Au Xe siècle, Hasanwayh fonde une maison dirigeante kurde. Sarmaj, liens familiaux et tribut éclairent son pouvoir dans le monde politique bouyide.

Arches et piles massives de pierre du pont Kashkan au-dessus de champs verts du Lorestan
Pont Kashkan, 2016. L’inscription concerne son fils Badr, 399 H/1008–1009, pas une construction attribuée au fondateur. [4] © Kiavash Safarian, 26 April 2016 · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · Existing Wikimedia preview reproduced without creative changes.

Un début approximatif

Hasanwayh ibn Husayn, Abu’l-Fawaris ou Hasanuya, est un chef kurde barzikani. Güneş date la dynastie de 956, Azkai son expansion vers 958. [3] [1] Cela indique une montée au milieu du siècle, pas une cérémonie fondatrice sûrement documentée en 961.

Des liens familiaux

Saeed identifie les chefs aishani Windad et Ghanim comme oncles maternels. Après Windad, son fils Abd al-Wahhab est capturé par des Kurdes shadhanjan et remis à Hasanwayh, qui acquiert forteresses et biens. [2] La nouvelle maison grandit dans un réseau de parenté, héritiers rivaux et propriétés fortifiées.

Négociation et conflit

Güneş décrit le soutien à Rukn al-Dawla puis la résistance à Sahlan ibn Musafir. L’expédition d’Ibn al-Amid change après sa mort ; son fils Abu’l-Fath conclut en 970 un accord avec paiement de 50 000 dinars. [3] Tribut et pouvoir local se négocient, sans souveraineté illimitée ni garantie permanente de non-intervention.

Sarmaj et les centres régionaux

Azkai place la capitale à Sarmaj, au sud de Bisotun, et cite Dinawar, Nahavand et Asadabad dans l’expansion. [1] Güneş confirme le siège et attribue des travaux à Sarmaj et une mosquée à Dinawar à Hasanwayh. [3] L’importance de Dinawar ne remplace pas la capitale fortifiée ; l’influence ne dessine pas une frontière nationale moderne fixe.

Mort et succession disputée

Azkai termine son règne en 979, Güneş date sa mort de 980. [1] [3] Güneş décrit la division des fils et l’intervention bouyide avant l’installation de Badr. [3] La succession engage suzerain et héritiers, sans transmission automatiquement paisible. La divergence reste explicite.

Le règne de Badr

Anisi explique le maintien du père et du fils par les alliances bouyides. Il associe Badr aux finances, routes, marchés, aide aux pèlerins et ponts inscrits à son nom. [4] Ce patrimoine dynastique ne doit pas être attribué intégralement au fondateur.

Sources et lectures complémentaires

  1. Parviz Azkai, Hamadān vi. History, Islamic Period, Encyclopaedia Iranica, 2003, updated 2018; Hasanwayh’s rise and Sarmaj.
  2. Omar Ahmad Saeed, The Two Emirates, al-Aishani and Daisam al-Kurdi, Mosul College of Basic Education Research Journal 13/2, 2014, pp. 669–682; pp. 671–672.
  3. İbrahim Güneş, Hasanveyhler (956–1048), Bitlis Eren Üniversitesi Sosyal Bilimler Dergisi 9/2, 2020, pp. 163–169; pp. 164–165.
  4. Alireza Anisi, Early Islamic Architecture in Iran (637–1059), Edinburgh PhD, title dated 2007, pp. 29–30; Hasanwayhids and Badr’s bridges.