Erbil, Hewlêr en kurde, associe Arbela antique, mécénat médiéval, quartiers ottomans et déplacements modernes. Son histoire s’étend de la citadelle à la plaine.

Long alignement de maisons de la citadelle d’Erbil sur une colline herbeuse, avec voitures et piétons dans la rue en contrebas
Citadelle et rue environnante, 3 mai 2018. Sarbast.T.Hameed, CC BY-SA 4.0. Vue urbaine datée. Sarbast.T.Hameed · CC BY-SA 4.0.

Hewlêr et la plaine

Erbil, Hewlêr en kurde, est la capitale de la Région du Kurdistan d’Irak et le siège de son Conseil des ministres. [1] Le programme archéologique étudie la plaine entre les deux Zab. Ville, gouvernorat et zone de prospection sont des unités distinctes, aux superficies et populations différentes. [2]

Arbela et Ishtar

Hansman associe Arbela à l’assyrienne Arbailu et à un carrefour de routes est–ouest et nord–sud. Les inscriptions royales relient la ville à Ishtar, Dame d’Arbel, important centre religieux. Noms écrits, couches enfouies et bâtiments conservés constituent des preuves différentes. [3]

L’archéologie au-delà du tell

Le rapport de 2021 recense 728 sites sur sept campagnes. Collecte de surface, anciennes vues aériennes et satellitaires, cartographie et drones sont associés. Les résultats comprennent du matériel Uruk du quatrième millénaire avant notre ère, des villes de l’âge du Bronze et de grands habitats peu denses de la fin sassanide ou du début islamique. [2] Croissance urbaine et routes menacent le paysage archéologique. Les découvertes régionales ne prouvent ni date précise de fondation ni occupation ininterrompue de chaque couche de la citadelle. [2]

La ville de Gökböri

Bezer date le dernier règne de Gökböri à Erbil de 1190–1233. Sa carrière est liée à Saladin et aux dynasties régionales. Elle décrit réparation des défenses et rues, marchés, hôpital, madrasa et institutions d’aide. [4] Les grands Mawlid attiraient savants et visiteurs, après des célébrations fatimides antérieures au Caire. À sa mort en 1233, faute de successeur masculin et selon son legs, ses territoires passèrent au calife abbasside. [4]

La citadelle ottomane

UNESCO inscrit la citadelle en 2014. L’évaluation souligne les couches archéologiques et les ruelles et impasses ottomanes rayonnant de la grande porte. Les hautes façades du dix-neuvième siècle remplacent des fortifications antérieures. [5] Le texte reconnaît aussi l’interruption de la vie résidentielle. Préserver implique les anciens habitants et la ville alentour. L’ancienneté se décrit par les preuves, avec prudence envers un titre absolu de plus vieille ville du monde. [5]

Ankawa et les déplacements de 2014

Les institutions d’Ankawa accueillirent des personnes fuyant Mossoul et la plaine de Ninive pendant l’attaque de Daech en 2014. Le compte rendu diocésain chaldéen pour 2014–2020 décrit l’ouverture d’églises, nourriture, matelas et soins bénévoles. [6] Il documente aussi aide au loyer, écoles et locaux temporaires pour l’université de Hamdaniya. Ce sont les propres registres du prestataire humanitaire, sans recensement actuel d’Erbil ou Ankawa. [6]

Église chaldéenne catholique Saint-Joseph d’Ankawa, avec croix, façade de pierre claire, fenêtres rondes et portail métallique à motifs
Saint-Joseph, Ankawa, 13 mai 2018. Levi Clancy, CC0. Vue ultérieure de l’église, sans montrer l’urgence de 2014. Levi Clancy · CC0.

Le référendum de 2017

Ján Kubiš décrit au Conseil de sécurité le 22 novembre 2017 le référendum du 25 septembre dans la Région et les territoires disputés. Il rapporte les opérations fédérales depuis le 16 octobre à Kirkouk et de nouveaux déplacements. [7] Le briefing mentionne la décision judiciaire du 20 novembre déclarant le référendum inconstitutionnel et annulant ses effets. Aéroports, salaires, budget et pétrole faisaient l’objet de négociations. Ce compte rendu daté ne décrit pas tous les événements ultérieurs. [7]

Conservation et histoire vivante

UNESCO annonce en octobre 2025 un projet pour la citadelle avec dix millions de dollars de KAR New Ventures Limited. Conservation, réhabilitation, accès et participation culturelle étaient des objectifs, sans preuve de restauration achevée partout. Les liens des habitants avec la citadelle font partie de l’histoire urbaine. [8]

Sources et lectures complémentaires

  1. Kurdistan Regional Government, official government site and Council of Ministers address in Erbil; consulted 23 October 2026.
  2. Jason Ur et al., “The Erbil Plain Archaeological Survey: Preliminary Results, 2012–2020,” Iraq 83 (2021), pp. 205–243; author’s published abstract and p. 238 on threats to the landscape.
  3. John F. Hansman, “Arbela,” Encyclopaedia Iranica II/3 (1986), pp. 277–278; opening paragraphs on names, routes and Ishtar.
  4. Gülay Öğün Bezer, “Kökböri,” TDV İslâm Ansiklopedisi (2002): rule at Erbil, institutions, Mawlid and succession.
  5. UNESCO World Heritage Centre, Erbil Citadel: 2014 inscription and statement of Outstanding Universal Value, urban form and residential discontinuity.
  6. Ankawa Humanitarian Committee, “The Chaldean Archdiocese of Erbil: A Journey of Faith and Service Since 2014,” account of relief programmes, 2014–2020.
  7. Ján Kubiš, UN Security Council briefing, 22 November 2017: referendum, federal operations, court decisions and negotiations.
  8. UNESCO, “UNESCO launches new initiative to revitalize Erbil Citadel World Heritage Site,” October 2025; announcement of funding and programme aims.