Introduction

Dans l’univers moral de la foi iranique, où chaque pensée, chaque parole et chaque acte sont pesés et où rien ne se perd, il faut une puissance qui réponde à la bonté par des bienfaits, qui veille à ce qu’une vie de vérité porte ses fruits. Cette puissance est Ashi, dame rayonnante de la récompense, de la fortune et de la rétribution, l’une des plus gracieuses et des plus aimées des divinités honorées par les fidèles du Seigneur Sage, Ahura Mazda.

Ashi personnifie la récompense elle-même, les bonnes choses qui échoient à ceux qui vivent avec droiture : prospérité et abondance, victoire et honneur, foyer florissant et joie d’une vie bien menée. Elle n’est pas une simple abstraction, mais une déesse lumineuse, grande et belle, qui parcourt le monde dans un char retentissant et répand ses dons sur les fidèles. Elle appartient aussi intimement à la famille divine : fille du Seigneur Sage lui-même, elle est la sœur des puissances qui gardent l’âme, Rashnu le juge, Sraosha le guide, et Daena, la conscience.

Elle achève un grand cycle de sens. Si la conscience est l’être que l’on devient, et le jugement la pesée des actes, Ashi est la récompense qui couronne une vie juste, le bienfait que la bonté a mérité. La comprendre, c’est comprendre la conviction iranique selon laquelle le monde est juste au plus profond de lui-même : la vérité ne trouve pas sa seule récompense en elle-même, mais reçoit finalement la réponse d’une déesse rayonnante qui prend plaisir à donner.


Sommaire

Qui est Ashi ?

Le sens de la récompense

L’essentiel

Repères

La récompense dans les hymnes les plus anciens

La fille du Seigneur Sage

La déesse rayonnante

La conductrice du char de Mithra

Celle qui dispense les bienfaits

La récompense des justes

Celle qui refuse ses dons

Symboles

Ashi et les Kurdes

Débats et idées reçues

Sujets connexes

Questions fréquentes

Références et lectures complémentaires


Qui est Ashi ?

Ashi, nom avestique auquel correspond Ard en moyen perse, est la yazata zoroastrienne de la récompense, de la fortune et des bienfaits, personnification divine des bonnes choses méritées par une vie juste. Fille d’Ahura Mazda et de la déesse terrestre Spenta Armaiti, elle est la sœur des grandes divinités qui accompagnent l’âme. Représentée comme une déesse belle et rayonnante conduisant un char retentissant, elle accorde prospérité, abondance et victoire aux fidèles et conduit le char de Mithra. Son hymne propre est l’Ard Yasht, et son nom signifie, tout simplement, la récompense.

Le sens de la récompense

À sa racine, le nom Ashi est un mot à la fois ordinaire et profond : il signifie la chose obtenue, la récompense, la part ou portion, la rétribution. Il vient d’une racine ancienne signifiant accorder ou attribuer et désigne ce qui revient à une personne en juste retour de sa manière de vivre. Avant même qu’on la représente en déesse, ashi était simplement la récompense, la part de bien qui revient aux justes. Ce sens premier ne l’a jamais quittée : elle est la récompense devenue une personne.

Dans le moyen perse des époques ultérieures, elle fut appelée Ard, et honorée aussi d’un nom plus développé signifiant la Bonne Récompense, la bonne Ashi, pour marquer que ses dons sont les bienfaits d’une vie bonne et juste plutôt que les prises aléatoires du hasard. Son nom est proprement iranien et n’a pas de correspondant évident dans les traditions apparentées de l’Inde. Les chercheurs ont donc pu voir en elle une très ancienne figure propre au monde iranien, peut-être une vieille déesse de l’abondance et de la bonne fortune, intégrée à la foi et investie d’un sens moral nouveau.

L’essentiel

  • Ashi est la yazata zoroastrienne de la récompense, de la fortune et des bienfaits.

  • Son nom signifie la récompense, la part ou portion accordée.

  • Elle est la fille d’Ahura Mazda et la sœur de Mithra, Rashnu, Sraosha et Daena.

  • Elle conduit le char de Mithra et accorde prospérité et victoire.

  • Son hymne est l’Ard Yasht, et son jour le vingt-cinquième du mois.

  • Elle représente le bienfait qui suit justement une vie de vérité.

Repères

  • Nom : Ashi en avestique ; Ard en moyen perse ; également Ashi Vanguhi, la Bonne Récompense

  • Sens : Récompense, rétribution, fortune ; part ou portion obtenue

  • Nature : Yazata de la récompense, de la fortune et des bienfaits ; déesse ancienne

  • Parents : Fille d’Ahura Mazda et de Spenta Armaiti

  • Fratrie : Sœur des Amesha Spentas et de Sraosha, Rashnu, Mithra et Daena

  • Rôle : Conductrice du char de Mithra ; dispensatrice de fortune et de prospérité

  • Hymne : L’Ard Yasht, le dix-septième des Yashts

  • Dons : Richesse, abondance, victoire et prospérité du foyer

  • Jour sacré : Le vingt-cinquième jour du mois zoroastrien

  • Attestations : Les Gathas, l’Ard Yasht et le Mihr Yasht

La récompense dans les hymnes les plus anciens

Ashi remonte à la couche la plus ancienne de la foi, les chants sacrés du prophète lui-même. Elle n’y est pas encore une déesse entièrement dessinée, mais une idée puissante : ashi est la récompense, spirituelle autant que matérielle, qui revient à ceux qui accordent leur vie à asha, la vérité et le juste ordre du monde. Vivre dans la vérité, c’est mériter une récompense, et cette récompense est ashi. Dans les hymnes les plus anciens, elle apparaît sans cesse comme le bienfait que le Seigneur Sage accorde aux justes, la faveur qui leur donne force dans la lutte contre le mensonge.

Voilà la graine dont est née toute la figure ultérieure. Même lorsqu’elle devient une déesse lumineuse possédant son char et son hymne propres, elle ne perd jamais ce sens originel. Elle reste la récompense de la droiture, la réponse que reçoit la bonté, la preuve que vivre selon la vérité n’est pas vain. La déesse personnifiée des textes plus tardifs est simplement l’épanouissement vivant d’une idée présente dès le commencement : l’ordre moral du monde existe et s’acquitte de ce qu’il doit.

La fille du Seigneur Sage

Dans la mythologie développée, Ashi occupe une place d’honneur dans la famille divine. Elle est dite fille du Seigneur suprême Ahura Mazda et de Spenta Armaiti, esprit de la sainte dévotion qui est aussi la déesse de la terre nourricière. Elle naît ainsi de la sagesse et de la dévotion, ascendance qui convient à la déesse de la récompense, puisque les bienfaits de la vie viennent de l’union de l’ordre du Seigneur Sage et d’un service fidèle et dévoué.

Ses frères et sœurs sont précisément les puissances que nous connaissons comme les gardiennes de l’âme. Elle est la sœur des Amesha Spentas, les grands Immortels bienfaisants, ainsi que de Mithra le seigneur de l’alliance, de Rashnu le juste juge, de Sraosha le guide des âmes, et de Daena, la conscience et la religion. Autrement dit, Ashi appartient à la famille du jugement et de la récompense : là où ses frères et sœurs pèsent, guident et révèlent l’âme, elle lui accorde la juste rétribution. La récompense des justes est sœur de la conscience qui les a façonnés et du juge qui les a pesés.

La déesse rayonnante

Dans les hymnes plus tardifs, Ashi apparaît comme une déesse pleinement formée, et son hymne propre, l’Ard Yasht, compte parmi les plus beaux chants sacrés par sa beauté et son ampleur. Elle y est décrite comme un être éclatant, de haute et majestueuse stature, conduisant un grand char retentissant à travers le monde pour y dispenser ses bienfaits. Glorieuse à contempler, elle est l’image même de la fortune et de l’abondance et apporte partout où elle vient les bonnes choses de la vie.

L’hymne raconte comment les grands rois et héros de l’Antiquité rendirent leurs dévotions à Ashi et en furent richement récompensés : leurs maisons se remplirent d’abondance et leurs entreprises furent couronnées de succès. Elle est la déesse vers qui l’on se tourne pour la prospérité et la bonne fortune, celle qui apporte richesse et victoire. L’hymne s’attarde avec tendresse sur les bienfaits qu’elle répand : belles demeures, abondance, parfums et beauté, toutes les marques d’une vie florissante. Honorer Ashi, c’était inviter la bonne fortune dans son foyer.

La conductrice du char de Mithra

L’une des images les plus frappantes d’Ashi la place auprès de Mithra, puissant seigneur de l’alliance. Dans le grand hymne à Mithra, lorsque ce seigneur rayonnant parcourt les terres sur son char céleste pour défendre la vérité et punir les parjures, c’est Ashi, la Bonne Récompense, qui conduit son char, tandis que Daena, la Religion, prépare la route devant lui.

Cette image porte un sens profond. Mithra est le gardien de l’alliance, la puissance qui veille au respect de la vérité et au châtiment du mensonge. À ses côtés voyage la Récompense, prête à combler de bienfaits ceux qui tiennent parole, tandis que la Religion aplanit son chemin. Ensemble, ils forment un même cortège moral : le seigneur de la vérité, la conscience qui lui prépare la voie et la récompense qui vient à sa suite. Là où Mithra va défendre le droit, Ashi vient le couronner ; tous deux sont des compagnons inséparables dans la grande œuvre qui garantit la justice du monde.

Celle qui dispense les bienfaits

Ashi est avant tout celle qui donne. Divinité de la fortune et de la prospérité, elle offre les biens tangibles d’une vie florissante : richesse et abondance, foyer heureux et bien pourvu, beaux objets et cadre agréable, réussite dans les entreprises. Elle accorde aussi la victoire, assurant le triomphe au combat à ceux qu’elle favorise, de sorte que ses bienfaits vont de la paisible prospérité du foyer à la haute fortune des rois et des guerriers. Dans son caractère le plus ancien et le plus profond, elle est une déesse de la fécondité et de l’abondance, proche en cela de la grande déesse des eaux Anahita, avec laquelle elle partage certains de ses vers anciens.

Pourtant, malgré la splendeur matérielle de ses dons, Ashi n’est jamais une simple déesse des richesses. Ses bienfaits sont le signe extérieur d’une bonté intérieure, le fruit visible d’une vie de vérité et de dévotion. La prospérité qu’elle apporte doit récompenser la droiture, et non s’y substituer ; ses dons lui appartiennent le plus pleinement lorsqu’ils couronnent une vie digne. Elle prouve que la bonté est féconde, qu’une vie accordée à la vérité porte des fruits en abondance et que, dans l’ordre du Seigneur Sage, agir bien et vivre heureux sont destinés, en définitive, à se rejoindre.

La récompense des justes

Au cœur de la figure d’Ashi se trouve un bel enchaînement théologique qui la lie à sa fratrie. La foi enseigne que l’obéissance au Seigneur Sage, vertu incarnée par Sraosha, apporte la récompense, qui est Ashi ; cette récompense est à son tour la bonne pensée, le don de l’esprit bon. La récompense est si étroitement liée à l’obéissance que Sraosha porte lui-même une épithète signifiant celui qui possède Ashi. Écouter le divin, obéir à la vérité, c’est mériter la récompense ; celle-ci n’est pas seulement richesse extérieure, mais richesse intérieure d’un esprit bon et éclairé.

Ashi se tient aussi au terme du grand processus du jugement. Lorsque l’âme a rencontré sa conscience et que ses actes ont été pesés dans la balance de Rashnu le juste juge, la récompense ou son absence l’attend de l’autre côté. Ashi est le bienfait qui couronne l’âme juste, la rétribution méritée par une vie de vérité. En elle, l’ordre moral s’achève : la conscience révèle, le juge pèse, la récompense répond, de sorte que la bonté dont une personne a façonné son âme reçoit finalement les dons rayonnants de la dame de la fortune.

Celle qui refuse ses dons

Une déesse de la récompense doit aussi savoir refuser ses dons, car une récompense accordée à tous indistinctement n’en serait plus une. L’Ard Yasht le dit sans détour : il nomme ceux qui ne reçoivent pas les faveurs d’Ashi, parmi lesquels les méchants et les êtres démoniaques, que leur mensonge a séparés des bienfaits du bien. Dans cette vision, la fortune n’est pas aveugle : elle suit le mérite, et ceux qui vivent dans le mensonge ne peuvent prétendre aux dons de la dame de la vérité.

L’hymne conserve aussi des éléments très anciens qui reflètent le caractère primitif d’Ashi, déesse de la fécondité et du foyer prospère. On y trouve notamment un curieux passage archaïque où elle se lamente sur ceux qui voudraient garder indûment ses dons et lie ses bienfaits à une vie familiale florissante. Ces couches anciennes, soucieuses de descendance et d’abondance, montrent combien sa figure est vénérable : déesse immémoriale de la profusion, intégrée à l’univers moral de la foi. Dans sa forme accomplie, toutefois, la leçon est claire et juste : ses dons récompensent la droiture, librement accordés aux êtres dignes et justement refusés aux êtres faux.

Symboles

Ashi symbolise avant tout un univers juste et généreux, la conviction que la bonté ne trouve pas sa seule et solitaire récompense en elle-même, mais reçoit la réponse d’une puissance heureuse de dispenser ses bienfaits. Elle donne forme à l’une des plus profondes espérances humaines : vivre avec droiture doit permettre de s’épanouir, vertu et bien-être sont destinés à se rejoindre, et l’ordre moral du monde est finalement bienveillant. En faisant de la récompense une déesse belle et rayonnante, la foi déclarait que le cosmos répond à une vie bonne avec joie et abondance, sans froideur ni réticence.

Elle est aussi un symbole de fécondité, de cette vérité selon laquelle la bonté engendre et porte des fruits. L’abondance qu’elle répand, la maison bien pourvue et le champ florissant, découle naturellement d’une vie bien menée : signe visible que la droiture crée et accroît au lieu de se borner à l’abstention et au renoncement. Ses dons désignent aussi, au-delà de ce monde, la récompense finale : le monde parfait et abondant à venir lors du Frashokereti, où les justes auront part à une création renouvelée d’une profusion sans fin. Ashi est, dans cette vie, la première saveur de cette abondance promise.

Ashi et les Kurdes

Ashi appartient au profond patrimoine religieux iranique que les Kurdes partagent avec les autres peuples iraniques, ancien univers de l’Avesta et de ses divinités rayonnantes. Elle n’est pas une déesse spécifiquement kurde, et il serait inexact de la présenter ainsi : elle relève de la tradition iranique et zoroastrienne au sens large, héritage commun de nombreux peuples. Mais l’idéal qu’elle incarne, selon lequel fortune et abondance devraient revenir à ceux qui vivent avec droiture, et une vie bonne être une vie florissante, appartient à l’imaginaire moral de toute la région.

Il y a aussi une certaine justesse à voir une déesse combler le foyer et les récoltes de ses bienfaits : les valeurs qu’elle honore, hospitalité, abondance, bien-être de la famille et prospérité des êtres dignes, sont depuis longtemps chères aux cultures de la région. Retrouver la figure d’Ashi, c’est entrevoir la chaleur et l’espérance de l’imaginaire religieux ancien, sa foi dans un univers qui répond à la bonté par des bienfaits, et se rappeler que, sous les légendes de la région, repose la vision d’un monde juste et généreux.

Débats et idées reçues

Ashi est-elle une déesse de la chance ou de la juste récompense ? Elle est les deux, et son histoire raconte comment la première est devenue la seconde. À ses racines les plus anciennes, elle semble avoir été une déesse de la fortune et de l’abondance, voire de la chance capricieuse ; mais la foi du Seigneur Ahura Mazda en fit la récompense suivant justement une vie droite. Ses bienfaits ne sont pas aléatoires, mais mérités, juste rétribution de la vérité et de la dévotion : ce sens moral est au cœur de ce qu’elle est devenue.

Ashi est-elle une déesse rivale du Seigneur suprême ? Non. Comme les autres yazatas, Ashi est un être divin et une fille d’Ahura Mazda, émanation et servante par laquelle ses bienfaits sont accordés, plutôt qu’une divinité indépendante ou rivale. La récompense qu’elle personnifie est la faveur de l’unique Seigneur Sage, accordée à ceux qui vivent selon sa vérité. La foi demeure centrée sur le Seigneur suprême, et Ashi est le moyen rayonnant par lequel sa générosité atteint les justes.

Ashi récompense-t-elle simplement la richesse pour elle-même ? Non. Bien que ses dons comprennent les biens tangibles de la prospérité et de l’abondance, ils doivent être le fruit et le signe d’une vie juste, et non des fins en soi. Ses couches les plus anciennes révèlent une déesse de la fécondité et de la profusion, mais son sens accompli est entièrement moral : elle récompense la bonté, et ses richesses lui appartiennent le plus pleinement lorsqu’elles couronnent une vie de vérité et de dévotion. Rechercher ses dons sans la bonté qu’ils sont censés récompenser, c’est la comprendre tout à fait de travers.


  • Daena : la conscience et la religion, sa sœur, qui prépare le chemin de Mithra

  • Mithra : le seigneur de l’alliance dont Ashi conduit le char

  • Rashnu : le juste juge, son frère, qui pèse les actes de l’âme

  • Sraosha : le guide des âmes, dont l’obéissance apporte la récompense d’Ashi

  • Les Amesha Spentas : les Immortels bienfaisants, sa fratrie et les aspects de Dieu

  • Anahita : la déesse des eaux, proche d’Ashi comme dispensatrice d’abondance


Questions fréquentes

Qui est Ashi ?

Ashi est la yazata zoroastrienne de la récompense, de la fortune et des bienfaits, personnification divine des bonnes choses méritées par une vie juste. Fille d’Ahura Mazda et sœur de Mithra, Rashnu, Sraosha et Daena, elle est représentée en déesse rayonnante conduisant un char retentissant, qui accorde prospérité, abondance et victoire aux fidèles.

Que signifie le nom Ashi ?

Le nom signifie la chose obtenue, la récompense, la part ou portion, la rétribution. Il vient d’une racine ancienne signifiant accorder ou attribuer. En moyen perse, elle est appelée Ard, et porte aussi un nom plus développé signifiant la Bonne Récompense. Ce nom exprime son essence : elle est la récompense elle-même, le juste retour qui échoit à ceux qui vivent avec droiture.

Pourquoi Ashi conduit-elle le char de Mithra ?

Dans le grand hymne à Mithra, lorsque le seigneur de l’alliance s’avance pour défendre la vérité et punir les parjures, Ashi, la Bonne Récompense, conduit son char tandis que Daena, la Religion, prépare sa route. L’image exprime la manière dont la récompense suit la fidélité : là où Mithra va défendre le droit, Ashi vient le couronner de bienfaits.

Quels bienfaits Ashi accorde-t-elle ?

Ashi donne les bonnes choses d’une vie florissante : richesse, abondance, foyer heureux et bien pourvu, réussite dans les entreprises et victoire au combat. Dans son caractère le plus ancien, elle est aussi une déesse de la fécondité et de la profusion. Mais ses dons doivent être le fruit et le signe d’une vie juste, et non des récompenses recherchées pour elles-mêmes.

Ashi est-elle une déesse de la chance ?

À ses racines les plus anciennes, elle semble avoir été une déesse de la fortune, voire de la chance capricieuse. Dans la foi zoroastrienne, elle fut toutefois transformée en récompense suivant justement une vie droite. Ses bienfaits ne sont pas aléatoires, mais mérités, juste rétribution de la vérité et de la dévotion. Ce passage de la chance à la juste récompense est essentiel à ce qu’elle est devenue.

Quels liens unissent Ashi aux autres êtres divins ?

Ashi est la fille d’Ahura Mazda et de Spenta Armaiti, et la sœur des Amesha Spentas ainsi que de Mithra, Rashnu, Sraosha et Daena. Elle appartient à la famille du jugement et de la récompense : là où ses frères et sœurs pèsent, guident et révèlent l’âme, elle lui accorde sa juste rétribution, achevant le processus moral par le bienfait mérité par les justes.


Références et lectures complémentaires

Ashi — Wikipédia

Asi, la récompense et la part avestiques — Encyclopaedia Iranica

Ard Yasht — Wikipédia

Ashi — Grokipedia

Mihr Yasht — Encyclopaedia Iranica

Amesha Spenta — New World Encyclopedia

Yazata — Wikipédia

Zoroastrisme — Encyclopaedia Britannica