion harbour, circa 1900–02; public-domain photograph sourced to the Heraklion municipal archive.