Aussi appelé Erebê Şemo, cet écrivain kurde venait de Susuz, dans la région de Kars. Son roman, l’alphabet latin, la répression et le retour à l’édition sont présentés ensemble.

Plaque ronde de pierre grise avec inscriptions russes, nom d’Arab Chamoevitch Chamilov et années de résidence 1963–1978
Plaque rue Abovyan à Erevan, Armineaghayan, 20 février 2014. Les années 1963–1978 concernent la résidence, pas sa vie entière. © Armineaghayan · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0. Reused at web resolution without creative changes.

Noms et origine

Arab Chamoévitch Chamilov utilisait le nom littéraire Erebê Şemo. L’encyclopédie de 1975 donne le 23 janvier 1897 à Susuz, région de Kars. [1] Exeter indique son milieu yézidi. [2] Il s’agit de Kars, non de Başkale près de Van ; Gören situe la région dans l’Empire russe à sa naissance. [3] Les frontières actuelles ne doivent pas être projetées sur 1897.

Distinguer les éditions

L’ouvrage est Şivanê Kurmanca, Le Berger kurde. Gören distingue la publication kurde de 1935 du texte russe Kurdskii pastukh de 1931, et considère une réélaboration plutôt qu’une simple traduction. [3] L’encyclopédie soviétique mentionne aussi le russe en 1931. [1] Le titre Shamsê Aziz brouille cette histoire. Premier roman renvoie à langue, forme et publication, non au début de toute prose kurde.

Une lecture critique

Gören étudie un récit autobiographique à la première personne depuis l’enfance, la variété du Serhed et un environnement multilingue. Pastoralisme, village, travail et peuples voisins sont abordés. Il critique aussi la division tranchée entre propriétaires oppresseurs et pauvres vertueux. [3] Vision sociale et simplifications se lisent ensemble. Ce sont les observations d’une recension, non des citations d’une édition originale nouvellement consultée ici.

Alphabet et presse

Exeter associe Shamilov et Isaac Marogulov à l’alphabet kurde latin. Rya T’eze/Riya Teze parut le 25 mars 1930 en kurmandji avec cet alphabet. Les premiers rédacteurs étaient des intellectuels arméniens kurdophones ; Cerdoy Gênco prit la suite en 1934. [2] Enseignants, rédacteurs et imprimeurs formaient un réseau, sans direction solitaire démontrée de toutes les publications par Shamilov.

La répression interrompit le travail

L’encyclopédie de 1975 reconnaît répression illégale puis réhabilitation. [1] Exeter donne retour en 1956, fermeture du journal en 1937 et reprise en 1955. [2] Histoire personnelle et institutionnelle ont des dates différentes. Le soutien soviétique ne fut pas continu. Les sources ne prouvent pas un même lieu ou régime de détention pour chaque année d’absence.

Œuvres tardives et mémoire

L’encyclopédie cite Berbang en 1958, Vie heureuse en 1959 et Dimdim en 1966, avec traductions ; elle parut en 1975 de son vivant. [1] Exeter rappelle décès en mai 1978 et hommage du 5 juin. [2] La plaque d’Erevan est une autre trace mémorielle. [4] Romans, presse et plaque de résidence sont des preuves de nature différente.

Sources et lectures complémentaires

  1. Mikaele Rashid, Shamilov, Short Literary Encyclopedia, vol. 8 (1975), columns 583–584; full entry reproduced by FEB.
  2. University of Exeter Special Collections, Rya T’eze and the Kurds in Armenia, 7 September 2021; collection-based account.
  3. Ebubekir Gören, Şivanê Kurmanca / The Kurdish Shepherd, International Journal of Kurdish Studies 8.1 (2022), pp. 146–149. DOI: 10.21600/ijoks.1017583.
  4. Armineaghayan, Arab Shamilov’s plaque, Yerevan, 20 February 2014; Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.