Introduction
Le Gaokerena, également appelé Haoma blanc, est l’une des plus belles images de la cosmologie zoroastrienne : l’Arbre d’immortalité mythique, roi des plantes guérisseuses, poussant au cœur de la mer cosmique, dont l’essence vivifiante conférera l’immortalité aux ressuscités lors de la rénovation du monde.
Dans la cosmologie conservée surtout dans le Bundahishn, grande compilation des savoirs zoroastriens sur la création, le Gaokerena pousse dans les profondeurs de la mer cosmique Vourukasha. C’est la plus puissante des plantes guérisseuses ; son suc sera la source de l’immortalité à venir. Créé par Ahura Mazda pour la guérison et le renouveau du monde, il est attaqué par une créature de l’esprit mauvais Ahriman et gardé par les poissons sacrés et les êtres vigilants de la bonne création.
Comme les autres éléments de la cosmologie zoroastrienne, le Gaokerena appartient au patrimoine religieux et mythologique ancien partagé des peuples iraniques, tradition que les Kurdes ont en commun avec les Persans et les autres peuples de cet univers. Le découvrir, c’est rencontrer l’une des plus belles images du mythe iranique : l’Arbre d’immortalité au cœur de la mer cosmique, source de la vie sans mort du monde à venir.
Sommaire
Le Haoma blanc et le Haoma jaune
L’arbre au cœur de la mer cosmique
Attaqué par le mal, gardé par le bien
Le roi des plantes guérisseuses
Références et lectures complémentaires
Qu’est-ce que le Gaokerena ?
Le Gaokerena, également appelé Haoma blanc, est l’Arbre d’immortalité mythique de la cosmologie zoroastrienne, la plus grande et la plus sacrée des plantes guérisseuses, poussant au cœur de la mer cosmique Vourukasha. C’est une plante divine et cosmique, distincte du Haoma terrestre ordinaire. Son essence vivifiante est la source de l’immortalité qui sera conférée aux ressuscités lors de la rénovation du monde. Créé par Ahura Mazda pour la guérison et le renouveau du monde, le Gaokerena est le roi des plantes guérisseuses, entouré de toutes les autres herbes médicinales. Son suc est l’élixir de la vie sans mort. Dans le drame cosmique, il est attaqué par une créature nuisible, lézard ou grenouille, façonnée pour le détruire par l’esprit mauvais Ahriman et gardé par les poissons sacrés et les autres êtres vigilants de la bonne création, qui le protègent jusqu’à la rénovation. Le Gaokerena est donc l’Arbre d’immortalité, source cosmique de la vie sans mort à venir, l’une des images centrales et les plus belles de la cosmologie zoroastrienne.
Le Haoma blanc et le Haoma jaune
Le Gaokerena est étroitement lié au Haoma, plante et divinité sacrées de la tradition zoroastrienne, tout en s’en distinguant. Pour le comprendre, il faut distinguer le Haoma blanc du Haoma jaune.
Dans la tradition, il existe en un sens deux Haomas. Le Haoma jaune, ou terrestre, est la plante sacrée ordinaire du rituel, pressée pour en tirer le suc saint offert dans le culte : Haoma terrestre qui donne de la force et est honoré comme une divinité. Le Haoma blanc, le Gaokerena, en est le pendant mythique et cosmique : grand Arbre d’immortalité poussant dans la mer cosmique, source de l’immortalité à venir, distinct de la plante rituelle ordinaire. Les deux sont liés, formes ou manifestations du Haoma sacré : l’un terrestre et employé dans les rites, l’autre cosmique et mythique, source de vie sans mort. Le Gaokerena, Haoma blanc, est la forme supérieure et cosmique, Arbre d’immortalité dont l’essence conférera la vie sans mort du monde rénové, tandis que le Haoma jaune est son pendant terrestre utilisé dans les rites sacrés. Cette distinction est importante pour comprendre le Gaokerena, Arbre cosmique d’immortalité distinct de la plante rituelle. C’est le Haoma blanc qui nous occupe ici, roi mythique des plantes guérisseuses et source d’immortalité au cœur de la mer cosmique, distinct du Haoma terrestre du rituel.
L’essentiel
Le Gaokerena, ou Haoma blanc, est l’Arbre d’immortalité zoroastrien.
Roi des plantes guérisseuses, il pousse au cœur de la mer cosmique Vourukasha.
Son essence vivifiante conférera l’immortalité aux ressuscités lors de la rénovation.
Il se distingue du Haoma terrestre ordinaire, jaune, employé dans le rituel.
Il est attaqué par une créature façonnée par l’esprit mauvais pour le détruire.
Il est gardé par les poissons sacrés et d’autres êtres de la bonne création.
Repères
Nom : Gaokerena ; Haoma blanc ; Arbre d’immortalité
Nature : Roi mythique et cosmique des plantes guérisseuses
Situation : Le cœur de la mer cosmique Vourukasha
Créateur : Ahura Mazda, pour la guérison et le renouveau du monde
Pouvoir : Son essence confère l’immortalité aux ressuscités
Se distingue de : Le Haoma terrestre ordinaire, jaune, du rituel
Attaquant : Une créature façonnée par l’esprit mauvais, lézard ou grenouille
Gardiens : Les poissons Kar sacrés et d’autres êtres de la bonne création
Sources principales : Le Bundahishn et l’Avesta
Patrimoine : Tradition religieuse et mythologique iranique partagée
L’arbre au cœur de la mer cosmique
Le Gaokerena pousse au cœur même de la mer cosmique Vourukasha, grand océan céleste de la cosmologie zoroastrienne : la plus puissante des plantes guérisseuses s’enracine dans les eaux profondes au centre du monde.
Dans la cosmologie du Bundahishn, Vourukasha est le grand océan céleste créé par Ahura Mazda, au centre duquel poussent les plantes les plus sacrées. Près de l’Arbre de toutes les semences, qui contient les graines de toutes les plantes du monde, pousse le Gaokerena, Haoma blanc, roi des plantes guérisseuses, entouré de la multitude des autres herbes médicinales. La mer cosmique et ses plantes sacrées sont au cœur même du monde dans la vision zoroastrienne, source des eaux, des plantes et de la guérison et du renouveau de la création. Le Gaokerena, poussant dans les profondeurs de cette mer, est la plus centrale et la plus puissante de ces plantes sacrées, Arbre d’immortalité enraciné au cœur de l’océan cosmique. Dans la tradition, l’oiseau mythique Simurgh, ou un oiseau semblable, est associé au grand arbre cosmique. La dispersion des graines de l’Arbre de toutes les semences est liée aux pluies et au renouveau des plantes terrestres, ainsi qu’à l’étoile qui apporte la pluie, Tishtrya. La situation du Gaokerena au cœur de la mer cosmique est donc centrale dans sa portée : Arbre d’immortalité enraciné dans les eaux profondes au centre même du monde, source de guérison et de vie sans mort. C’est au cœur de cette mer qu’il occupe sa place, la plus puissante des plantes sacrées du cosmos zoroastrien.
La source de l’immortalité
La grande importance du Gaokerena tient à son essence vivifiante, source de l’immortalité qui sera conférée aux ressuscités lors de Frashokereti, rénovation et renouveau du monde.
Dans la vision zoroastrienne de la fin des temps, lorsque le monde sera renouvelé et les morts relevés lors de la rénovation finale, les ressuscités recevront une boisson vivifiante qui leur conférera l’immortalité, vie parfaite et sans mort dans le monde renouvelé. L’essence du Gaokerena, Haoma blanc, est la source de cet élixir d’immortalité, suc vivifiant de l’Arbre d’immortalité qui rendra les ressuscités immortels à jamais. Le Gaokerena est ainsi lié à l’espoir ultime de la tradition, l’immortalité du monde renouvelé, et à l’œuvre du sauveur, le Saoshyant, qui accomplit la rénovation. Il se rattache donc à la sainte Immortelle de l’immortalité, Ameretat, qui préside aux plantes et incarne la vie sans mort que conférera l’Arbre d’immortalité. Ce rôle de source de l’immortalité couronne la portée du Gaokerena, arbre dont l’essence vivifiante rendra les ressuscités immortels dans le monde renouvelé. C’est comme source de l’immortalité à venir qu’il occupe sa place centrale dans la vision zoroastrienne de la fin des temps, plante cosmique dont l’essence est l’élixir de la vie sans mort du monde rénové.
Attaqué par le mal, gardé par le bien
Un aspect saisissant du mythe du Gaokerena est que, source de l’immortalité si précieuse à la bonne création, il est attaqué par l’esprit mauvais et gardé par les êtres vigilants du bien.
Dans la tradition du Bundahishn, l’esprit mauvais Ahriman, cherchant à détruire la source de l’immortalité et à empêcher le renouveau du monde, façonna une créature nuisible, lézard ou grenouille, et la plaça dans les profondeurs de la mer cosmique pour ronger et détruire le Gaokerena. Mais Ahura Mazda, pour protéger l’Arbre d’immortalité, créa dix poissons sacrés, les poissons Kar, qui tournent sans cesse autour du Gaokerena, toujours vigilants : l’un d’eux garde constamment les yeux sur la créature nuisible pour la tenir à distance. Dans certains récits, d’autres êtres vigilants de la bonne création gardent aussi l’arbre sacré. Le Gaokerena est ainsi protégé contre l’assaut du mal jusqu’à la rénovation du monde, où il donnera l’élixir d’immortalité. Ce drame de l’arbre sacré attaqué par le mal et gardé par le bien est un aspect saisissant et beau du mythe, exprimant la lutte cosmique entre la bonne création et les forces mauvaises autour de la précieuse source de l’immortalité. La garde du Gaokerena, vigilance incessante des poissons sacrés face à la créature de l’esprit mauvais, est l’une des images les plus mémorables de la cosmologie zoroastrienne : la protection de l’Arbre d’immortalité jusqu’au renouveau du monde. Elle exprime que la source de la vie sans mort est précieuse et disputée, attaquée par le mal mais toujours gardée par le bien jusqu’au triomphe final.
Le roi des plantes guérisseuses
Le Gaokerena est honoré comme le roi des plantes guérisseuses, la plus puissante et la plus sacrée des herbes médicinales, source et sommet de la puissance de guérison du monde végétal.
Dans la tradition, le Gaokerena est entouré de toutes les autres plantes guérisseuses, multitude d’herbes et de plantes médicinales créées par le Seigneur sage pour guérir le monde. Il en est considéré comme le roi et le chef, la plus grande et la plus puissante d’entre elles. Le monde végétal est, dans la vision zoroastrienne, une part bienfaisante de la bonne création, pleine de pouvoir de guérison pour le corps et pour le monde. Le Gaokerena est la source et le sommet de ce pouvoir, roi des plantes guérisseuses dont l’essence est l’ultime guérison : le don de l’immortalité même. Ce rôle le rattache à tout le monde bienfaisant des plantes et des herbes médicinales, puissance de guérison et de renouveau de la bonne création dont l’Arbre d’immortalité est le chef et la source. L’honneur qui lui est rendu comme roi des plantes guérisseuses reflète le respect zoroastrien pour le monde végétal et son pouvoir de guérison, ainsi que la vision de l’Arbre d’immortalité comme sommet de ce pouvoir, source de l’ultime guérison et de la vie sans mort à venir. Roi des plantes guérisseuses, le Gaokerena est le chef et la source du pouvoir de guérison de la bonne création, la plus puissante des plantes sacrées et le sommet de la guérison du monde. Son essence est l’élixir d’immortalité.
Symboles et sens
Le Gaokerena incarne avant tout l’espoir de l’immortalité et du renouveau du monde : Arbre d’immortalité dont l’essence vivifiante conférera la vie sans mort aux ressuscités lors de la rénovation. Source de l’immortalité à venir, il représente l’espoir ultime de la vision zoroastrienne, la vie sans mort du monde renouvelé.
Il incarne aussi le pouvoir guérisseur et vivifiant de la bonne création, roi des plantes guérisseuses et source de la guérison du monde. Dans le drame de son attaque et de sa garde, il incarne la lutte cosmique entre la bonne création et les forces mauvaises autour de la précieuse source de vie. Il représente ainsi la valeur de la vie et de l’immortalité et la protection du bien contre l’assaut du mal. À tous ces titres, le Gaokerena compte parmi les images les plus belles et les plus importantes de la tradition religieuse iranique : il incarne l’espoir de l’immortalité, le pouvoir guérisseur de la bonne création et la lutte du bien et du mal. Haoma blanc, Arbre d’immortalité au cœur de la mer cosmique, source de la vie sans mort du monde renouvelé, il se distingue du Haoma terrestre du rituel. C’est l’une des plus belles images de la cosmologie que les Kurdes partagent avec les autres héritiers de la tradition iranique. L’image de l’Arbre d’immortalité gardé au cœur de la mer cosmique jusqu’au renouveau du monde est l’une des plus durables et des plus évocatrices de la tradition.
Le Gaokerena et les Kurdes
Comme les autres éléments de la cosmologie zoroastrienne, le Gaokerena appartient au patrimoine religieux et mythologique ancien partagé des peuples iraniques, tradition que les Kurdes, peuple iranique, ont en commun avec les Persans et les autres peuples de cet univers. L’image de l’Arbre d’immortalité et de la mer cosmique relève du profond héritage de toute la région.
Pour les Kurdes, l’ancien patrimoine religieux iranique, dont la cosmologie de la mer cosmique et de l’Arbre d’immortalité, participe à l’arrière-plan profond de leur univers culturel et spirituel. L’image de l’arbre de vie et d’immortalité est profonde et répandue, présente sous diverses formes dans les traditions religieuses de la région et du monde ; le Gaokerena zoroastrien en est l’une des plus belles expressions. Il est honnête et exact de comprendre le Gaokerena dans ce patrimoine iranique et zoroastrien partagé, sans en faire une image exclusivement kurde : il appartient à l’ancienne tradition religieuse commune des peuples iraniques. Peuple iranique profondément enraciné dans cet univers ancien, les Kurdes participent à cet héritage, dont l’Arbre d’immortalité fait partie, aux côtés des autres héritiers de la tradition. Présenter le Gaokerena, c’est donc présenter une image de ce patrimoine ancien partagé dont les Kurdes héritent : l’Arbre d’immortalité au cœur de la mer cosmique, l’une des plus belles images de la cosmologie qui sous-tend les traditions régionales. L’espoir d’immortalité et de renouveau qu’il incarne est une valeur d’une résonance particulièrement profonde et universelle.
Débats et idées reçues
Le Gaokerena est-il la plante Haoma employée dans le rituel ? Pas exactement. Le Gaokerena, Haoma blanc, est l’Arbre d’immortalité mythique et cosmique poussant dans la mer cosmique, source de l’immortalité à venir. Le Haoma, plante terrestre ordinaire appelée Haoma jaune, est pressé dans le rituel pour en tirer le suc sacré offert dans le culte. Les deux sont liés, formes du Haoma sacré, mais distincts : le blanc est l’Arbre cosmique d’immortalité, le jaune son pendant rituel terrestre. Le Gaokerena dépasse donc la simple plante rituelle : il en est la forme supérieure, mythique et cosmique, Arbre d’immortalité au cœur du monde.
Le Gaokerena est-il un arbre au sens littéral ou un symbole ? Il appartient à la cosmologie religieuse et mythologique de la tradition, vision symbolique et cosmique du monde conservée surtout dans le Bundahishn, plutôt qu’à une réalité botanique littérale. Il se comprend comme une image mythologique et symbolique profonde : Arbre d’immortalité exprimant l’espoir de l’immortalité, le pouvoir guérisseur de la bonne création et la lutte cosmique du bien et du mal. La source principale du mythe développé est le Bundahishn, qui s’appuie sur l’ancien Avesta. C’est une image religieuse et cosmologique, et non une affirmation sur le monde naturel.
Le Gaokerena est-il une image spécifiquement kurde ? Non. Comme les autres éléments de la cosmologie zoroastrienne, il appartient à l’ancien patrimoine religieux iranique partagé, tradition que les Kurdes ont en commun avec les Persans et les autres peuples de cet univers, plutôt qu’à un héritage exclusivement kurde. Peuple iranique, les Kurdes participent à ce vaste héritage ancien dont le Gaokerena fait partie, aux côtés de leurs voisins.
Sujets connexes
Haoma : plante et divinité sacrées, pendant terrestre
Ahura Mazda : le Seigneur sage qui créa l’Arbre d’immortalité
Ahriman : l’esprit mauvais qui attaque l’arbre sacré
Frashokereti : la rénovation où le Gaokerena confère l’immortalité
Le Saoshyant : le sauveur qui accomplit la rénovation
Haurvatat et Ameretat : les saintes Immortelles de la plénitude et de l’immortalité
Le Simurgh : l’oiseau mythique associé à l’arbre cosmique
Tishtrya : l’étoile qui apporte la pluie, liée à la mer cosmique
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le Gaokerena dans le mythe zoroastrien ?
Le Gaokerena, également appelé Haoma blanc, est l’Arbre d’immortalité mythique de la cosmologie zoroastrienne, la plus grande et la plus sacrée des plantes guérisseuses, poussant au cœur de la mer cosmique Vourukasha. Créé par Ahura Mazda, il porte une essence vivifiante, source de l’immortalité qui sera conférée aux ressuscités lors de la rénovation du monde. Il est attaqué par une créature de l’esprit mauvais et gardé par les poissons sacrés de la bonne création.
Comment le Gaokerena se distingue-t-il de la plante Haoma ?
Le Gaokerena, Haoma blanc, est l’Arbre d’immortalité mythique et cosmique poussant dans la mer cosmique, source de l’immortalité à venir. Le Haoma terrestre ordinaire, jaune, est la plante sacrée pressée dans le rituel pour en tirer le suc saint offert dans le culte. Les deux sont liés, formes du Haoma sacré, mais distincts : le blanc est l’Arbre cosmique d’immortalité, le jaune son pendant rituel terrestre.
Où pousse le Gaokerena ?
Le Gaokerena pousse au cœur même de la mer cosmique Vourukasha, grand océan céleste de la cosmologie zoroastrienne créé par Ahura Mazda. Près de l’Arbre de toutes les semences, contenant les graines de toutes les plantes, pousse le Gaokerena, roi des plantes guérisseuses, entouré de la multitude des autres herbes médicinales. La mer cosmique et ses plantes sacrées sont au cœur même du monde, source des eaux, des plantes et de la guérison et du renouveau de la création.
Comment le Gaokerena confère-t-il l’immortalité ?
Dans la vision zoroastrienne de la fin des temps, lorsque le monde sera renouvelé et les morts relevés à Frashokereti, les ressuscités recevront une boisson vivifiante conférant l’immortalité, vie parfaite et sans mort dans le monde renouvelé. L’essence du Gaokerena, Haoma blanc, est la source de cet élixir d’immortalité, suc vivifiant de l’Arbre d’immortalité qui rendra les ressuscités immortels à jamais, lié à l’œuvre du sauveur, le Saoshyant.
Pourquoi le Gaokerena est-il gardé par des poissons ?
Source de l’immortalité précieuse à la bonne création, le Gaokerena fut visé par l’esprit mauvais Ahriman, qui façonna une créature nuisible, lézard ou grenouille, et la plaça dans la mer cosmique pour détruire l’arbre. Pour le protéger, Ahura Mazda créa dix poissons Kar sacrés. Ils tournent sans cesse autour du Gaokerena, toujours vigilants : l’un garde constamment les yeux sur la créature nuisible, la tenant à distance jusqu’à la rénovation du monde. C’est une image saisissante de la lutte du bien et du mal.
Le Gaokerena est-il une image kurde ?
Le Gaokerena appartient au patrimoine religieux ancien, zoroastrien et iranique, que les Kurdes ont en commun avec les Persans et les autres peuples de cet univers, plutôt qu’à un héritage exclusivement kurde. Peuple iranique profondément enraciné dans ce monde, les Kurdes participent à cet héritage, dont l’Arbre d’immortalité fait partie, aux côtés de leurs voisins. L’image de l’arbre de vie et d’immortalité trouve un large écho dans toute la région et dans le monde.
Références et lectures complémentaires
Vourukasha, la mer cosmique — présentation
Le Gaokerena et les plantes guérisseuses — World History Encyclopedia
Le Gaokerena dans le Bundahishn — avesta.org
Kurdish-History.com : Frashokereti
