Introduction

Kahram est un guerrier touranien du Shahnameh, le Livre des rois persan : il est le fils du roi ennemi Arjasp et le commandant qui mena la grande armée de la seconde invasion contre l’Iran, prit la ville sainte de Balkh et tua le vieux roi Lohrasp dans sa retraite consacrée au culte.

Les exploits de Kahram appartiennent à la sombre seconde phase de la guerre sainte autour de la foi nouvelle. Le roi iranien Goshtasp avait emprisonné son propre fils, le grand prince Esfandiyar, et se trouvait loin de sa capitale. Arjasp saisit ce moment et envoya son fils Kahram avec une grande armée contre la ville sans défense de Balkh. Kahram prit la ville sainte, tua le vieux Lohrasp et de nombreux prêtres de la foi, et causa de grandes destructions, avant d’être finalement tué, avec son père et son frère, par l’invulnérable Esfandiyar.

Comme tous les personnages du Livre des rois, Kahram appartient au patrimoine épique partagé des peuples iraniens, tradition que les Kurdes ont en commun avec les Persans, les Lors et les autres peuples du monde iranique. Le découvrir, c’est rencontrer le commandant du sac de Balkh, auteur de l’un des actes les plus sombres de la guerre sainte, prince touranien dont la destruction de la ville sainte marque le péril le plus profond de l’Iran avant le retournement de la situation.


Sommaire

Qui est Kahram ?

Fils d’Arjasp

L’essentiel

Repères

La seconde invasion

Le sac de Balkh

La mort de Lohrasp

La chute de Kahram

Symboles et sens

Kahram et les Kurdes

Débats et idées reçues

Sujets connexes

Questions fréquentes

Références et lectures complémentaires


Qui est Kahram ?

Kahram, dont le nom s’écrit aussi Kohram ou Gohram, est un guerrier et commandant touranien du Shahnameh, fils du roi ennemi Arjasp et figure de premier plan du camp touranien dans la grande guerre sainte autour de la foi nouvelle. Il reste surtout connu comme le commandant qui mena la grande armée de la seconde invasion contre l’Iran, alors que le roi iranien Goshtasp avait emprisonné son propre fils Esfandiyar et était absent de sa capitale. Kahram prit la ville sainte de Balkh, tua l’ancien roi âgé Lohrasp dans sa retraite consacrée au culte, tua de nombreux prêtres et causa de grandes destructions à la ville et à la foi. Il fut finalement tué, avec son père Arjasp et son frère, par le prince invulnérable Esfandiyar, libéré de prison pour sauver le royaume. Il est l’un des commandants ennemis notables de cette partie de l’épopée, auteur du sac de Balkh.

Fils d’Arjasp

Kahram était fils du puissant Arjasp, roi du Touran et grand ennemi du roi iranien Goshtasp et de la foi nouvelle. Fils du roi ennemi, il était prince de la maison royale touranienne et commandant de premier plan des forces du Touran dans la guerre contre l’Iran.

Selon la tradition, Arjasp avait plusieurs fils qui commandaient dans ses guerres contre l’Iran. Kahram est le plus important d’entre eux, celui à qui fut confiée la grande armée de la seconde invasion. Son frère Andariman figure aussi parmi les fils d’Arjasp qui combattirent dans la guerre et moururent sous les coups d’Esfandiyar. Fils d’Arjasp et commandant de ses forces, Kahram appartenait à la direction de la cause touranienne contre la foi, prince de la maison royale ennemie qui menait la guerre de son père contre l’Iran. Son rang de fils du roi ennemi et de commandant de la grande armée d’invasion fait de lui une figure importante du camp touranien, principal exécutant du nouvel assaut de son père contre l’Iran. C’est comme fils d’Arjasp, prince touranien chargé de la grande invasion, qu’il entre dans l’épopée : principale figure ennemie de la seconde phase de la guerre, dont les actes, surtout le sac de Balkh, allaient lui donner une sombre importance dans le récit avant sa chute sous les coups de l’invulnérable Esfandiyar.

L’essentiel

  • Kahram est un fils du roi touranien Arjasp dans le Shahnameh.

  • Il commanda la grande armée de la seconde invasion de l’Iran.

  • Il attaqua alors que Goshtasp était absent et Esfandiyar emprisonné.

  • Il prit la ville sainte de Balkh et y causa de grandes destructions.

  • Il tua l’ancien roi âgé Lohrasp dans sa retraite consacrée au culte.

  • Il fut tué, avec son père et son frère, par le prince Esfandiyar.

Repères

  • Nom : Kahram, également Kohram, Gohram

  • Rôle : Commandant touranien ; fils d’Arjasp

  • Père : Arjasp, roi touranien

  • Frère : Andariman, lui aussi commandant touranien

  • Acte célèbre : Diriger l’armée qui mit Balkh à sac

  • Victime : L’ancien roi âgé Lohrasp

  • Contexte : La seconde invasion, pendant l’emprisonnement d’Esfandiyar

  • Tué par : Esfandiyar, le prince invulnérable

  • Cadre : La guerre sainte autour de la foi

  • Patrimoine : Tradition épique iranique partagée

La seconde invasion

Les grands actes de Kahram appartiennent à la seconde invasion de l’Iran par les Touraniens, nouvel assaut survenu dans un moment de grande vulnérabilité du royaume. Après que la vaillance du prince Esfandiyar eut repoussé la première guerre, une rupture amère l’opposa à son père Goshtasp, qui fit emprisonner ce fils héroïque, par crainte ou par ressentiment.

Esfandiyar, grand champion de la foi, languissait en prison, et le roi Goshtasp se trouvait loin de sa capitale, dans une terre éloignée ; le cœur du royaume était donc sans défense. Informé de ces événements, de l’emprisonnement du redoutable prince et de l’absence du roi, le roi ennemi Arjasp vit l’occasion et résolut de reprendre l’assaut. Il envoya son fils Kahram avec une grande armée vers la capitale de l’Iran pour accomplir son dessein de vengeance et de conquête pendant que le royaume était vulnérable. La seconde invasion, menée par Kahram, survint ainsi à l’heure de la plus grande faiblesse de l’Iran, son plus puissant défenseur enchaîné et son roi lointain. Cette situation, emprisonnement d’Esfandiyar et absence de Goshtasp, est essentielle au récit : elle explique comment l’ennemi put frapper si profondément et prendre la ville sainte de Balkh. Menée par le fils du roi ennemi, cette seconde invasion est le tournant sombre de la guerre, nouvel assaut qui exploita la vulnérabilité du royaume et amena l’ennemi au cœur même de l’Iran. C’est comme son commandant que Kahram accomplit ses actes les plus notables et les plus terribles.

Le sac de Balkh

L’acte central de Kahram, pour lequel il reste surtout connu, est le sac de la ville sainte de Balkh, centre de la foi nouvelle et lieu de résidence de l’ancien roi âgé Lohrasp. À la tête de la grande armée de la seconde invasion, Kahram fondit sur la ville sans défense et la prit.

Balkh était une ville sainte, centre de la foi de Zoroastre ; au moment de l’assaut de Kahram, elle se trouvait sans défenseur adéquat, son grand champion Esfandiyar emprisonné et son roi absent. Les habitants, dans une grande inquiétude et sans chef, ne purent résister à l’immense armée ennemie. Kahram prit la ville et y causa de grandes destructions : selon la tradition, les envahisseurs tuèrent de nombreux prêtres de la foi, détruisirent et brûlèrent le temple du feu, et brûlèrent même le livre saint, l’Avesta, écriture sacrée de la religion. Le sac de Balkh fut ainsi un assaut contre la foi elle-même, destruction d’une ville sainte et de ses choses sacrées par l’ennemi de la religion, au-delà de la conquête militaire. Cet acte marque l’heure la plus sombre de la guerre sainte, la pénétration ennemie la plus profonde et le coup le plus grave porté à l’Iran et à sa foi. Central et terrible, il définit Kahram comme l’exécutant de l’assaut ennemi contre la ville sainte et la foi et prépare la grande riposte iranienne, la libération d’Esfandiyar et le retournement de la situation. C’est avant tout au sac de Balkh que Kahram doit sa sombre place dans l’épopée.

La mort de Lohrasp

Parmi les actes de Kahram lors du sac de Balkh, le plus douloureux fut la mise à mort de l’ancien roi âgé Lohrasp, père de Goshtasp, qui avait quitté le trône pour une vie de culte et de dévotion.

Lohrasp, le vieux roi, avait cédé son trône à son fils Goshtasp et s’était retiré à Balkh pour se consacrer au culte de Dieu. Lorsque l’ennemi fondit sur la ville, les habitants en détresse supplièrent le vieux roi de les diriger ; il répondit qu’il avait abandonné les préoccupations terrestres et s’était donné à Dieu, et ne pouvait reprendre les armes. Pourtant, quand la ville fut assaillie, il fut entraîné dans le combat et tué par les forces des envahisseurs lors du sac de Balkh. La mort du vieux Lohrasp, ancien roi devenu homme de dévotion et de culte, compte parmi les actes les plus douloureux et les plus déplorés de la guerre : un vieillard saint tué dans la destruction de la ville sainte. Commandant de l’invasion qui prit Balkh, Kahram porte la responsabilité de cet acte terrible, la mise à mort du roi âgé dans sa retraite religieuse. La mort de Lohrasp approfondit la tragédie du sac de Balkh et ajouta à l’infamie de l’invasion : un ancien roi vénérable, ayant renoncé au monde pour le culte de Dieu, était tué. Cette mort est l’un des actes les plus sombres associés à Kahram et à la seconde invasion, perte douloureuse qui intensifia le péril et le chagrin de l’Iran avant sa délivrance.

La chute de Kahram

Le triomphe de Kahram et de la seconde invasion ne dura pas : le sac de Balkh et la mort de Lohrasp entraînèrent la libération du champion emprisonné Esfandiyar, qui allait retourner la situation et tuer les ennemis, dont Kahram.

Lorsque le roi Goshtasp apprit le désastre, sac de Balkh, mort de son père Lohrasp et péril du royaume, la nécessité le contraignit à libérer son fils emprisonné Esfandiyar, grand champion de la foi, et à lui demander de sauver le royaume et de venger ces graves injustices. Libéré de ses chaînes, Esfandiyar prit la défense de l’Iran et retourna le cours de la guerre. Dans les combats et la campagne qui suivirent, le prince vainquit les forces touraniennes et tua les ennemis, dont le roi Arjasp et ses fils. Kahram, commandant du sac de Balkh, fut tué par l’invulnérable Esfandiyar, avec son père Arjasp et son frère Andariman, en juste rétribution des destructions qu’ils avaient causées. Sa chute résout son histoire : l’auteur du sac de Balkh tombe sous les coups du grand champion de la foi, pour venger la ville sainte et le vieux roi. Kahram connaît ainsi le sort du commandant ennemi vaincu par le héros, prince touranien dont les actes terribles reçoivent pour réponse sa mort sous les coups de l’invulnérable Esfandiyar. Sa chute, la défaite de la seconde invasion et la mise à mort de l’ennemi marquent le retournement de la situation et la délivrance de l’Iran du péril le plus profond de la guerre sainte.

Symboles et sens

Kahram incarne avant tout l’ennemi destructeur de la foi, auteur de l’assaut contre la ville sainte et les choses sacrées de la religion. Commandant qui mit Balkh à sac, tua le vieux Lohrasp et détruisit le temple du feu et le livre saint, il représente l’assaut ennemi contre la religion elle-même autant que contre le royaume, destructeur du saint et du sacré.

Kahram incarne aussi le péril qui surgit dans un moment de vulnérabilité : son invasion frappa l’Iran au moment de sa plus grande faiblesse, son champion emprisonné et son roi absent. Il représente ainsi le danger qui exploite les divisions et la faiblesse, l’ennemi frappant quand le royaume peut le moins se défendre. Fils d’Arjasp tué par Esfandiyar, il incarne aussi le modèle du commandant ennemi dont les actes terribles trouvent leur réponse dans sa chute sous les coups du héros, destructeur abattu en juste rétribution. À tous ces titres, il est une figure importante de la guerre sainte : ennemi destructeur de la foi, péril du moment de vulnérabilité et commandant ennemi dont la chute répond aux actes. Il est l’auteur du sac de Balkh, l’une des figures les plus sombres de la guerre autour de la foi, dont les actes terribles marquent le plus profond péril de l’Iran, tandis que sa chute marque sa délivrance.

Kahram et les Kurdes

Kahram, comme tous les personnages du Shahnameh, appartient au patrimoine épique et mythologique partagé des peuples iraniens, tradition que les Kurdes ont en commun avec les Persans, les Lors et les autres peuples du monde iranique. La grande épopée de Ferdowsi, avec ses guerres et ses personnages, est l’héritage commun de ces peuples, qui participent à l’ancienne tradition iranienne dont elle est issue.

Pour les Kurdes, peuple iranien, les personnages et récits du Shahnameh appartiennent au vaste univers culturel et mythologique auquel ils se rattachent. L’épopée et ses figures, iraniennes comme touraniennes, ont leur place dans le large patrimoine iranique partagé par les Kurdes. Kahram, commandant touranien du sac de Balkh, appartient au fonds commun de la tradition épique iranienne, connu dans les terres iraniques. Il est honnête et exact de le comprendre comme une part de ce patrimoine iranique partagé, plutôt que comme une figure exclusivement kurde ; il est d’ailleurs un commandant du camp ennemi touranien. Peuple iranien, les Kurdes participent au vaste patrimoine de l’épopée, dont les figures, héros comme ennemis, appartiennent à la tradition iranienne commune dont ils héritent avec leurs voisins. Rappelons aussi que les Touraniens de l’épopée sont un peuple légendaire et que les guerres de l’Iran et du Touran sont le conflit central récurrent de la tradition ; il ne faut pas les identifier simplement à une nation moderne. Présenter Kahram, c’est donc présenter une figure du patrimoine épique iranien partagé dont les Kurdes, peuple iranique, héritent avec leurs voisins.

Débats et idées reçues

Qui mit Balkh à sac, Kahram ou Arjasp lui-même ? La tradition présente le sac de Balkh comme l’œuvre de Kahram, fils du roi Arjasp, qui l’envoya avec la grande armée de la seconde invasion pour accomplir son dessein. Si l’assaut fut ordonné par Arjasp et servit sa cause, c’est son fils Kahram qui mena l’armée ayant pris la ville, tué le vieux Lohrasp et causé les destructions. Certains résumés parlent de l’invasion de Balkh par Arjasp, puisque c’était sa guerre et son commandement, mais la direction de l’armée et l’acte lui-même sont attribués à son fils Kahram. Père et fils sont ainsi liés au sac de Balkh, l’un comme roi qui l’ordonna, l’autre comme commandant qui l’exécuta.

Kahram est-il le sorcier qui tua Zarir ? Non : ce sont des figures distinctes. Le sorcier qui tua traîtreusement le noble Zarir, oncle du prince Esfandiyar, dans la première guerre était Bidarafsh, autre guerrier ennemi. Kahram est le fils d’Arjasp qui mena la seconde invasion et mit Balkh à sac, tuant le vieux Lohrasp. Tous deux appartiennent à des phases différentes de la guerre et sont des figures distinctes, même s’ils sont ennemis de l’Iran et de la foi. Il ne faut pas les confondre.

Kahram est-il un personnage spécifiquement kurde ? Non : comme tous les personnages du Shahnameh, il appartient au patrimoine épique partagé des peuples iraniens, tradition que les Kurdes ont en commun avec les Persans, les Lors et les autres peuples du monde iranique, plutôt qu’à un héritage exclusivement kurde. Il est d’ailleurs un commandant du camp ennemi touranien. Peuple iranien, les Kurdes participent au vaste patrimoine de l’épopée, dont les figures, héros comme ennemis, font partie de la tradition iranienne commune dont ils héritent avec leurs voisins.


  • Arjasp : le roi touranien, père de Kahram

  • Lohrasp : l’ancien roi âgé tué lors du sac de Balkh

  • Goshtasp : le roi iranien dont Kahram exploita l’absence

  • Esfandiyar : le prince invulnérable qui tua Kahram

  • Bidarafsh : le sorcier de la première guerre, ennemi distinct

  • Zoroastre : le prophète dont l’armée de Kahram brûla la foi et le livre

  • Afrasiab : le grand roi touranien des guerres antérieures

  • Le Shahnameh : le Livre des rois persan, grande épopée de l’Iran


Questions fréquentes

Qui est Kahram dans le Shahnameh ?

Kahram, dont le nom s’écrit aussi Kohram ou Gohram, est un guerrier et commandant touranien du Shahnameh, fils du roi ennemi Arjasp. Il reste surtout connu comme le commandant qui mena la grande armée de la seconde invasion contre l’Iran, prit la ville sainte de Balkh, tua l’ancien roi âgé Lohrasp dans sa retraite consacrée au culte et causa de grandes destructions à la ville et à la foi. Il fut finalement tué, avec son père et son frère, par le prince invulnérable Esfandiyar.

Que fit Kahram à Balkh ?

Kahram mena l’armée qui mit la ville sainte de Balkh à sac pendant la seconde invasion, alors que le roi iranien Goshtasp était absent et le prince Esfandiyar emprisonné. Il prit la ville sans défense et y causa de grandes destructions : selon la tradition, les envahisseurs tuèrent de nombreux prêtres de la foi, détruisirent et brûlèrent le temple du feu, et brûlèrent même le livre saint, l’Avesta. Il tua aussi l’ancien roi âgé Lohrasp. Le sac de Balkh fut un assaut contre la foi elle-même, l’heure la plus sombre de la guerre.

Comment Kahram tua-t-il Lohrasp ?

Lors du sac de Balkh, l’ancien roi âgé Lohrasp, qui avait quitté le trône pour une vie de culte, fut tué par les forces d’invasion sous le commandement de Kahram. Quand l’ennemi fondit sur la ville, les habitants supplièrent le vieux roi de les diriger, mais il avait renoncé aux préoccupations terrestres. Pourtant, lorsque la ville fut assaillie, il fut entraîné dans le combat et tué. Commandant de l’invasion, Kahram porte la responsabilité de la mise à mort du vénérable ancien roi.

Comment Kahram mourut-il ?

Kahram fut tué par le prince invulnérable Esfandiyar. Lorsque le roi Goshtasp apprit le sac de Balkh et la mort de son père Lohrasp, il fut contraint de libérer Esfandiyar emprisonné pour sauver le royaume. Le prince libéré retourna le cours de la guerre, vainquit les Touraniens et tua les ennemis, dont le roi Arjasp et ses fils Kahram et Andariman, en juste rétribution des destructions qu’ils avaient causées.

Kahram était-il Bidarafsh ?

Non : ce sont des figures distinctes. Bidarafsh était le sorcier qui tua traîtreusement le noble Zarir dans la première guerre. Kahram est le fils d’Arjasp qui mena la seconde invasion et mit Balkh à sac, tuant le vieux Lohrasp. Tous deux appartiennent à des phases différentes de la guerre et sont des figures distinctes, même s’ils sont ennemis de l’Iran et de la foi. Il ne faut pas les confondre.

Kahram est-il un personnage kurde ?

Kahram appartient au patrimoine épique partagé des peuples iraniens, tradition que les Kurdes ont en commun avec les Persans, les Lors et les autres peuples du monde iranique, plutôt qu’à un héritage exclusivement kurde. Il est d’ailleurs un commandant du camp ennemi touranien. Peuple iranien, les Kurdes participent au vaste patrimoine de l’épopée, dont les figures, héros comme ennemis, appartiennent à la tradition iranienne commune dont ils héritent avec leurs voisins.


Références et lectures complémentaires

Les personnages du Shahnameh de Firdowsi — Iraj Bashiri

Le mythe d’Isfendiyar — World Mythology

Arjasp — Wikipédia

Esfandiyar — Encyclopaedia Iranica

Shahnameh — Encyclopaedia Iranica

Kurdish-History.com : Arjasp

Kurdish-History.com : Lohrasp

Kurdish-History.com : Esfandiyar