Introduction
Le yézidisme est l’une des religions les plus anciennes et les plus singulières du monde kurde, la religion monothéiste du peuple yézidi. Centré sur le culte d’un Dieu unique et la vénération des Sept Êtres saints, dirigés par l’Ange Paon Tawuse Melek, c’est une foi d’une profonde antiquité et d’un profond mystère, dont le sanctuaire se trouve dans la vallée sacrée de Lalish dans le nord de l’Irak. Pour ses fidèles, elle figure parmi les plus anciennes religions du monde et a traversé des siècles d’incompréhension et de terribles persécutions.
Au cœur du yézidisme se trouve la croyance en un Dieu unique, appelé Xwede, qui créa le monde et en confia la garde à sept Êtres saints, ou Anges, au premier rang desquels Tawuse Melek, l’Ange Paon. Cette foi révère le saint du douzième siècle cheikh Adi, dont le tombeau à Lalish est son lieu le plus sacré. Elle se transmet de génération en génération par une riche tradition orale d’hymnes sacrés, un clergé héréditaire et les grandes fêtes de l’année religieuse.
Comprendre le yézidisme, c’est comprendre une foi d’une profondeur et d’une résilience remarquables, une antique religion du peuple kurde qui a préservé ses traditions sacrées malgré d’extraordinaires difficultés. Longtemps incompris de ses voisins et durement persécuté, le yézidisme demeure la foi vivante de plusieurs centaines de milliers d’âmes, une part précieuse et irremplaçable du patrimoine spirituel des Kurdes et du monde entier. Cet article présente ses croyances, ses figures saintes, ses lieux sacrés et ses traditions durables.
Sommaire
Un Dieu et les Sept Êtres saints
La création et le cosmos sacré
Références et lectures complémentaires
Qu’est-ce que le yézidisme ?
Le yézidisme, également appelé Sharfadin, est la religion ethnique monothéiste des Yézidis, peuple de langue kurde vivant principalement dans le nord de l’Irak, avec des communautés en Syrie, en Turquie et dans une diaspora mondiale. Il repose sur la croyance en un Dieu unique, Xwede, qui créa le monde et en confia la garde à sept Êtres saints, appelés Anges, au premier rang desquels Tawuse Melek, l’Ange Paon. Cette foi vénère le saint cheikh Adi et a pour centre le sanctuaire de Lalish. C’est une antique religion aux profondes racines préislamiques, transmise par une riche tradition orale d’hymnes sacrés et un clergé héréditaire. Elle n’accepte pas de convertis : on naît yézidi.
Un Dieu et les Sept Êtres saints
Le yézidisme repose sur la croyance en un Dieu unique, le plus souvent appelé Xwede, seul créateur éternel de toute chose. Le yézidisme est résolument monothéiste, et l’unicité de Dieu est son principe central. Selon cette foi, Dieu créa le monde puis en confia la garde et le gouvernement à sept Êtres saints, souvent appelés les Sept Anges ou encore l’Heptade, considérés comme des émanations du divin, les instruments par lesquels Dieu gouverne le monde.
Le premier de ces Sept est Tawuse Melek, l’Ange Paon, chef des Êtres saints auquel Dieu donna autorité sur le monde. Les autres membres de l’Heptade sont associés à des figures saintes de l’histoire sacrée de cette foi, parmi lesquelles cheikh Adi et d’autres saints révérés tels que cheikh Shems. Dans la théologie yézidie, Dieu lui-même est entièrement transcendant et lointain ; c’est par les Sept Êtres saints, et surtout par Tawuse Melek, que le divin entre en relation avec le monde créé et en prend soin. Cette vision d’un Dieu unique agissant à travers un groupe sacré de sept êtres est l’un des traits distinctifs de cette foi.
Points essentiels
Le yézidisme est l’antique foi monothéiste des Kurdes yézidis.
Il a pour centre un Dieu unique, Xwede, créateur de toute chose.
Dieu confia le monde à sept Êtres saints, l’Heptade.
Leur chef est Tawuse Melek, l’Ange Paon.
Cette foi révère cheikh Adi et a pour centre le sanctuaire de Lalish.
C’est une religion ethnique qui n’accepte pas de convertis et se transmet par la tradition orale.
Repères
Nom : Yézidisme, également ézidisme, Sharfadin ou Dasni
Type : Religion ethnique monothéiste des Kurdes yézidis
Dieu : Un Dieu unique, le plus souvent appelé Xwede
Êtres saints : Les Sept, ou l’Heptade, émanations du divin
Premier Être saint : Tawuse Melek, l’Ange Paon
Saint révéré : Cheikh Adi ibn Musafir, du 12e siècle
Sanctuaire : Lalish, dans le nord de l’Irak
Textes sacrés : Une tradition orale d’hymnes, les qewls, en kurde
Appartenance : Uniquement par la naissance ; cette foi n’accepte pas de convertis
Plus grande fête : La fête de l’Assemblée, pèlerinage d’automne à Lalish
Tawuse Melek, l’Ange Paon
Après Dieu, la figure sacrée la plus aimée et la plus centrale du yézidisme est Tawuse Melek, l’Ange Paon, chef des Sept Êtres saints. Son nom signifie Ange Paon ou Roi Paon, et il est le chef de l’Heptade, l’être auquel Dieu confia autorité sur le monde. Sa place est si centrale que les Yézidis se nomment eux-mêmes Milete Tawuse Melek, nation ou peuple de l’Ange Paon. Il est honoré comme un être glorieux et bienveillant, instrument rayonnant de la sollicitude de Dieu pour la création.
Dans la croyance yézidie, Tawuse Melek est un être entièrement bon et saint, le premier des anges de Dieu, qui apporte au monde la bénédiction divine. Le paon, avec sa beauté chatoyante et multicolore, symbolise avec justesse sa gloire, et il est associé au renouveau, à la beauté et à la lumière divine. Face à une longue et douloureuse histoire d’incompréhension, il faut souligner que les Yézidis voient Tawuse Melek comme entièrement bienveillant, chef des archanges et jamais figure du mal. La vénération de l’Ange Paon comme chef des Êtres saints est au cœur même de la foi yézidie, et il est l’objet d’un amour et d’un respect très profonds.
Cheikh Adi et Lalish
Le saint le plus révéré du yézidisme est cheikh Adi ibn Musafir, homme saint du douzième siècle qui s’établit dans la vallée de Lalish et autour duquel se forma l’expression classique de cette foi. Cheikh Adi est honoré comme l’une des figures les plus saintes de la religion, étroitement associée au divin, et sa vie comme son enseignement sont centraux dans la tradition yézidie. Son tombeau à Lalish est le sanctuaire le plus sacré de cette foi, foyer de la dévotion et du pèlerinage yézidis.
La vallée sacrée de Lalish, dans les montagnes du nord de l’Irak, est le cœur spirituel du yézidisme, son lieu le plus saint sur terre. Chaque Yézidi espère y accomplir au moins un pèlerinage au cours de sa vie. Avec le tombeau de cheikh Adi en son centre, ses sources sacrées et les flèches coniques de ses sanctuaires, la vallée est la destination de la plus grande fête de cette foi, la fête de l’Assemblée en automne. Lalish est aux Yézidis ce que les sanctuaires les plus saints sont aux autres religions : le centre sacré vers lequel s’oriente toute la vie religieuse de la communauté, lieu d’une profonde sainteté et foyer de l’identité et de la dévotion yézidies.
La création et le cosmos sacré
Le récit yézidi de la création est l’un des plus beaux et des plus singuliers parmi les traditions religieuses de la région. Selon ce récit, Dieu exista d’abord seul et créa à partir de la lumière divine une perle blanche rayonnante, qui contenait en puissance toute la création. De cette perle primordiale émergèrent les Sept Êtres saints ; avec le temps, la perle s’ouvrit et l’univers matériel se forma, les cieux et la terre venant à l’existence par l’action des Êtres saints désignés par Dieu.
Le cosmos yézidi est imprégné de sacré. Cette foi considère les éléments du feu, de l’eau, de l’air et de la terre comme saints, et les Yézidis veillent à ne pas les souiller. Ils se tournent vers le soleil en priant, honorant la lumière comme signe du divin, pratique qui conduit parfois des observateurs extérieurs à les qualifier d’adorateurs du soleil, alors que leur culte s’adresse au Dieu unique dont le soleil reflète la lumière. Ce respect du monde naturel, de la lumière et des éléments sacrés donne au yézidisme un sentiment profond et durable de la sainteté de la création, cosmos tout entier habité par la présence et la sollicitude du divin.
Traditions sacrées et fêtes
Le yézidisme se transmet au fil des générations par une riche tradition orale plutôt que par une écriture sacrée unique, surtout à travers les hymnes sacrés appelés qewls, qui conservent la théologie, la cosmologie et l’histoire sacrée de cette foi. Ces hymnes sont récités et chantés par une catégorie particulière de récitants et musiciens religieux, les Qewwals, qui comptent parmi les principaux gardiens du patrimoine religieux. Cette foi est aussi structurée par un système de castes héréditaire de Cheikhs, de Pirs et de Murids, qui ordonne sa vie religieuse et préserve ses lignées sacrées.
L’année religieuse yézidie est rythmée par de grandes fêtes. La plus importante est la fête de l’Assemblée, Cejna Cemaiya, pèlerinage d’automne de sept jours à Lalish en l’honneur de cheikh Adi, moment de profonde cohésion communautaire. Une autre fête aimée est le Nouvel An yézidi, Carsema Sor, le Mercredi rouge du printemps, qui célèbre le jour où le monde fut paré de vie. Lors du Tawusgeran, les Qewwals portent en procession, parmi les communautés yézidies, les images sacrées de l’Ange Paon, les sinjaq. Par ces traditions, ces fêtes et ces observances sacrées, la foi se renouvelle et la communauté reste unie à travers les générations.
Une foi antique et ethnique
Le yézidisme figure parmi les plus anciennes religions vivantes du monde, et ses fidèles le considèrent comme l’une des toutes premières religions de la terre, bien plus ancienne que les calendriers des grandes religions abrahamiques. Les chercheurs font remonter ses racines à un ancien substrat religieux préislamique, voire prézoroastrien, du monde kurde et plus largement iranien, lié à la profonde tradition spirituelle indo-iranienne. Au fil des siècles, et surtout par les réformes associées à cheikh Adi à partir du douzième siècle, ce courant ancien prit sa forme yézidie classique, accueillant diverses influences tout en demeurant une foi profondément singulière.
Le yézidisme est aussi une religion ethnique, intimement liée à l’identité du peuple yézidi. On naît yézidi ; cette foi n’accepte pas de convertis, et l’appartenance est héritée. Pour préserver la communauté et ses lignées sacrées, les Yézidis pratiquent une stricte endogamie, se mariant au sein de leur religion et des castes appropriées. Ce lien profond entre religion et peuple est l’un des moyens par lesquels les Yézidis ont préservé leur identité distincte et leur antique foi au cours de longues périodes de pression, communauté dont la religion et l’existence même comme peuple sont indissociablement entrelacées.
Symbolisme et sens
Le yézidisme incarne une vision empreinte de beauté et de profondeur. Par sa croyance en un Dieu transcendant qui gouverne le monde à travers un groupe rayonnant d’Êtres saints, il offre une vision du divin à la fois infiniment élevé et intimement attentif. Par son respect de la lumière, des éléments sacrés et de la sainteté de la création, il exprime un sens profond du caractère sacré du monde. Et dans la figure de l’Ange Paon, glorieux, bienveillant et aimé, il propose l’une des plus belles images du messager divin parmi toutes les religions de la région.
Surtout, le yézidisme symbolise l’endurance et la profondeur spirituelle du peuple kurde. L’une des plus anciennes religions du monde kurde, préservée par une riche tradition orale et un clergé héréditaire malgré des siècles de persécution, elle témoigne de la résilience et de la créativité spirituelle des Yézidis. Sa vallée sacrée de Lalish, son Ange Paon bien-aimé et ses traditions durables témoignent tous d’une foi d’une beauté et d’une ténacité remarquables. Méditer sur le yézidisme, c’est méditer sur l’un des grands trésors spirituels du monde kurde et du patrimoine religieux de l’humanité.
Le yézidisme et les Kurdes
Le yézidisme occupe une place particulièrement honorable dans le patrimoine kurde : les Yézidis figurent parmi les plus anciennes communautés du monde kurde, et leur foi est l’une des plus anciennes religions autochtones des terres kurdes. Les Yézidis sont un peuple de langue kurde, leurs hymnes sacrés sont composés en kurde, et les autorités religieuses de la communauté affirment depuis longtemps leur identité kurde. Cette foi est donc profondément entrelacée avec la langue, la terre et l’identité kurdes, religion autochtone kurde d’une profonde antiquité.
Pour les Kurdes, dont le patrimoine spirituel est remarquablement riche et varié, le yézidisme représente l’une de leurs traditions religieuses les plus anciennes et les plus précieuses, une foi qui conserve les échos du plus ancien univers spirituel de la région. Les Yézidis ont subi de terribles souffrances et persécutions au fil des siècles, y compris à notre époque ; ils ont pourtant préservé leur foi, leurs traditions sacrées et leur identité distincte avec une ténacité extraordinaire. Honorer le yézidisme, c’est honorer la profondeur, l’ancienneté et la résilience du patrimoine spirituel kurde et reconnaître les Yézidis comme les gardiens de l’une des plus anciennes religions vivantes du monde.
Débats et idées reçues
Les Yézidis sont-ils des « adorateurs du diable » ? Absolument pas. C’est le plus cruel et le plus persistant des mensonges propagés à leur sujet, et il est entièrement faux. Les Yézidis adorent un Dieu unique et considèrent Tawuse Melek, l’Ange Paon, comme un être entièrement bon et saint, chef des anges de Dieu. Cette calomnie naquit de l’incompréhension, par des observateurs extérieurs, de cette foi et de la figure de l’Ange Paon ; elle a servi à justifier des siècles de persécutions effroyables. Elle doit être fermement rejetée : les Yézidis ne vénèrent ni même ne reconnaissent en l’Ange Paon une quelconque puissance maléfique ; il est pour eux un être de bonté pure, de lumière et de bénédiction, et cette foi ne connaît aucun culte du diable.
Le yézidisme est-il monothéiste ? Oui, résolument. Les Yézidis croient en un Dieu unique, Xwede, seul créateur de toute chose. Les Sept Êtres saints, dont l’Ange Paon, sont des émanations ou des instruments de ce Dieu unique, par lesquels il gouverne le monde, et non des dieux séparés. Certains récits populaires évoquent de manière approximative une triade divine composée de l’Ange Paon, de cheikh Adi et de Sultan Ezid ; dans la compréhension yézidie, ce sont toutefois des manifestations d’une seule réalité divine, et non des divinités distinctes. L’unicité de Dieu est fondamentale dans cette foi, qu’il convient de comprendre comme monothéiste.
Quel âge le yézidisme a-t-il réellement ? Les Yézidis eux-mêmes considèrent leur foi comme l’une des plus anciennes de la terre, d’une immense antiquité. Les chercheurs, tout en abordant la question historiquement, font bien remonter les racines du yézidisme à un ancien substrat religieux préislamique et prézoroastrien, sa forme classique se développant surtout à partir de l’époque de cheikh Adi au douzième siècle. Le plus juste est de dire que le yézidisme conserve des éléments très anciens dans une tradition religieuse qui prit sa forme classique au Moyen Âge, respectant à la fois le sentiment de profonde antiquité des fidèles et la compréhension historique du développement de cette foi.
Sujets connexes
Tawuse Melek : l’Ange Paon, chef des Sept Êtres saints
Les Sept Êtres saints : l’Heptade par laquelle Dieu gouverne le monde
Lalish : le sanctuaire au cœur de la foi yézidie
Cheikh Adi : le saint le plus révéré du yézidisme
Le mythe yézidi de la création : la perle et la formation du monde
Le système de castes yézidi : les Cheikhs, les Pirs et les Murids
Les Qewwals : les récitants et musiciens sacrés de cette foi
Carsema Sor : le Nouvel An yézidi, le Mercredi rouge du printemps
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le yézidisme ?
Le yézidisme est l’antique religion monothéiste du peuple kurde yézidi, qui vit principalement dans le nord de l’Irak et dans des communautés de Syrie, de Turquie et d’une diaspora mondiale. Il repose sur la croyance en un Dieu unique, Xwede, qui créa le monde et le confia à sept Êtres saints dirigés par l’Ange Paon, Tawuse Melek. Il révère le saint cheikh Adi, a pour centre le sanctuaire de Lalish et se transmet par une riche tradition orale d’hymnes sacrés.
Qui est Tawuse Melek ?
Tawuse Melek, l’Ange Paon, est le chef des Sept Êtres saints dans le yézidisme, l’être auquel Dieu confia autorité sur le monde. Figure sacrée la plus aimée de cette foi après Dieu, il est honoré comme un être entièrement bon et bienveillant, qui apporte la bénédiction divine à la création. Les Yézidis se nomment eux-mêmes peuple de Tawuse Melek. Dans la croyance yézidie, il n’est jamais une figure du mal, et l’affirmation contraire est un malentendu blessant.
Les Yézidis adorent-ils le diable ?
Non. C’est une idée fausse et profondément blessante qui a servi à justifier des siècles de persécution. Les Yézidis adorent un Dieu unique et considèrent l’Ange Paon, Tawuse Melek, comme un être entièrement bon et saint, chef des anges de Dieu. Cette foi ne connaît aucun culte du diable. La calomnie naquit de l’incompréhension de cette foi par des observateurs extérieurs ; elle doit être fermement et définitivement rejetée.
Le yézidisme est-il monothéiste ?
Oui. Les Yézidis croient en un Dieu unique, Xwede, seul créateur éternel de toute chose, et l’unicité de Dieu est le principe central de cette foi. Les Sept Êtres saints, dont l’Ange Paon, sont des émanations ou des instruments du Dieu unique, par lesquels il créa et gouverne le monde, et non des dieux séparés. Il convient de comprendre clairement le yézidisme comme une religion monothéiste.
Qu’est-ce que Lalish ?
Lalish est le sanctuaire le plus saint de la foi yézidie, vallée sacrée dans les montagnes du nord de l’Irak. En son centre se trouve le tombeau de cheikh Adi, saint le plus révéré de cette religion, aux côtés de sources sacrées et des flèches coniques caractéristiques des sanctuaires. Lalish est la destination de la plus grande fête de cette foi, la fête de l’Assemblée en automne, et chaque Yézidi espère y accomplir au moins un pèlerinage dans sa vie.
Peut-on se convertir au yézidisme ?
Non. Le yézidisme est une religion ethnique, et il faut être né yézidi pour y appartenir ; il n’accepte pas de convertis. Pour préserver leur communauté et leurs lignées sacrées, les Yézidis pratiquent aussi une stricte endogamie, se mariant au sein de leur religion. Ce lien étroit entre religion et peuple est l’un des moyens par lesquels ils ont préservé leur identité distincte et leur antique foi au cours de longs siècles de pression et de persécution.
Références et lectures complémentaires
Yazidism (Yézidisme) — Wikipédia
Yazidism (Yézidisme) — World History Encyclopedia
Yazidi (Yézidis) — Encyclopaedia Britannica
Yazidis i. General (Yézidis, I : généralités) — Encyclopaedia Iranica
Yazidi Religion, People and Beliefs (Religion, peuple et croyances yézidis) — Study.com
Yezidi Religious Tradition (La tradition religieuse yézidie) — YezidiTruth.org
Who are the Yazidis? (Qui sont les Yézidis ?) — National Geographic
Lalish and the Yazidi Faith (Lalish et la foi yézidie) — Yazidi Cultural Heritage
