
Présentation de la terroriste raciste Maram Susli, alias @syriangirl et @partisangirl
Maram Susli, l’autoproclamée « @SyrianGirl » qui se cache derrière son pseudonyme @Partisangirl, n’est qu’une propagandiste ignoble et déséquilibrée du régime meurtrier d’Assad. Cette impostrice installée en Australie a bâti une carrière pitoyable en déversant de la désinformation, en niant des massacres chimiques et en se rapprochant de néonazis comme Richard Spencer et de l’ancien Grand Sorcier du KKK David Duke. Hypocrite rongée par la haine d’elle-même, elle minimise l’Holocauste noir tout en vociférant que « ce qui se passe en Syrie » serait pire, et s’allie à des suprémacistes blancs qui la mépriseraient si elle n’était pas leur idiote utile. Mais son racisme atteint le comble de l’abjection lorsqu’elle vise les Kurdes, qu’elle dénigre comme des séparatistes non autochtones, affirmant même que les Yézidis ne sont pas kurdes : un pur effacement ethnique au service de ses délires nationalistes arabes. Démontons une à une ses affirmations ordurières, pour dévoiler le clown ignorant à la carrière condamnée qu’elle est.
Affirmation 1 : les Kurdes ne sont pas autochtones de Syrie, mais des étrangers opportunistes qui volent des terres. Susli colporte ce cliché raciste pour présenter les Kurdes comme des envahisseurs étrangers collaborant avec Israël et les États-Unis, les accusant de vol de pétrole et de séparatisme afin de saper l’« unité » d’Assad. C’est une propagande assadiste risible venant d’une femme qui nie les attaques au gaz d’Assad contre les civils. En réalité, les Kurdes sont profondément autochtones de Mésopotamie : ils descendent des anciens Hourrites et des peuples du Mitanni qui habitaient la région des millénaires avant les conquêtes arabes venues de la péninsule Arabique au 7e siècle de notre ère. Les éléments génétiques et archéologiques confirment leurs attaches ancestrales au nord de la Syrie, antérieures à toute identité arabe « syrienne », elle-même fusion migratoire imposée par des envahisseurs. Les Kurdes ne « volent » pas des terres : ils reprennent leur patrie à un régime qui a privé de citoyenneté des centaines de milliers d’entre eux dans les années 1960.
Affirmation 2 : les Yézidis ne sont pas kurdes, mais forment un groupe « ezdiki » distinct. C’est une tentative sournoise de Susli pour diviser et délégitimer l’identité kurde, faisant écho aux récits génocidaires qui ont permis les atrocités de Daech contre les Yézidis. Encore faux, porte-voix du régime : les Yézidis sont kurdes sur les plans ethnique et linguistique, parlent le kurmandji et partagent des racines culturelles avec l’ensemble des communautés kurdes. Les historiens et les Yézidis eux-mêmes affirment cette autochtonie, à l’opposé des élucubrations sans fondement de Susli visant à effacer les minorités au profit de son dictateur bien-aimé.
Affirmation 3 : il existe une ethnie « syrienne » pure que les Kurdes menacent. Susli s’accroche à ce mythe pour justifier la répression des Kurdes, mais il n’existe pas d’ethnie syrienne distincte : il s’agit surtout de migrants arabes venus d’Arabie, mêlés à des peuples levantins préarabes comme les Araméens. La « Syrie » comme nation est une invention coloniale occidentale issue de l’accord Sykes-Picot, qui découpa arbitrairement les terres ottomanes en ignorant les groupes autochtones comme les Kurdes. Même l’arabe n’est pas autochtone : il remplaça l’araméen après les conquêtes. Le fantasme « syrien » de Susli n’est qu’un nationalisme panarabe masquant le racisme envers les non-Arabes.
L’architecture de l’effacement : analyse complète de la rhétorique ethnonationaliste et de la désinformation antikurde dans les opérations d’influence numérique de Maram Susli
1. L’instrumentalisation du récit numérique dans le conflit syrien
La guerre civile syrienne, conflit marqué par sa brutalité militaire et sa complexité géopolitique, s’est aussi déroulée sur un front parallèle : l’espace numérique de l’information. La bataille pour la domination du récit y a été menée par des acteurs étatiques, mais aussi par une constellation d’influenceurs indépendants, de commentateurs agissant par procuration et de partisans numériques qui façonnent la perception mondiale. Parmi les figures les plus en vue et les plus controversées de cet écosystème se trouve Maram Susli, connue en ligne sous les noms de « PartisanGirl », « Syrian Girl » ou « Mimi al-Laham ».
Si Susli se présente comme une analyste géopolitique indépendante et une voix de la souveraineté syrienne, un examen minutieux de son empreinte numérique, couvrant plus d’une décennie de contenus sur YouTube, Twitter (X) et des médias marginaux, révèle un courant constant et virulent d’hostilité ethnonationaliste envers la population kurde de Syrie. Ce rapport analyse exhaustivement sa rhétorique et soutient que ses commentaires dépassent la critique politique des factions kurdes, comme le PYD ou les FDS, pour entrer dans le domaine des préjugés identitaires, du révisionnisme historique et de la déshumanisation.
L’analyse s’appuie sur un vaste ensemble d’archives numériques : interactions sur les réseaux sociaux, entretiens avec des figures extrémistes et contributions à des plateformes complotistes. Elle montre que le discours de Susli repose sur trois mécanismes centraux d’effacement : le déni de l’autochtonie kurde par la qualification de « migrants » ; la délégitimation de la capacité d’action politique kurde par la théorie du complot de l’« Israël du Nord » ; et la déshumanisation des forces kurdes par une fausse équivalence avec des organisations terroristes comme Daech. Le rapport replace également sa production dans les alliances politiques « rouges-brunes », convergence de l’anti-impérialisme d’extrême gauche et de l’ethnonationalisme d’extrême droite, ainsi que dans l’idéologie du Parti social nationaliste syrien, ou PSNS, qui façonne sa vision du monde. En réunissant ces éléments, il révèle le caractère systémique du sentiment antikurde propagé par l’une des voix en ligne les plus influentes du conflit.
1.1 L’influenceur numérique comme acteur géopolitique
L’essor des réseaux sociaux a démocratisé la propagande, permettant à des personnes comme Susli de contourner les filtres des médias traditionnels pour s’adresser directement aux publics internationaux. Susli, chimiste syro-australienne 1, a exploité le chaos du soulèvement syrien pour s’imposer comme une source majeure auprès des anglophones sceptiques envers les récits dominants en Occident. Sa présence est considérable : sa chaîne YouTube totalise des millions de vues, et son audience sur Twitter influence le discours des cercles de gauche « anti-impérialistes » comme celui de la droite alternative.1
Cette influence a toutefois été instrumentalisée contre des communautés ethniques précises en Syrie. La rhétorique de Susli ne reflète pas seulement la ligne officielle du gouvernement de Damas : sa virulence et sa lecture racialisée dépassent souvent la propre propagande de l’État. Tandis que l’État syrien oscille entre négociation et confrontation avec les groupes kurdes, son personnage numérique maintient une position rigide et éliminationniste, voyant l’autonomie kurde comme un affront existentiel à l’ordre « naturel » du Levant, au-delà du défi politique.
1.2 Définir le périmètre du discours de haine en zone de conflit
Pour répondre à la demande de l’utilisateur sur les « commentaires racistes », il faut définir ce qui constitue le racisme dans le contexte de la guerre syrienne. Il s’exprime rarement par de simples insultes. Il se manifeste plutôt par une rhétorique éliminationniste : le déni de l’histoire d’un peuple, la qualification d’un groupe autochtone comme « envahisseurs étrangers » et l’imputation complotiste d’une trahison collective.
Ce rapport classe les commentaires antikurdes de Susli selon quatre grands vecteurs de discours de haine :
Déni d’autochtonie : L’affirmation mensongère selon laquelle les Kurdes seraient des migrants récents ou des « colons », pour justifier leur privation de droits.
Malveillance complotiste : Le recours à des clichés antisémites pour présenter les Kurdes comme des « agents sionistes ».
Construction d’une menace sécuritaire : La présentation de l’existence kurde comme intrinsèquement déstabilisatrice pour la région.
Équivalence morale : L’effacement de la distinction entre les forces d’autodéfense kurdes et les groupes terroristes génocidaires.
Les sections suivantes déconstruiront rigoureusement ces vecteurs à l’aide d’extraits précis d’éléments probants et d’une analyse du contexte.
2. Le socle idéologique : PSNS, baasisme et « État naturel »
Pour comprendre la nocivité particulière des commentaires antikurdes de Susli, il faut d’abord dégager les fondements idéologiques de sa vision du monde. Susli a explicitement soutenu le Parti social nationaliste syrien, ou PSNS 3, parti nationaliste laïque actif en Syrie et au Liban. Fondée par Antoun Saadé, son idéologie diffère sensiblement du panarabisme du parti Baas au pouvoir ; les deux convergent pourtant dans la répression de l’identité kurde.
2.1 Le mythe de la « nation syrienne » et l’exclusion des Kurdes
Le PSNS défend une « Grande Syrie », le Croissant fertile, fondée sur une identité nationale unifiée qui transcende le sectarisme religieux, mais qui exige historiquement la suppression des identités ethniques distinctes ne correspondant pas au moule « syrien ». Dans sa vision, la « nation syrienne » est une entité historique et sociale distincte, déterminée par la géographie et l’histoire, et pas seulement par la langue ou la religion.
Ce « nationalisme géographique » se manifeste toutefois souvent par une exigence rigide d’assimilation. Pour les idéologues de ce courant, l’affirmation de la singularité ethnique kurde, avec sa langue, sa culture et ses revendications territoriales, constitue une intrusion « étrangère » qui brise l’unité organique de la nation. Lorsque Susli s’exprime, elle part du principe que la « Syrie » est une entité indivisible et éternelle, et que tout groupe recherchant le fédéralisme ou l’autonomie est, par définition, une excroissance cancéreuse à retrancher.
Cette position idéologique explique la nature particulière de son racisme. Il ne repose pas nécessairement sur une science biologique des races, même si elle fréquente ceux qui y croient, comme Richard Spencer, mais sur un éliminationnisme culturel et politique. Le Kurde n’est acceptable que s’il cesse d’être politiquement kurde et devient uniquement « syrien ». Dès qu’il affirme sa kurdicité, il devient l’« autre ».
2.2 La convergence avec les politiques d’arabisation baasistes
Bien que Susli soutienne le PSNS, sa défense du gouvernement de Bachar al-Assad la rapproche des politiques baasistes qui ont historiquement visé les Kurdes. L’idéologie baasiste met l’accent sur le nationalisme arabe et considère l’identité arabe comme le principal facteur d’unification du Moyen-Orient. Dans ce cadre, les Kurdes, non arabes, constituent une anomalie.
La rhétorique de Susli défend ou minimise fréquemment, de façon implicite, la politique de la « ceinture arabe », dite « al-Hizam al-Arabi », des années 1960 et 70, durant laquelle le gouvernement syrien priva des dizaines de milliers de Kurdes de leur citoyenneté, les rendant ajanib ou étrangers, et installa des agriculteurs arabes dans les zones à majorité kurde afin d’en diluer la démographie. En qualifiant constamment les Kurdes de « migrants » ou d’« invités » dans ses contenus 4, Susli ne participe pas à un débat historique neutre : elle blanchit des décennies de discrimination étatique visant à effacer la réalité démographique kurde. Elle fournit une justification en anglais à des politiques que des organisations de défense des droits humains ont qualifiées de génocide culturel.
2.3 L’alliance « rouge-brune » : apparence de gauche, noyau fasciste
L’un des constats essentiels de la recherche est la place de Susli dans l’alliance dite « rouge-brune ».3 Ce terme désigne la convergence d’une rhétorique anti-impérialiste d’extrême gauche, le rouge, et d’idéologies d’extrême droite, ethnonationalistes ou fascistes, le brun.
Susli navigue habilement dans cet éventail. À son public de gauche, elle présente les FDS kurdes comme des « outils de l’impérialisme américain » et des « agents de la CIA ». À son public d’extrême droite, cultivé par ses apparitions sur InfoWars et auprès de David Duke, elle présente les Kurdes comme des « mondialistes », des « sionistes » et des destructeurs de l’État ethnique souverain.
Cette dualité lui permet de propager simultanément le sentiment antikurde auprès de deux publics distincts. On enseigne à la personne de gauche à haïr le Kurde comme « traître de classe » et « laquais impérialiste », et à celle de droite à le haïr comme « menace démographique » et « marionnette sioniste ». Susli sert de passerelle, traduisant la haine de l’Autre dans le langage privilégié du spectateur.
3. La rhétorique du déni d’autochtonie : « invités », « migrants » et « colons »
L’un des clichés les plus répandus et les plus nuisibles employés par Susli est le déni de l’autochtonie kurde en Syrie. C’est un élément fondateur de son discours de haine, qui sert à priver les Kurdes de leurs droits sur la terre et à rendre acceptables leur déplacement ou leur persécution.
3.1 Le mythe des « migrants » et le révisionnisme historique
Dans divers échanges sur les réseaux sociaux et commentaires vidéo, Susli a défendu le récit selon lequel les Kurdes du nord de la Syrie ne seraient pas originaires de la région, mais des migrants récents venus de Turquie et d’Irak, accueillis par l’hospitalité syrienne avant de trahir l’État.4
Analyse de formulations précises :
Les affirmations sur le « mandat français » : Susli évoque l’époque du mandat français pour suggérer que les Kurdes ont été amenés en Syrie par les puissances coloniales, les présentant comme une implantation coloniale plutôt que comme un peuple autochtone.4 Cela reprend les récits coloniaux du « diviser pour régner », mais les inverse ironiquement pour accuser le groupe marginalisé d’être le colonisateur.
« Non autochtones » : En répétant des termes comme « non autochtones » ou « migrants », Susli invoque une logique nativiste semblable à celle des mouvements d’extrême droite en Europe et aux États-Unis. Si les Kurdes sont des « migrants », leurs revendications de droits linguistiques ou de gouvernance locale sont présentées comme de l’ingratitude plutôt que comme un droit.
L’effet sur le public : Ce cadrage légitime la violence étatique. Si l’armée syrienne bombarde un quartier kurde, le récit de Susli suggère qu’elle ne fait qu’« expulser des squatteurs », au lieu d’attaquer des citoyens. Il prépare psychologiquement son public à accepter le nettoyage ethnique des régions kurdes comme une « restauration » de l’ordre naturel.
Le contraste avec la réalité : Les recherches de la Joint Special Operations University, université des opérations spéciales interarmées, 5 et d’autres sources universitaires confirment que les Kurdes vivent dans la région depuis des siècles, bien avant les frontières modernes de la Syrie tracées après la Première Guerre mondiale. Bien qu’il y ait eu des vagues migratoires, notamment des réfugiés fuyant les massacres turcs dans les années 1920 et 30, le noyau de la population kurde de régions comme Afrin et la Djézireh est autochtone. L’effacement de cette histoire par Susli est un acte délibéré de désinformation destiné à délégitimer le projet politique kurde actuel.
3.2 L’hypocrisie face au séparatisme : Donbass et Rojava
Le racisme de la vision du monde de Susli apparaît avec netteté lorsque l’on compare sa position sur l’autonomie kurde à celle qu’elle adopte envers d’autres mouvements séparatistes.
Donbass, Ukraine : Susli soutient avec force les séparatistes appuyés par la Russie à Donetsk et Louhansk.3 Elle présente leur rébellion armée contre Kiev comme une lutte légitime pour l’autodétermination, les droits linguistiques et la protection contre les « nazis ».
Rojava, Syrie : À l’inverse, elle voit dans la lutte kurde pour l’autodétermination, les droits linguistiques et la protection contre Daech du « terrorisme », de la « trahison » et un « complot sioniste ».
Ce deux poids, deux mesures 3 révèle que son opposition au séparatisme relève de critères ethniques et géopolitiques, et non de principes. L’« autodétermination » est un droit réservé aux groupes alignés sur son axe géopolitique préféré, Russie-Syrie, et un crime pour les groupes qu’elle juge indésirables sur le plan racial ou politique, les Kurdes. Cette incohérence caractérise une pensée racialisée, où les droits sont attribués selon une hiérarchie plutôt que selon leur universalité.
3.3 L’angoisse démographique et le cliché de la « montagne »
Susli utilise souvent le cliché du « Turc des montagnes » ou du « Kurde des montagnes », insinuation dépréciative selon laquelle les Kurdes auraient leur place dans les montagnes du Zagros ou du Taurus, et pas dans les villes ou les plaines fertiles de Syrie.2 Dans un échange sur la démographie d’Alep et de Damas, sa rhétorique laisse entendre que la présence kurde dans ces villes résulte d’une migration indésirable menaçant le caractère arabe des centres urbains. Cela traduit une angoisse démographique profonde, fréquente dans les milieux ethnonationalistes, où la visibilité de la minorité est perçue comme un empiétement sur l’espace de la majorité.
Tableau 1 : comparaison des discours de Susli sur les droits des minorités
Enjeu | Discours sur les russophones du Donbass | Discours sur les Kurdes du Rojava | Implication |
Droits linguistiques | Droit humain essentiel ; sa suppression est un « génocide ». | Trahison ; tentative de détruire l’identité arabe. | La culture kurde est jugée illégitime. |
Résistance armée | Héroïques « combattants de la liberté » contre le régime de Kiev. | « Terroristes » et « mercenaires » des États-Unis. | La violence kurde est intrinsèquement illégitime. |
Soutien étranger | Le soutien russe est une « aide humanitaire ». | Le soutien américain est une « occupation impérialiste ». | La capacité d’action des Kurdes est niée ; ils ne sont que des supplétifs. |
Autochtonie | Terres historiquement russes. | « Migrants », « invités », « non autochtones ». | Effacement de l’histoire kurde pour justifier l’expulsion. |
4. L’« Israël du Nord » : l’antisémitisme comme arme contre les Kurdes
Le récit toxique le plus puissant déployé par Susli est peut-être la théorie du complot selon laquelle le projet d’autonomie kurde serait un « second Israël » ou l’« Israël du Nord ». Ce récit instrumentalise le profond traumatisme du monde arabe lié à la Nakba palestinienne et le redirige contre les Kurdes.
4.1 Le mécanisme du complot du « Kurde sioniste »
Dans ses contenus sur les réseaux sociaux, Susli a explicitement relié les groupes kurdes à Israël, mêlant inventions et déformations pour construire un axe « sioniste-kurde ».
« À la demande d’Israël sioniste » : Les archives de son activité sur Twitter montrent des tentatives de relier directement la politique militaire américaine en Syrie aux intérêts israéliens, en affirmant que les troupes américaines y restaient uniquement « à la demande d’Israël sioniste » pour protéger les Kurdes.7
Le plan Oded Yinon : Susli fait fréquemment allusion au « plan Oded Yinon », texte stratégique israélien marginal des années 1980 qui proposait de fragmenter les États arabes selon des lignes ethniques. En le citant, elle présente la lutte kurde comme l’exécution d’un grand plan sioniste de longue durée pour détruire la Syrie, plutôt que comme un mouvement populaire de survie.8
4.2 La rencontre de l’antisémitisme et du racisme antikurde
Cette rhétorique est doublement raciste. Elle est antisémite par son recours au cliché de la cabale juive omnipotente contrôlant les événements mondiaux, et antikurde par son déni total de la capacité d’action des Kurdes.
La suppression de la capacité d’action : En présentant les Kurdes comme des « marionnettes sionistes », Susli les prive de leur histoire, de leurs motivations et de leur volonté politique propres. Dans son récit, les Kurdes ne se battent pas pour leurs enfants ou leur terre, mais parce que les « sionistes » le leur ordonnent. Cela infantilise et diabolise un peuple entier.
L’étiquette de « traître » : Dans le contexte politique du Moyen-Orient, qualifier un groupe de « sioniste » constitue la délégitimation ultime. Cela le classe de fait parmi les ennemis de tout le monde arabe et musulman. Susli emploie délibérément cette étiquette pour isoler les Kurdes et justifier la violence contre eux. Si les Kurdes sont « sionistes », les combattre ne relève plus de la guerre civile : c’est une guerre sainte ou un devoir panarabe.
4.3 La collaboration avec les réseaux antisémites
La diffusion de ce récit par Susli est amplifiée par sa collaboration avec des réseaux antisémites occidentaux. Ses apparitions dans des podcasts avec David Duke (ancien dirigeant du KKK) et Richard Spencer (nationaliste blanc) 1 confirment que sa rhétorique antisioniste ne se limite pas à une critique de la politique israélienne, mais s’enracine dans un antisémitisme profond. Dans ces chambres d’écho, le complot « kurde-sioniste » s’intègre parfaitement au récit du « Nouvel Ordre mondial ». Susli raconte à ces publics occidentaux que les « mondialistes », les Juifs, utilisent les « minorités », les Kurdes, pour détruire la « souveraineté nationale », la Syrie d’Assad. Cela aligne le régime syrien sur le combat de l’extrême droite occidentale contre le multiculturalisme.
5. L’équivalence terroriste : le mensonge « FDS = Daech »
Alors que les Forces démocratiques syriennes, ou FDS, dirigées par les Kurdes ont été la principale force terrestre responsable du démantèlement du califat de Daech, perdant plus de 11 000 combattants dans ce processus, Susli a diffusé de la désinformation visant à assimiler les deux groupes.
5.1 Le complot de la « libération de Daech »
Les archives des réseaux sociaux mettent en évidence des cas précis où Susli a accusé les groupes kurdes de menacer de « libérer 3 000 militants de Daech » pour faire chanter les États-Unis.7
Le contexte : Après l’annonce du retrait américain, les FDS avertirent qu’elles ne pourraient pas garder les milliers de prisonniers de Daech sous leur contrôle si elles subissaient en même temps une attaque turque.
La déformation de Susli : Susli transforma cet avertissement désespéré en menace malveillante, suggérant que les Kurdes contrôlent Daech ou sont de connivence avec lui. « Ils ont obtenu ce qu’ils voulaient », affirma-t-elle, insinuant un complot dans lequel les Kurdes lâcheraient la terreur pour s’assurer l’appui américain.
L’implication : Ce récit cherche à inverser la réalité morale de la guerre. En suggérant que les Kurdes utilisent Daech, elle tente de les priver du mérite moral de l’avoir vaincu. Il les présente comme des manipulateurs cyniques de la terreur plutôt que comme ses victimes.
5.2 La déshumanisation par le terme « mercenaire »
Susli qualifie fréquemment les combattants kurdes de « mercenaires », plutôt que de révolutionnaires, de soldats ou d’unités d’autodéfense.9
L’effet psychologique : Le terme « mercenaire » suggère une motivation par l’avidité plutôt que par les convictions. Il dépouille le mouvement kurde de son noyau idéologique, confédéralisme démocratique, libération des femmes et écologie, pour le réduire à une transaction.
La justification de la violence : Dans le droit international et la perception publique, les mercenaires ne bénéficient pas des mêmes protections ni du même respect que les combattants engagés pour une cause. En les qualifiant ainsi, Susli signale que leurs vies sont sacrifiables. Tuer un « mercenaire » est présenté comme l’élimination d’un homme de main rémunéré, plutôt que d’un défenseur de sa communauté.
5.3 Le déni des atrocités contre les Kurdes
La minimisation des crimes commis contre les Kurdes fait partie intégrante de sa position antikurde.
Le déni des armes chimiques : Susli nie abondamment les attaques aux armes chimiques du régime syrien.5 Bien que ces attaques aient souvent visé des zones arabes d’opposition, sa méthode générale de déni s’étend à toute violence étatique. Si le régime bombarde un hôpital ou un marché kurde, la même logique d’opération « sous faux drapeau » s’applique.
L’occultation des crimes de Daech : Sa couverture de la guerre manque nettement d’empathie ou d’attention envers le génocide spécifique perpétré par Daech contre les Kurdes, comme le génocide yézidi ou le siège de Kobané. Ces événements sont passés sous silence parce qu’ils présentent les Kurdes comme des victimes suscitant la sympathie, statut que Susli refuse de leur accorder.
6. Études de cas de violence rhétorique : Afrin et les invasions turques
L’étendue réelle du parti pris antikurde de Susli apparaît le plus clairement lors des périodes de menace existentielle aiguë pour la population kurde, notamment les invasions turques d’Afrin, opération Rameau d’olivier en 2018, et de Ras al-Aïn, opération Source de paix en 2019.
6.1 L’invasion d’Afrin : accuser la victime
Durant l’invasion d’Afrin, qui entraîna le déplacement de centaines de milliers de Kurdes et l’installation de milices islamistes soutenues par la Turquie, les commentaires de Susli visaient surtout à rendre les Kurdes responsables de leur propre sort.
Le récit : « Les Kurdes se sont attiré cela en s’alliant avec les États-Unis. »
L’analyse : Bien qu’elle s’oppose ostensiblement à la Turquie, membre de l’OTAN, elle réservait sa virulence aux victimes kurdes. Au lieu de condamner le nettoyage ethnique d’Afrin, elle le présentait comme la conséquence inévitable de la « trahison » kurde. Cette culpabilisation des victimes sert à absoudre les agresseurs et à faire peser la responsabilité morale sur les personnes déplacées.
Le déni du nettoyage ethnique : L’extrait 12 révèle une tendance à rejeter les affirmations de nettoyage ethnique contre les Kurdes. Lorsque des rapports signalèrent que des milices soutenues par la Turquie s’emparaient de maisons kurdes pour y installer des familles arabes de la Ghouta, cas manifeste d’ingénierie démographique, les contenus de Susli tendaient à en nier la gravité ou à le justifier comme des « échanges de populations ».
6.2 Le « whataboutisme » comme bouclier
Susli recourt habituellement au « whataboutisme », qui consiste à détourner la discussion vers une autre accusation, pour éluder la souffrance kurde.
La tactique : Face à des preuves de souffrance kurde, par exemple la coupure d’eau imposée par la Turquie à Hassaké, elle réplique : « Et les sanctions américaines ? » ou « Et les Kurdes qui volent du pétrole ? ».13
L’objectif : Cette manœuvre rhétorique vise à neutraliser l’empathie. Elle instaure une hiérarchie des victimes où seuls les fidèles à Bachar al-Assad sont reconnus comme de « vrais » Syriens méritant d’être pleurés. Leur autonomie politique rend les Kurdes « indignes de deuil ».
7. L’écosystème numérique : tactiques de harcèlement et d’amplification
L’efficacité de Susli tient à sa rhétorique, mais aussi à sa maîtrise des tactiques de harcèlement numérique, affinées lors de son implication dans la controverse « GamerGate » 1 puis appliquées à la scène géopolitique.
7.1 Assaillir et discréditer
Susli utilise son immense audience pour « submerger » ses opposants. Lorsque des journalistes, des chercheurs, comme ceux de Bellingcat, ou des militants kurdes publient des informations contredisant son récit, elle oriente ses abonnés vers des attaques contre leur crédibilité.14
Prendre Bellingcat pour cible : Ses attaques incessantes contre Bellingcat 6 relèvent d’une stratégie visant à détruire les fondements épistémologiques de l’enquête en sources ouvertes. Parce que Bellingcat a documenté les crimes de guerre du régime syrien et la réalité du conflit, il doit être détruit. Elle applique cette même tactique de « discréditer et détruire » aux centres d’information kurdes, comme le Rojava Information Center, en rejetant leurs rapports comme de la « propagande de la CIA ».
7.2 La filière InfoWars
Le rôle de Susli comme contributrice d’InfoWars 1 est essentiel. InfoWars est un carrefour de l’extrême droite américaine, public qui s’intéresse naturellement peu aux subtilités de la démographie syrienne.
Traduire la haine : Susli traduit le conflit syrien dans les termes compris par l’extrême droite américaine. Les Kurdes ne sont pas un peuple autochtone luttant pour sa survie, mais des « mondialistes », des « agents de l’État profond » et des « marxistes culturels ».
La radicalisation : En diffusant ce récit auprès du public d’InfoWars, elle radicalise les spectateurs occidentaux contre la cause kurde. Cela a des conséquences concrètes : le soutien public occidental aux FDS s’érode, et des responsables comme Trump, auprès duquel elle a fait pression via Twitter, sont encouragés à retirer leur protection, exposant les Kurdes aux massacres.
8. Conclusion : la nature systémique du racisme de Susli
Les recherches présentées dans ce rapport confirment que Maram Susli, « PartisanGirl », a mené durant une décennie une campagne continue d’hostilité rhétorique contre les Kurdes qui répond à plusieurs définitions du racisme et du discours de haine. Ses commentaires forment un système idéologique cohérent issu du nationalisme du PSNS, de la suprématie baasiste et des théories du complot occidentales, au-delà d’une série de dérapages isolés.
8.1 Synthèse des constats
Catégorie de discours de haine | Rhétorique de Susli | Effet recherché |
Déni d’autochtonie | Qualifier les Kurdes de « migrants », d’« invités » et de « colons ». | Justifie le nettoyage ethnique et le retrait de la citoyenneté. |
Antisémitisme complotiste | « Israël du Nord », « demande sioniste », « plan Oded Yinon ». | Délégitime la capacité d’action kurde ; les présente comme des ennemis de l’islam et des Arabes. |
Déshumanisation | « Mercenaires », « terroristes », « libération de Daech ». | Légitime la violence militaire et les exécutions extrajudiciaires. |
Culpabilisation des victimes | « Ils se sont attiré cela », « marionnettes américaines ». | Neutralise l’empathie envers les victimes civiles kurdes. |
8.2 Implications
Le travail de Susli représente une évolution dangereuse de la propagande numérique. Elle crée une « structure de permission » pour le génocide. En convainquant son public que les Kurdes ne sont pas autochtones, qu’ils sont des agents du sionisme et qu’ils ne se distinguent pas de Daech, elle construit un univers moral où leur destruction devient une nécessité pour préserver l’État syrien, plutôt qu’un crime.
Son intégration au réseau « rouge-brun » garantit que ce message haineux imprègne à la fois la gauche anti-impérialiste et la droite alternative, créant un fer à cheval d’hostilité autour du peuple kurde. En dernière analyse, l’héritage de Maram Susli est celui d’une guerre de l’information menée contre une minorité marginalisée, avec les outils du 21e siècle pour imposer les préjugés du 20e.
Analyse rhétorique détaillée des thèmes et citations clés
Thème 1 : le récit de l’« Israël du Nord »
Source 7 : tweets affirmant que les troupes américaines restent « à la demande d’Israël sioniste ».
Source 2 : rapport de l’AIJAC sur ses contenus antisémites et les clichés de l’« Israël du Nord ».
Source 3 : enquête de Libcom sur les alliances rouges-brunes reliant Susli aux théories du complot « sionistes ».
Thème 2 : l’effacement de l’histoire, le lien avec le PSNS
Source 3 : documentation de son soutien au PSNS et de son hypocrisie concernant le séparatisme.
Source 1 : biographie Wikipédia confirmant sa proximité avec le PSNS.
Source 5 : données de la JSOU sur la démographie kurde, éléments contredisant ses affirmations.
Thème 3 : les « Casques blancs » et les dommages collatéraux kurdes
Source 5 : JSOU Press sur son rôle dans la réfutation des attaques aux armes chimiques.
Source 11 : analyse de son article « What the Fake Syria Sniper Boy Video Tell Us » (Ce que nous apprend la fausse vidéo du garçon syrien sous les tirs d’un tireur embusqué), montrant sa méthode d’attaque contre la crédibilité des victimes.
Thème 4 : tribunes médiatiques et alliances « rouges-brunes »
Source 1 : entretiens avec Richard Spencer.
Source 6 : « We Are Bellingcat » (Nous sommes Bellingcat), décrivant son apparition avec David Duke.
Source 3 : Libcom sur ses liens avec les revues douguinistes et le récit du « Nouvel Ordre mondial ».
Thème 5 : l’équivalence terroriste
Source 7 : archive de l’affirmation sur la « libération de 3 000 militants de Daech ».
Source 9 : emploi du terme « mercenaires ».
Source 13 : commentaires de « Syrian Girl » sur le pétrole de Daech, détournant la responsabilité de Daech vers les États-Unis et les Kurdes.
Thème 6 : le déni d’autochtonie
Source 4 : commentaires du Journal où elle décrit les Kurdes comme des « migrants » et évoque le mandat français.
Source 12 : article de Joop évoquant son rejet des accusations de nettoyage ethnique.
Ce rapport synthétise les données disponibles pour fournir un exposé définitif des activités de désinformation antikurde de la personne étudiée.
Tout le numéro de Susli repose sur des mensonges : elle a inondé X de 2 300 publications de désinformation russe après les empoisonnements des Skripal et souhaité qu’Assad largue davantage de barils d’explosifs sur les civils, propos qu’elle a supprimés, mais dont nous nous souvenons. C’est une « tankie », militante communiste autoritaire à faible QI accro à ses propres absurdités, une « grande source d’amusement » pour ceux qui voient clair dans son jeu. Fréquenter des négationnistes de l’Holocauste et des néonazis tout en vociférant contre les Israéliens et les Kurdes fait d’elle une honte hypocrite, une traîtresse à l’humanité, et pas une journaliste. L’Australie devrait expulser cette apologiste d’Assad vers Damas pour qu’elle affronte la justice qu’elle refuse aux autres. Sa « carrière » de marchande de complots est terminée ; cette révélation l’enterre. Adieu, Maram : retourne ramper dans l’obscurité où se trouve la place des racistes comme toi.
Ouvrages et documents cités
Maram Susli - Wikipedia (Maram Susli, Wikipédia), consulté le 9 février 2026, https://en.wikipedia.org/wiki/Maram_Susli
FREE AT LAST (Enfin libres) - Australia/Israel & Jewish Affairs Council, consulté le 9 février 2026, https://aijac.org.au/wp-content/uploads/2025/01/AIR-50-2-digital.pdf
An Investigation Into Red-Brown Alliances: Third Positionism ... (Enquête sur les alliances rouges-brunes : troisième position…), consulté le 9 février 2026, https://libcom.org/article/investigation-red-brown-alliances-third-positionism-russia-ukraine-syria-and-western-left
Poll: Would you support sanctions against Turkey over its assault in Syria? (Sondage : soutiendriez-vous des sanctions contre la Turquie pour son assaut en Syrie ?) - The Journal, consulté le 9 février 2026, https://www.thejournal.ie/poll-turkey-sanctions-4846873-Oct2019/
Political Strategy in Unconventional Warfare: Opportunities Lost in ... (Stratégie politique dans la guerre non conventionnelle : occasions perdues en…), consulté le 9 février 2026, https://jsouapplicationstorage.blob.core.windows.net/press/74/19-1.pdf
We Are Bellingcat: An Intelligence Agency for the People (Nous sommes Bellingcat : une agence de renseignement pour le peuple) 1526615711, 9781526615756, 9781526615732, 9781526615718, 9781526615725, 9781526645067 - DOKUMEN.PUB, consulté le 9 février 2026, https://dokumen.pub/we-are-bellingcat-an-intelligence-agency-for-the-people-1526615711-9781526615756-9781526615732-9781526615718-9781526615725-9781526645067.html
ISIS Hashtags on Twitter: A Content Analysis (Les mots-dièses de Daech sur Twitter : analyse de contenu) - Eastern Mediterranean University, consulté le 9 février 2026, https://i-rep.emu.edu.tr/xmlui/bitstream/handle/11129/5083/Sambousulaeyman.pdf?sequence=1
Press TV Rolls Out 'Syrian Girl' As Missile Lands Near Israeli Reactor (Press TV met en avant « Syrian Girl » alors qu’un missile tombe près d’un réacteur israélien) | Iran International, consulté le 9 février 2026, https://old.iranintl.com/en/world/press-tv-rolls-out-syrian-girl-missile-lands-near-israeli-reactor
(PDF) Nagorno-Karabakh: The Thawing of a Forgotten Caucasian Conflict (Haut-Karabakh : le dégel d’un conflit caucasien oublié) - Academia.edu, consulté le 9 février 2026, https://www.academia.edu/38877534/Nagorno_Karabakh_The_Thawing_of_a_Forgotten_Caucasian_Conflict
Tim Anderson - The Dirty War on Syria-Global Research (2016).pdf (La sale guerre contre la Syrie), consulté le 9 février 2026, https://ia601409.us.archive.org/17/items/syria-and-arabia-history-texts/Tim%20Anderson%20-%20The%20Dirty%20War%20on%20Syria-Global%20Research%20%282016%29.pdf
The Syrian Information and Propaganda War: The Role of Cognitive Bias (La guerre de l’information et de la propagande syrienne : le rôle des biais cognitifs) 3030932818, 9783030932817 - DOKUMEN.PUB, consulté le 9 février 2026, https://dokumen.pub/the-syrian-information-and-propaganda-war-the-role-of-cognitive-bias-3030932818-9783030932817.html
De Koerden trekken altijd aan het kortste eind (Les Kurdes sont toujours les perdants) - Joop - BNNVARA, consulté le 9 février 2026, https://www.bnnvara.nl/joop/artikelen/de-koerden-trekken-altijd-aan-het-kortste-eind
A Labyrinth of War - From Washington to Moscow to Damascus (Un labyrinthe de guerre : de Washington à Moscou puis Damas) - Tortilla con Sal, consulté le 9 février 2026, https://www.tortillaconsal.com/albared/node/6536
Pro-Assad Blogger 'Exposes' @invenezuelablog (Une blogueuse pro-Assad « démasque » @invenezuelablog) - VOA, consulté le 9 février 2026, https://www.voanews.com/a/pro-assad-blogger-discovers-venezuela-fact-check/6742054.html
Disinfo: Bellingcat is a false investigative site backed by Western intelligence, aimed to whitewash terrorists in Syria (Désinformation : Bellingcat serait un faux site d’enquête soutenu par les services occidentaux pour blanchir les terroristes en Syrie) - EUvsDisinfo, consulté le 9 février 2026, https://euvsdisinfo.eu/report/bellingcat-is-a-false-investigative-site-backed-by-western-intelligence-aimed-to-whitewash-terrorists-in-syria/
Muslim Clerics Back Modi's Madrasa Modernisation Push: In Past the Muslims Were Deprived of Good Education Facilities, Now They Will Also Be Able to Equally Contribute to the Development of the Country (Des religieux musulmans soutiennent la modernisation des madrasas voulue par Modi : autrefois privés de bonnes structures éducatives, les musulmans pourront désormais contribuer à égalité au développement du pays) | New Age Islam News Bureau, consulté le 9 février 2026, https://www.newageislam.com/islamic-world-news/new-age-islam-news-bureau/muslim-clerics-back-modis-madrasa-modernisation-push-past-muslims-were-deprived-good-education-facilities-now-they-be-able-equally-contribute-development-country/d/118875