Introduction

Zarir est l’un des grands héros martyrs de l’ancienne tradition iranienne, le vaillant frère du roi Goshtasp et le commandant de l’armée iranienne dans la guerre sainte menée pour la nouvelle foi du prophète Zoroastre. Il reste dans les mémoires comme un champion qui donne sa vie pour défendre sa religion, tombant au combat contre les ennemis de la foi. Sa mort et la vengeance qui la suit forment l’un des épisodes les plus émouvants de la tradition épique.

Ce qui rend Zarir particulièrement remarquable, c’est que son histoire est conservée dans le Shahnameh, mais aussi dans une œuvre distincte et bien plus ancienne, le Mémorial de Zarer. Il s’agit de l’un des plus anciens poèmes héroïques du monde iranien qui nous soient parvenus, composé en moyen perse et enraciné dans une tradition plus ancienne encore. Zarir est donc un héros d’une antiquité exceptionnelle, dont la renommée remonte à certaines des premières poésies épiques iraniennes et qui est honoré jusque dans l’Avesta sacré comme l’un des premiers disciples du prophète.

Appartenant au patrimoine épique et religieux commun des peuples iraniens, une tradition que les Kurdes partagent avec les Persans et d’autres peuples du monde iranien, Zarir est une figure d’une grande antiquité et d’un profond dévouement. Le connaître, c’est connaître l’idéal héroïque du guerrier qui meurt pour sa foi et entrevoir les strates les plus anciennes de la tradition épique iranienne, dans lesquelles le martyre de Zarir est chanté bien avant son intégration au grand Livre des rois. Son récit est l’un des plus anciens et des plus honorés parmi les histoires héroïques du monde iranien.


Sommaire

Qui était Zarir ?

Le frère de Goshtasp

Points essentiels

Repères

Le Mémorial de Zarer

Commandant dans la guerre sainte

Le martyre de Zarir

La vengeance de Bastwar

Symbolisme et signification

Zarir et les Kurdes

Débats et idées reçues

Sujets connexes

Questions fréquentes

Références et lectures complémentaires


Qui était Zarir ?

Zarir, appelé Zarer dans la tradition ancienne et Zairivairi sous sa forme avestique, est un héros de l’ancienne épopée iranienne, frère du roi Goshtasp et fils de Lohrasp. Il est célébré comme le commandant en chef de l’armée iranienne dans la grande guerre sainte menée contre le roi touranien Arjasp au sujet de la nouvelle foi de Zoroastre, et comme un martyr qui tombe héroïquement dans cette guerre, tué par un sorcier ennemi. Sa mort est vengée par son jeune fils, et son histoire est racontée à la fois dans le Shahnameh et dans l’ancien Mémorial de Zarer, faisant de lui l’un des héros les plus anciens et les plus honorés de la tradition iranienne.

Le frère de Goshtasp

Zarir est le frère de Goshtasp, le roi qui accueille le prophète Zoroastre et fait de sa foi la religion de l’Iran. Comme son frère, il est le fils du pieux roi Lohrasp. Il appartient donc à la maison royale au moment même de sa grande transformation religieuse et compte parmi les premiers et les plus ardents adeptes de la nouvelle foi. Son dévouement est si honoré que, dans l’Avesta sacré lui-même, son esprit est loué parmi ceux des premiers disciples du prophète, les premiers croyants de la maison de Goshtasp.

Prince de la maison royale et champion aux grands exploits, Zarir se tient aux côtés de son frère comme l’un des principaux guerriers et conseillers du royaume. Lorsque la nouvelle foi entraîne l’Iran dans la guerre, c’est à Zarir que revient le commandement de l’armée, signe de son rang de premier guerrier du royaume et de défenseur le plus digne de confiance du trône et de la foi. Il est, dans la tradition, un modèle du prince guerrier pieux, réunissant le sang royal, la vaillance martiale et une foi ardente en une seule figure héroïque. C’est cette union de qualités qui donnera à sa mort un si grand retentissement comme martyre.

Points essentiels

  • Zarir est le frère du roi Goshtasp et le fils de Lohrasp.

  • Il est honoré dans l’Avesta comme l’un des premiers disciples de Zoroastre.

  • Il est le commandant en chef de l’armée iranienne dans la guerre sainte contre Arjasp.

  • Il meurt en martyr au combat, tué par le sorcier ennemi Bidarafsh.

  • Sa mort est vengée par son jeune fils Bastwar.

  • Son histoire est racontée dans l’ancien Mémorial de Zarer et dans le Shahnameh.

Repères

  • Nom : Zarir ; anciennement Zarer ; en avestique, Zairivairi

  • Sources : Le Mémorial de Zarer, le Shahnameh et l’Avesta

  • Père : Lohrasp, le pieux roi

  • Frère : Goshtasp, le protecteur royal de Zoroastre

  • Foi : L’un des premiers disciples du prophète

  • Rôle : Commandant en chef de l’armée iranienne

  • Ennemi : Arjasp, le roi touranien

  • Tué par : Bidarafsh, le sorcier ennemi

  • Vengé par : Son jeune fils Bastwar

  • Resté dans les mémoires comme : Un héros martyr de la foi

Le Mémorial de Zarer

L’un des traits les plus remarquables de Zarir est l’ancienneté de sa renommée. Son histoire est conservée dans une œuvre connue sous le nom de Mémorial de Zarer, poème héroïque composé en moyen perse qui, sous la forme qui nous est parvenue, compte parmi les plus anciens exemples de poésie épique iranienne. Enraciné dans une tradition encore plus ancienne, probablement un chant antérieur de ménestrel, le Mémorial de Zarer est un récit bref et saisissant, entièrement consacré à la guerre sainte et au martyre de son héros. Il conserve une strate de l’épopée iranienne bien antérieure à la grande œuvre de Ferdowsi.

Ce poème ancien raconte l’essentiel de l’histoire de Zarir : l’exigence du roi ennemi Arjasp que l’Iran abandonne la nouvelle foi, la prophétie du sage conseiller Jamasp sur les morts à venir, la grande bataille, la chute héroïque de Zarir et la vengeance de son jeune fils. Lorsque, des siècles plus tard, la tradition est réunie dans le Shahnameh, cet ancien matériau y est intégré, selon la tradition par l’intermédiaire du poète Daqiqi, dont les vers sur l’avènement de la foi sont incorporés à la grande épopée. Le Shahnameh raconte l’histoire plus longuement, avec des discours et des combats plus développés, tandis que l’ancien Mémorial la relate comme l’événement rapide et saisissant d’une seule journée. Par ces deux œuvres, le martyre de Zarir traverse les siècles, devenant l’un des récits héroïques les plus durables du monde iranien.

Commandant dans la guerre sainte

Le grand événement de la vie de Zarir est la guerre sainte menée pour la nouvelle foi. Lorsque son frère Goshtasp adopte la religion de Zoroastre et le culte rendu à Ahura Mazda, le roi touranien Arjasp envoie des émissaires porteurs d’une exigence menaçante : que l’Iran abandonne la foi pure des adorateurs de Mazda et revienne aux anciennes pratiques, sous peine d’une guerre brutale. C’est Zarir, premier guerrier du royaume, qui, dans la tradition, rédige la fière réponse rejetant cette exigence. Et lorsqu’Arjasp lance effectivement son invasion, c’est Zarir qui prend le commandement de l’armée iranienne.

Avant la bataille, le sage conseiller Jamasp, célèbre pour son don de prédire l’avenir, prononce une douloureuse prophétie : l’Iran gagnera la guerre, mais de nombreux parents du roi y tomberont, Zarir au premier rang. Le sachant, les Iraniens engagent néanmoins le combat pour défendre leur foi, et Zarir les conduit sur le champ de bataille. La guerre prend ainsi le caractère d’une lutte sainte, d’une guerre pour la religion du prophète contre les ennemis qui veulent la détruire. Zarir se tient à sa tête, commandant et champion de la foi, allant sciemment vers la mort annoncée. Il incarne en cela l’idéal du guerrier pieux qui place sa foi au-dessus de sa vie.

Le martyre de Zarir

Lors de la grande bataille, Zarir combat héroïquement à la tête de l’armée iranienne, abattant de nombreux ennemis et supportant le plus fort de la lutte comme commandant. Mais la prophétie s’accomplit : Zarir est tué, et, dans la tradition, sa mort survient par traîtrise plutôt qu’en combat loyal, de la main de Bidarafsh, sorcier de la cour d’Arjasp dont l’épithète le désigne comme un praticien de magie malfaisante. Le meurtre infâme d’un héros si noble et si pieux par un sorcier donne à sa mort le caractère d’un martyre : la chute d’un champion de la foi sous les coups de ses ennemis maléfiques.

Le martyre de Zarir est le cœur émotionnel de son histoire et de l’ancien poème qui porte son nom. Sa mort est un coup douloureux pour l’Iran et pour la maison du roi, qui perdent leur premier guerrier et l’un des premiers et des plus ardents disciples du prophète. Pourtant, dans la logique de la tradition, sa mort est un martyre plutôt qu’une défaite, le don de sa vie dans la guerre sainte pour la foi. Elle suscite à son tour un acte de vengeance qui deviendra aussi célèbre que cette mort elle-même. La chute de Zarir, pieux commandant tué par la sorcellerie ennemie alors qu’il défend sa religion, est l’une des grandes images du sacrifice héroïque et fidèle dans la tradition iranienne.

La vengeance de Bastwar

La vengeance de Zarir est l’un des épisodes les plus émouvants du récit ancien. Zarir laisse un jeune fils, appelé Bastwar dans la tradition ancienne, un garçon encore enfant. Apprenant la mort de son père, le jeune Bastwar se rend sur le champ de bataille et trouve son corps. Là, dans la tradition, il prononce une émouvante lamentation sur le héros tombé, l’un des passages poignants de l’ancien poème. Bien que son oncle, le roi Goshtasp, lui ait interdit de combattre en raison de son jeune âge, le garçon en deuil désobéit et s’élance à cheval dans la bataille pour venger son père.

Dans un retournement saisissant, le jeune Bastwar combat vaillamment les ennemis, en tue beaucoup et finit par abattre Bidarafsh, le sorcier qui a tué son père, en lui décochant une flèche en plein cœur, vengeant ainsi la mort de Zarir. La guerre est ensuite menée à son terme par le neveu de Zarir, le grand héros Esfandiyar, champion invulnérable et fils de Goshtasp, qui capture Arjasp et remporte la victoire finale pour l’Iran et pour la foi. Le martyre de Zarir est ainsi vengé par son propre fils et couronné par le triomphe de son neveu, et la guerre sainte s’achève par la victoire prédite par Jamasp, payée du sang du pieux commandant et de la vaillance du garçon qui le venge.

Symbolisme et signification

Zarir incarne l’idéal du martyr de la foi, du guerrier pieux qui donne sa vie pour défendre sa religion. L’un des premiers disciples de Zoroastre et commandant mort dans la guerre sainte contre les ennemis de la foi, il représente le croyant qui tient à sa religion plus qu’à sa vie, allant sciemment vers une mort annoncée plutôt que d’abandonner le culte rendu à Ahura Mazda. En lui, la tradition honore l’union de la vaillance et de la dévotion, l’héroïsme au service d’une cause sacrée.

Son histoire porte aussi le thème profond du sacrifice et de la vengeance, celui d’une noble mort infligée de manière infâme et vengée avec justice. Le martyre du père et la vengeance du jeune fils forment un même arc de douleur et de justice, dans lequel le tort du meurtre perfide du héros est réparé par la vaillance de son enfant, et la foi pour laquelle il est mort est justifiée par la victoire. La grande antiquité du récit de Zarir lui confère aussi une résonance particulière : le fait que cette image du sacrifice fidèle ait été chantée dans les plus anciennes strates de l’épopée iranienne, bien avant d’entrer dans le grand Livre des rois, témoigne de la profondeur avec laquelle l’idéal du martyr de la foi était tissé dans l’imaginaire héroïque iranien. À travers Zarir, la tradition offre l’un de ses portraits les plus anciens et les plus émouvants de la dévotion scellée dans le sang.

Zarir et les Kurdes

Zarir appartient au patrimoine épique et religieux commun des peuples iraniens, à la tradition du Shahnameh et de l’ancienne foi de Zoroastre que les Kurdes partagent avec les Persans et d’autres peuples iraniens. Peuple iranien profondément enraciné dans cet univers culturel, les Kurdes sont les héritiers de son grand cycle de héros et du souvenir de la guerre sainte pour la foi, dont Zarir est le martyr le plus éminent.

Il convient de dire avec honnêteté que Zarir, comme les autres héros de cette tradition, appartient au patrimoine iranien plus vaste plutôt que d’être une figure spécifiquement kurde ; il est un champion du passé légendaire et religieux commun à l’ensemble des peuples iraniens. L’idéal qu’incarne son histoire, le dévouement du guerrier qui meurt pour sa foi, et la grande ancienneté de sa renommée dans la plus ancienne poésie épique iranienne appartiennent néanmoins au patrimoine commun de tous les peuples iraniens, y compris les Kurdes, chez qui l’ancienne foi et son souvenir ont longtemps subsisté. Avec Zarir, ce patrimoine commun offre l’un de ses portraits les plus anciens du sacrifice fidèle, un portrait qui appartient à tous les peuples héritiers de la tradition épique et religieuse iranienne.

Débats et idées reçues

L’histoire de Zarir est-elle plus ancienne que le Shahnameh ? Oui, et c’est l’un de ses aspects les plus importants. Si Zarir apparaît dans le Shahnameh, son histoire est conservée indépendamment dans le Mémorial de Zarer, poème en moyen perse qui, sous sa forme survivante, compte parmi les plus anciens exemples de poésie épique iranienne, bien antérieur à l’œuvre de Ferdowsi et enraciné dans une tradition encore plus ancienne. Le récit de la guerre sainte dans le Shahnameh puise dans cet ancien matériau. Zarir est donc plus qu’un personnage de l’épopée tardive : c’est un héros des strates les plus anciennes de la tradition iranienne, sa renommée remontant à certaines des premières poésies héroïques iraniennes qui nous soient parvenues.

Qui a tué le sorcier Bidarafsh, Bastwar ou Esfandiyar ? Les traditions divergent sur ce point. Dans l’ancien Mémorial de Zarer, c’est le jeune fils de Zarir, Bastwar, qui venge son père en tuant le sorcier Bidarafsh. Dans certaines versions ultérieures, cette mort est plutôt attribuée au plus célèbre Esfandiyar, l’illustre neveu de Zarir. C’est une divergence naturelle dans une tradition racontée et remaniée au fil de nombreux siècles, dans laquelle les exploits sont parfois transférés aux héros les plus renommés. La version ancienne, et probablement originelle, attribue la vengeance à Bastwar, le fils en deuil, ce qui donne au récit son caractère particulièrement poignant.

L’histoire de Zarir relève-t-elle de l’histoire réelle ? Zarir appartient à la légende, mais son récit se situe à la rencontre de celle-ci et de la mémoire religieuse des premiers temps de la foi zoroastrienne, qui a de profondes racines historiques. Héros de l’âge légendaire des Kayanides, il invite à apprécier son histoire comme une légende héroïque et religieuse plutôt que comme de l’histoire documentée, même si elle reflète, sous une forme légendaire, le souvenir des premières luttes et des premiers martyres de la foi. Son récit est riche de sens dévotionnel et héroïque, relevant de la légende sacrée et de l’épopée ancienne plutôt que de faits vérifiés.


  • Goshtasp : le roi, frère de Zarir et protecteur du prophète

  • Lohrasp : le père de Zarir et de Goshtasp

  • Esfandiyar : le neveu de Zarir qui met fin à la guerre sainte

  • Zoroastre : le prophète pour la foi duquel Zarir meurt en martyr

  • Ahura Mazda : le Dieu suprême de la foi défendue par Zarir

  • Le Faravahar : l’emblème de la foi des adorateurs de Mazda

  • Le feu sacré : la sainte flamme de la religion de Zoroastre

  • Le Shahnameh : l’épopée dans laquelle est intégré le récit de Zarir


Questions fréquentes

Qui était Zarir ?

Zarir, appelé Zarer dans la tradition ancienne, est un héros de l’ancienne épopée iranienne, frère du roi Goshtasp et fils de Lohrasp. Il compte parmi les premiers disciples du prophète Zoroastre, honoré jusque dans l’Avesta sacré, et sert comme commandant en chef de l’armée iranienne dans la guerre sainte contre le roi touranien Arjasp. Il meurt en martyr dans cette guerre, tué par un sorcier ennemi, et sa mort est vengée par son jeune fils. Son histoire est racontée dans l’ancien Mémorial de Zarer et dans le Shahnameh.

Qu’est-ce que le Mémorial de Zarer ?

Le Mémorial de Zarer est un poème héroïque composé en moyen perse qui, sous la forme qui nous est parvenue, compte parmi les plus anciens exemples de poésie épique iranienne. Enraciné dans une tradition encore plus ancienne, il est entièrement consacré à la guerre sainte et au martyre de son héros Zarir. Il raconte l’exigence de l’ennemi que l’Iran abandonne la foi, la prophétie des morts à venir, la grande bataille, la chute héroïque de Zarir et la vengeance de son fils. Son matériau est ensuite intégré au Shahnameh.

Comment Zarir meurt-il ?

Zarir meurt en martyr dans la guerre sainte contre Arjasp. Combattant héroïquement à la tête de l’armée iranienne, il est tué par traîtrise plutôt qu’en combat loyal, de la main de Bidarafsh, sorcier de la cour du roi ennemi dont l’épithète le désigne comme un praticien de magie malfaisante. Le meurtre infâme d’un héros si noble et si pieux donne à sa mort le caractère d’un martyre : un champion de la foi abattu par ses ennemis maléfiques, comme l’avait prédit le sage Jamasp.

Comment Zarir est-il vengé ?

Zarir est vengé par son jeune fils, appelé Bastwar dans la tradition ancienne, qui est encore enfant. Trouvant le corps de son père sur le champ de bataille, le garçon prononce une émouvante lamentation. Bien qu’il lui soit interdit de combattre en raison de son jeune âge, il désobéit, s’élance à cheval dans la bataille et tue le sorcier Bidarafsh d’une flèche en plein cœur. La guerre est ensuite menée à son terme par le neveu de Zarir, le grand héros Esfandiyar, qui capture Arjasp et remporte la victoire finale.

Pourquoi Zarir est-il important ?

Zarir est important comme l’un des grands héros martyrs de la tradition iranienne, ce pieux commandant qui meurt en défendant la foi de Zoroastre. Il l’est aussi par l’ancienneté de sa renommée : son histoire est conservée dans le Mémorial de Zarer, l’un des plus anciens poèmes héroïques iraniens qui nous soient parvenus, et son esprit est honoré dans l’Avesta sacré comme celui de l’un des premiers disciples du prophète. Il incarne l’idéal du guerrier qui tient à sa foi plus qu’à sa vie.

L’histoire de Zarir relève-t-elle de l’histoire réelle ?

Zarir appartient à la légende, mais son récit se situe à la rencontre de celle-ci et de la mémoire religieuse des premiers temps de la foi zoroastrienne, qui a de profondes racines historiques. Héros de l’âge légendaire des Kayanides, il invite à apprécier son histoire comme une légende héroïque et religieuse plutôt que comme de l’histoire documentée, même si elle reflète, sous une forme légendaire, le souvenir des premières luttes et des premiers martyres de la foi. Son récit est riche de sens dévotionnel et héroïque.


Références et lectures complémentaires

Ayadgar-i Zariran (Memorial of Zarer ; Mémorial de Zarer) - Encyclopaedia Iranica

Ayadgar-i Zariran (Mémorial de Zarer) - Wikipédia

Bastur, son of Zarir (Bastur, fils de Zarir) - Encyclopaedia Iranica

The Yatkar-i-Zariran (Memoirs of Zarir ; Mémoires de Zarir), traduction de J. J. Modi - Avesta.org

Biderafsh - Wikipédia

Ayadgar-i Zariran (Mémorial de Zarer) - HandWiki

Goshtasp (Vishtaspa) - Wikipédia

Shahnameh - Wikipédia